Dernière rando de la saison à Vieu d’Izenave 25/06/15

On passera au Quart d’Amont, drôle de nom qui n’est pas le masculin de cardamome, mais quart veut dire coin, quartier, et l’amont c’est le mont, donc le quart d’amont est le quartier du haut, on trouve aussi en Bresse un quart d’aval.

Le 25 juin 1678, Louis XIV régnait alors en France, Elena Cornaro Piscopia née à Venise en 1646, est la première femme au monde à soutenir une thèse et à recevoir un diplôme universitaire de docteur en philosophie.

Egalement mathématicienne, Elena était la cinquième des sept enfants de Giovan Battista Cornaro et de Zanetta Boni. Son père, qui appartenait à l'une des plus importantes familles vénitiennes, était procurateur de la basilique Saint-Marc, Il eut avec Zanetta, une femme de très humble origine, une longue relation au cours de laquelle naquirent leurs 7 enfants : tous légitimés à leur naissance, mais le couple ne se maria qu'en 1654.

Le grand-père maternel de Giovan Battista, avait été comme scientifique un des amis de Galilée, son père, Girolamo, érudit en physique, avait constitué une grande bibliothèque ainsi qu'une collection de peintures et d'instruments scientifiques, Elena avait ainsi dès son plus jeune âge baigné dans la culture.

Établie à Padoue, elle mourut à trente-huit ans seulement. Elle avait ordonné que tous ses manuscrits soient détruits, et le peu qu'il en restait, consistant en discours et argumentations morales et religieuses, avec quelques poèmes, fut publié à titre posthume:

Un cratère de 26 km de diamètre sur Vénus porte son nom

A l’université de Padoue, sa mémoire est rappelée par une statue.

Le 25 juin est aussi en 1903 le jour de naissance de Pierre Brossolette, résistant qui vient d’être panthéonisé.

Le 25 juin encore, est le jour du concombre dans le calendrier républicain, à propos de concombre, ça rappelle à l’auteur une aventure de Jacquouille :

C’était il n’y a pas très longtemps, Jacquouille rentre à la pâtisserie Debruyère

- Bonjour Madame, vous avez de la glace au concombre ?

- Non !

Il revient le lendemain :

- Bonjour Madame, vous avez de la glace au concombre ?

- Non !

Il revient le surlendemain :

- Bonjour Madame, vous avez de la glace au concombre ?

- Non !

Deux semaines plus tard, un peu agacée, mais quand même commerçante, Mme Debruyère demande à son mari de fabriquer de la glace au concombre se disant que, peut-être, ce serait un bon filon. Et comme tous les jours, Jacquouille se rend à la pâtisserie :

- Bonjour Madame, vous avez de la glace au concombre ?

- Oui !

Et Jacquouille répond :

- C’est pas bon, hein…


Petit Abergement 18/06/15

En 2009, le Président de l’ Association de protection de la montagne a rencontré le Maire du Petit Abergement au sujet du démontage du téléski des Loges. Cette rencontre a porté ses fruits : l’opération de démontage a été effectuée en 2012 !
Les années 1960 ont vu naître les stations de sport d’hiver de troisième génération, c’est-à-dire les « stations-villages », notamment dans le Jura.

Le Petit Abergement, village du Valromey de 250 habitants, dans le Bugey, au sud du massif du Jura, s’est lancé dans l’aventure en 1964. L’installation comprenait deux pistes, l’une de 1240 mètres assez longue et facile pour une dénivellation de 184 mètres, l’autre de 317 mètres courte et plus difficile pour un dénivelé de 60 mètres. L’ensemble comprenait 16 pylônes.

Un projet existait même de liaison avec les pistes d’Hauteville.
Dans les bonnes années, la station attirait 300 skieurs/jour les week-ends et pendant les vacances d’hiver. Depuis la fin des années 1970, les conditions d’enneigement ont beaucoup évolué : moins de neige, moins longtemps, caractère discontinu de l’enneigement, limite pluie/neige plus haute, hausse des températures moyennes ... et même quelques années sans neige. Dans le même temps, les exigences des clients ont évolué, de nouvelles pratiques sont apparues et les normes de sécurité ont augmenté.

Dès les années 1990, la question de la pérennité de la station s’est posée à la commune. Puis est venue la date de la révision trentenaire obligatoire, entraînant pour les stations une dépense très élevée, ce qui a conduit le Conseil municipal à décider de stopper le fonctionnement de la station, comme cela a été fait à Cormoranche. Puis, en 2012, le démontage des installations obsolètes s’est effectué avec l’aide des services techniques d’Hauteville-Lompnes, ce qui a rendu au paysage son intégrité.

Le chroniqueur y a skié avec ses 2 fils, il y a fait ses premiers essais de monoski et de surf, renonçant rapidement au surf du fait de difficultés (déjà) à se relever sans bâtons, il possède encore une carteoù toutes les remontées n’ont pas été utilisées, et envisage sérieusement d’en demander le remboursement au Petit Abergement, avec des intérêts compensatoires, car le Petit Abergement est une commune riche, en tout cas de renommée, grâce à Corinne Niogret championne olympique de biathlon, native du village, qui fut l’élève d’André.

Autre personnalité, non pas du Petit Abergement, mais du jour, 18 juin, évidemment le général de Gaulle qui a lancé son appel à la poursuite du combat contre l’Allemagne le 18 juin 1940.

Arrivé à Londres la veille avec l’intention de négocier avec les Britanniques alliés de la France la poursuite de la guerre, il rencontre le Premier ministre Winston Churchill, lui expose son projet de maintenir la France dans le combat même en cas de capitulation du gouvernement installé à Bordeaux. Il émet le souhait de pouvoir s'exprimer à la radio dès que la nouvelle de la capitulation tombera. Churchill donne son accord de principe et met à disposition la BBC.

Dans la soirée du 17, l'écho du discours du maréchal Pétain nouveau chef du gouvernement français, parvient à Londres. Ce dernier annonce son intention de demander à l'ennemi la signature d'un armistice, Churchill et de Gaulle conviennent dès lors que le second s'exprimera dès le lendemain sur les ondes.

De Gaulle lit son discours sur les antennes de la BBC à 18 heures, heure locale, discours annoncé dans le programme de la BBC à 20h15 et diffusé à 22h.

S'adressant aux soldats français, ce message d'espoir se termine par un appel à la « résistance », dont la flamme « ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas », faisant entrer le terme dans le vocabulaire politique.

Ce discours lui vaudra une condamnation à mort prononcée par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le 2 août 1940, on connait la suite.

Montreal 11/06/15

Issu d'une importante et ancienne famille de Montréal-la-Cluse existant dès 1303, Joseph Bernard Delilia de Croze, né le 6 septembre 1739, décédé le 16 août 1804, participe à la rédaction du cahier de doléances de sa commune, l'un des plus violents de la province, il décrit l’injustice des impôts, dénonce l’arbitraire et le favoritisme et propose les moyens de supprimer ces privilèges. La réputation de réformateur de Delilia de Croze lui vaut d'être élu député du Tiers État à l'Assemblée constituante de 1789 où il remplit consciencieusement sa mission. On pense qu’il a fréquenté à Paris le club des Jacobins.

Il fut ensuite maire de Montréal-la-Cluse, procureur-syndic du district de Nantua et agent national.

Jusqu'à sa mort il restera attaché à ses profondes convictions républicaines et anti-religieuses. Sa dernière provocation visant le curé et son vieil ennemi Louis-Archambaud de Douglas fut de se faire enterrer au son du tambour et de la marseillaise, inhumé debout avec ses chiens dans un mausolée hors de la terre bénite du cimetière sur sa propriété de Croze.

Un mausolée est un monument funéraire de grandes dimensions. Il doit son nom au satrape Mausole, gouverneur de la province de Carie en Asie Mineure qui s'était fait construire un tombeau monumental le mausolée d’Halicarnasse une des 7 merveilles du monde.

Un mausolée contient le corps du défunt, contrairement au cénotaphe vide de corps.

Il y en a 83 000 sur terre.

Personnalité ce Délilia, à propos de personnalité, il en est une autre importante, voisine, mise en lumière après demain samedi 13 juin à St Martin : Sébastien Castellion dont on célébrera le 500 ième anniversaire de la naissance, début des festivités à 10h15, des conférences, déjeuner le midi, banquet le soir, pauses musicales, et pour couronner le tout un spectacle son et lumière à 22h30.

Après cette parenthèse pour cet homme d’exception, revenons à Montréal :

Une autre particularité de Montréal est la vierge de La Couille, pas très joli comme nom,

pourtant ce nom figure en bonne place à 2 reprises dans le livre des richesses touristiques et archéologiques du canton de Nantua, le chroniqueur n’en a pas trouvé confirmation ailleurs,

elle fut érigée après la guerre de 1870, la tradition rapporte que ce sont les aînés du village qui la portèrent à l’épaule

Peut-être n’est-ce qu’une coquille typographique, ce nom, on emploie aussi le terme de couille pour désigner une erreur, et de coquille à couille, ce n’est encore qu’une histoire de Q, l’une en étant munie, et pas l’autre, de même que : qui se moque sans Q fait la moue.

Montréal qui signifie Mont Royal, et le Q évoquent le Québec, Robert Charlebois dans une de ses chansons dit qu’au Québec, tout commence par un Q, tout finit par un bec, on boucle en France avec une des favorites royales Mme du Barry, pour elle c’était l’inverse de ce que chante Charlebois puisque née Bécu , commençant par un bec, finissant par un Q,

sachant qu’au Québec encore, un bec désigne un baiser, on retrouve l’ordre plus naturel des choses, les choses désignant aussi chez nous ce que vous savez, la boucle est donc bouclée autour de la vierge de Montréal, et sans mettre les points sur les i, une vierge qui le perd,… le i, devient une…

Et puisqu’on parlait de Charlebois, le chroniqueur a revisité les paroles d’une de ses très belles chansons, beau poème d’amour à sa ville, qu’il vous invite à réécouter chez vous sur YouTube ; Je reviendrai à Montréal.

Venez marcher à Montréal

C’est pas au Québec c’est dans l’Ain

On peut y trouver son régal

Au départ des nombreux chemins

Qui nous conduisent au Landeyron

Avec son voile et ses cascades

Tout en passant à Pont Buisson

Il y a de superbes balades

Que ce soit l’été, le printemps

Ou l’automne et sa belle lumière

On peut marcher par tous les temps

Même en raquettes des fois l’hiver

Venez marcher à Montréal

Ecouter le vent de la terre

Qui parfois court comme un cheval

Soufflant et écumant très fier

Par le mausolée Delilia

Ou encore à la Croix-Chalon

En direction d’Géovreissiat

En face se dresse royal le mont

On passera au bois du Ban

Et au point d’vue de Beauregard

En suivant les jalons rubans

Ou laissant le choix au hasard

Venez marcher à Montréal

Orindis, Sénoches autrefois

Venez marcher à Montréal

En marche il n’y a ni gueux ni rois

En marche il n’y a ni gueux ni rois.

Rando  de Vaux en Bugey  28/05/15
En 1904 ou 1906, on ne sait pas bien, 2 quidams dont on ne sait pas grand-chose, mais quand même leurs noms, Mr Brégi et Mr Préagniez, peut-être l’étaient-ils ( prêts à nier….leur découverte), débarquent du Nord de la France, mandatés par on ne sait qui, sur une idée d’on ne sait qui non plus, toujours est-il que les sieurs Préagniez et Brégi, dont on ne sait pas non plus si ils étaient scieurs … de bois,  venaient en Bugey pour chercher du charbon, de la lignite ou du sel, ils effectuèrent des forages et trouvèrent du gaz. On sait aussi qu’ils abandonnèrent leur entreprise en 1908 et on ne sait plus rien d’eux deux, et plus rien non plus quant au gaz de Vaux Fevroux jusqu’en 1920, jusqu’à ce que la Société d’études et de  recherches pétrolifères effectue à nouveau 5 sondages dont 2 se révélèrent productifs, on parlait même d’un gisement exceptionnel, et on envisageait d’alimenter Lyon par cette source  considérée inépuisable. Ce gisement fut le premier à avoir été exploité en France.
Dans la réalité des faits, il y eut 2 utilisateurs importants : la ville d’Ambérieu, et la compagnie St Gobain qui construisit l’usine de flaconnage de Lagnieu en 1924.
Hélas, les espoirs furent déçus, le débit s’avéra bientôt  insuffisant et il fallut renoncer à cette exploitation qui dura malgré tout jusqu’en 1961.
En 1988, Elf-Aquitaine a effectué des travaux d’étude à Vaux Fevroux et dans un secteur proche, on ne sait rien des résultats qui demeurent confidentiels, mais on sait que le sous-sol recèle du gaz de schiste. (comme le chante Dutronc : on nous cache tout on nous dit rien…)
La maison d’où est partie la moyenne rando est appelée le Laboratoire, on peut encore y voir la paillasse carrelée qui servait aux chercheurs de la Compagnie du gaz, et la pompe d’arrivée du gaz. (une paillasse dans un laboratoire, c’est en fait un plan de travail.
 
Le curé Grumet de Vaux-en-Bugey rapporte dans son registre paroissial, un évènement « miraculeux » survenu le 7 avril 1760 à Montferrand, hameau de Torcieu : le fils de Joseph Rigolet et Simone Billon Bontems, mort né est enterré près de la chapelle de Nièvre. Le soir de son enterrement Étienne Prévôt pense entendre une voix issue du sol. Le jour de Pâques (deux jours après), Benoît Duport entend également le même type de son. La population décide alors d'exhumer l'enfant. Le curé Grumet écrit :
« Plus de cent personnes virent qu’il ouvrit l’œil gauche, le tint ouvert près d’un quart d’heure et le referma. Il remua les doigts de la main droite. On vit encore couler abondamment des gouttes de sueur de son visage ».
 
Et à propos de Vaux et de prévôt : A Vaux, bourg bâti sur les plans de Vauban comme beaucoup de bourgs médiévaux, le cerveau un peu volatil en sortant d’un caveau, pendant que sa Volvo était au Lavomatic,  le prévôt de  Vaux, volontairement provocateur, invoquant son élection par les votes, après avoir vomi dans le caniveau vocalisa :
Un mien veau vaut mieux que vos vieux chevaux ! et mon avis de prévôt prévaut sur vos avis de vautours charognards! Ce qui équivaut à une déclaration de guerre !
Ce à quoi, ses rivaux, vociférant, lui rappelèrent l’arrêt des travaux du passage à niveau durant les mois estivaux, lui conseillèrent de prendre du vogalène anti-vomitif, affirmèrent que son chien était un voleur de godiveaux et aussi des volailles de la ravaudeuse pendant qu’elle marivaudait voluptueusement,  que son fils cultivait clandestinement des pavots, dissimulés derrière des volubilis, ils l’accusèrent par le truchement de leur avocat de galvauder ses fonctions d’élu, et appelèrent à la Révolution pour le révoquer comme pivot des lois afin qu’il y ait du renouveau dans l’écheveau de la Politique de Vaux
Eh ben bravo l’ambiance à Vaux, malgré les ex-voto de la chapelle de Nièvre, et vogue le navire !


Rando Lyon 21/05/2015
Lugdunum est le nom gallo-romain d'origine celtique de l'actuelle ville de Lyon, fondée officiellement en 43 av JC  par Lucius Munatius Plancus, capitale des Gaules à partir de 27 av. J.-C.
Cependant, le site est occupé de façon antérieure et continue depuis le VIe siècle av. J.-C, soit bien avant l'arrivée des Romains qui établissent leur colonie au sommet de la colline de Fourvière, mais la cité va largement déborder du site initial et occuper les pentes de la colline de la Croix-Rousse et la Presqu'île  actuelle.
150, c'est le nombre de toilettes publiques que compte la Capitale des Gaules. Avec ses 484 344 habitants en 2010 - soit un sanitaire pour 3 228 Lyonnais - Lyon se place donc parmi les bons élèves en France, devançant largement Marseille, 850 000 habitants et 4 toilettes publiques, Lille ou Strasbourg, équipée d'une vingtaine de toilettes, et juste derrière Paris et ses 400 sanisettes, mais ça reste quand même un problème pour les groupes. 
 
 
Depuis le pont de la Guillotière, point de départ de la rando, on peut voir l’Hôtel-Dieu, l'un des plus grands bâtiments de la presqu'île, premier hôpital lyonnais attesté dès 1184, centre hospitalo-universitaire dépendant des   Hospices Civils de Lyon jusqu’en octobre 2010.
En 2007, il a été décidé de transférer ses services dans d'autres établissements afin de pouvoir vendre le bâtiment et son site exceptionnels.
Il sera reconverti partiellement en hôtel de luxe  dont l’entrée se fera par le dôme central,  magnifique salle où l’auteur de la chronique a vu plusieurs expositions d’art. Les rez-de-chaussée seront destinés aux activités commerciales, comme prévu jadis sur les plans de Soufflot, architecte du Panthéon de Paris, le reste du site sera occupé par des activités tertiaires et un centre de conventions.    
Près d’un hectare de cours et jardins réaménagés invitera chacun à flâner dans un véritable havre de paix au cœur même de la ville.
Les visiteurs pourront découvrir un lieu, dynamique et attractif, riche d’une grande diversité d’usages : des restaurants, des boutiques, des bureaux, des logements, l’hôtel 5***** de 143 chambres, un centre de convention et la Cité de la Gastronomie.
 
L'Hôtel-Dieu renfermait également le musée des hospices civils de Lyon, témoin de son riche passé. Il a fermé définitivement fin décembre 2010, il y a dans les cartons un projet d'un grand musée médical et anatomique, qui pourrait rassembler de nombreuses collections lyonnaises d'un immense intérêt historique : cette réunion pourrait devenir l'un des plus grands musées médicaux de France
 
Au quartier de La Mouche, maintenant appelé Gerland, juste avant le musée des Confluences, on fabriquait autrefois des bateaux qui furent utilisés pour le tourisme, qui ont connu et connaissent toujours un grand essor à Paris, ce sont les bateaux-mouches qui doivent leur nom à ce quartier de La Mouche.
5 de  ces bateaux  circulaient à Lyon en 1863 entre la Mulatière et l’ile Barbe, 2 millions de passagers par an.
Un naufrage en 1864 coûta la vie à 32 passagers, 18 personnes furent rescapées, surtout des dames sauvées par  leurs crinolines qui faisaient office de bouées.
En 1867, lors de l’Exposition Universelle à Paris, une entreprise similaire fut créée à Paris avec le succès  que l’on connait, 30 bateaux furent fabriqués à La Mouche et acheminés à Paris via la Saône et les canaux intérieurs.
En 1871, 4 millions de voyageurs étaient véhiculés sur la Saône, des entreprises concurrentes voient le jour ; les guêpes, et les abeilles.
La compagnie des bateaux omnibus Mouche est rachetée par la compagnie lyonnaise des tramways, mais cette dernière ne s’intéressant pas aux transports fluviaux, la fréquentation périclite, et le trafic est définitivement arrêté en 1913,  pour  retrouver de nos jours une nouvelle jeunesse, et même un service de vaporetto entre le musée des Confluences et St Jean vient d’être institué à nouveau.
 
Le Musée des Confluences, ouvert en décembre dernier, en l'absence remarquée du président de la République, du Premier ministre et de la ministre de la Culture est composé de trois ensembles appelés « Socle », « Cristal » et « Nuage » :
le socle en béton regroupe les espaces d'accueil et de restauration, ainsi que les espaces techniques ;
le cristal, essentiellement vitré, est composé d'une librairie et d'un centre documentaire ;
le nuage est l'espace des expositions permanentes et temporaires.
Il mesure 190 mètres de long, sur 90 de large et 41 mètres de haut  
En 2003, un premier permis de construire est délivré, en mai 2005, le boulodrôme qui était sur le terrain du musée est détruit,  mais les promoteurs découvrent un peu tard que le site, alluvial, est instable et inondable, et situé trop près de l'autoroute A7, les travaux de renforcement coutèrent 6 millions d'euros et un premier retard, le coût total s'élèvera finalement à 330 millions d'euros, soit plus de 5 fois le coût initial prévu.
Coût faramineux également pour l’hôtel de région.
 
La cathédrale St Jean, ou primatiale St Jean, 79m de longueur, 26 de largeur et 32 de hauteur, primatiale du fait que l’archevêque a le titre de primat des Gaules, a vu sa construction débuter en 1175 pour être achevée 305 ans plus tard. Elle possède une horloge astronomique du 14 ième siècle, vandalisée en 2013.
 
Quelques  itinéraires raides et peu nombreux permettent de monter à Fourvière, pour notre part, nous empruntons la montée des Chazeaux encore appelée Tire-Cul comportant 239 marches, puis les jardins du Rosaire, ou moins fatigant le funiculaire St Jean-Fourvière, l’un des 2 subsistants à Lyon, l’autre reliant St Jean à St Just. Le tout premier funiculaire urbain au monde permettait d’accèder à la Croix Rousse depuis la rue Terme dans les bas quartiers.
Ces funiculaires sont familièrement appelés Ficelle à Lyon qui en a compté 5, 2 desservant la Croix-Rousse et 3 Fourvière.
Fourvière surnommée la "montagne mystique" par Jules Michelet est le plus ancien lieu d'occupation de Lyon.
 Le parvis de la basilique est l'endroit où se dressait le Vieux-Forum de la Cité Forum Vetus, ce monument donna progressivement le nom de Fourvière au quartier. Une partie du forum s'écroule au IXe siècle à la suite d'un glissement de terrain. L'actuelle basilique est bâtie sur cet ancien forum, cœur de la cité romaine.
D'autres effondrements ont eu lieu plus récemment, dont le plus tragique, celui de la rue Tramassac qui a fait près de 40 morts en 1930 causé par les eaux d'infiltration. En effet, une croyance populaire parle de l'existence d'un véritable lac souterrain dans la colline.
La basilique domine Lyon, son architecture est de style néo-byzantin ou romano-byzantin.
Elle donne à Lyon son statut de ville mariale.
La basilique a servi de modèle pour l'Église Notre-Dame des Victoires, située dans le quartier français de San Francisco, reconstruite en 1908 après le grand tremblement de terre.
 
En 1870, l’armée prussienne est aux portes de Lyon, Monseigneur Ginoulhiac fait le vœu au nom de la ville d’élever un monument à la vierge Marie si la ville est épargnée, la prière ayant été exaucée, l’architecte Pierre Bossan est chargé de construire une église majestueuse, il fallut  douze ans pour réaliser le gros œuvre de la basilique de 1872 à 1884 . Cependant, il faudra attendre 1964 pour que l'intérieur de la basilique soit achevé, avec ses mosaïques, ses sculptures et ses vitraux.
En 1897, la nouvelle église est érigée en basilique par un bref du Pape Léon XIII.
Le site accueille depuis 1982 les antennes de Radio Fourvière devenue depuis RCF Lyon.
Les Petits Chanteurs de Saint-Marc  chœur d'enfants de 9 à 15 ans (une soixantaine), tous scolarisés au collège Saint-Marc forment la Maîtrise de la Basilique de Notre Dame de Fourvière depuis 1995. À ce titre, ils animent régulièrement les offices du sanctuaire.
Ils ont acquis une certaine notoriété depuis leur contribution vocale au film de Christophe Barratier Les Choristes en 2004.
L’auteur de la chronique peut ajouter que lors d’une de ses visites alors que la messe était célébrée, la soliste des Petits chanteurs faisait entendre une voix d’ange, qui envoûtait, et il serait volontiers resté pour l’écouter, mais d’autres occupations l’appelaient.
Chaque année  au moment de Noël, une très belle crèche est installée dans la crypte, chaque fois d’une origine du monde différente.
 
De Fourvière, vue impressionnante et majestueuse sur la ville :
L'hôtel de ville, un des plus imposants bâtiments historiques de la ville, se situe entre la place des Terreaux et la place de la Comédie où il fait face à l'Opéra.
 
Autrefois, avant l’emplacement actuel de l’opéra de Lyon se dressait le théâtre du quartier Saint-Clair réalisé de 1753 à 1756 par l’architecte Jacques-Germain Soufflot.
Inauguré le 30 août 1756, il est détruit en 1826 par un incendie et reconstruit en 1831.
En 1986 un concours est organisé, pour le remettre aux normes, l’heureux élu est l’architecte Jean Nouvel lauréat du prix Pritzker, l’équivalent du prix Nobel pour l’architecture, auteur entre autres réalisations de l’Institut du Monde Arabe, et du musée du Quai Branly à Paris.
Le nouvel opéra dit Opéra Nouvel se compose de 18 étages dont les 5 premiers sont creusés dans le sol et les 5 derniers se situent dans la verrière dont le sommet se trouve à 42 m du sol.  
L'extérieur du bâtiment fut initialement très critiqué, notamment à cause de la verrière au sommet du bâtiment (occupée principalement par des studios de danse). Il fait désormais partie du paysage urbain et semble bien accepté par les Lyonnais. L'intérieur du bâtiment est souvent jugé comme souffrant de graves défauts : le caractère très sombre d'une salle presque entièrement noire s'accompagne d'accès à la salle étroits et froids ; au fil des six balcons que comporte la grande salle, de très nombreuses places souffrent d'une visibilité réduite, en partie due au choix de partir d'un bâtiment existant trop petit pour les besoins modernes. L'espace entre les rangs, trop restreint, impose au spectateur une position difficilement supportable pendant toute la durée des très longs spectacles
La capacité limitée (1 100 places) de la salle pose également des problèmes dans une ville de l'importance de Lyon.
 
Le musée des Beaux-Arts ou Palais St Pierre est installé dans une ancienne abbaye bénédictine, fondée avant le IXeme siècle et disparue sous la Révolution et  réservée aux jeunes filles de haute noblesse.   
A la fin du XIXeme siècle, le jardin fut  aménagé en musée de sculpture en plein air.
Ouvert au public depuis 1803 et entièrement rénové en 1998, le musée des Beaux-Arts de Lyon propose l'une des plus importantes collections d'oeuvres d'art d'Europe avec
cinq départements et 70 salles répartis sur plus de 7.000 m².
 
Fontaine des Terreaux : La ville de Bordeaux décide, en avril 1857, de faire réaliser une fontaine pour la place des Quinconces, elle lance un concours dont le lauréat est un jeune sculpteur de 23 ans, Frédéric Bartholdi, qui présente une œuvre  inspirée du bassin d'Apollon à Versailles,  cependant, le Conseil Municipal de Bordeaux ne donne pas suite à son projet.
30 ans plus tard, après l'inauguration dans le port de New-York de la statue de la "Liberté éclairant le Monde", du même Batholdi, aussi auteur du lion de Belfort et de nombreuses statues notamment dans sa ville de Colmar, le maire de Bordeaux reprend contact avec lui pour relancer le projet.
Bartholdi termine alors sa fontaine du "char triomphal de la Garonne", et la fait réaliser en 1888 par la société Gaget & Gauthier, qui a travaillé avec lui sur la statue de la Liberté. La fontaine est présentée à l'Exposition universelle de Paris en 1889.
Le maire de Lyon est séduit par l'œuvre et décide de l'acheter (le prix était fixé à 150 000 francs). Le Conseil Municipal de Lyon donne son accord en juillet 1890, mais pour un prix de 100 000 francs. Bartholdi est déçu par le prix, mais vient tout de même à Lyon en automne de la même année, écarte plusieurs sites qui ne lui conviennent pas, puis accepte celui de la place des Terreaux. La fontaine y est installée face à l'Hôtel de Ville à la suite de la décision du Conseil Municipal de mars 1891, et son inauguration a lieu en septembre 1892.
En 1992, la municipalité décide de réaménager l'espace à la suite de la construction d'un parc de stationnement sous la place. La fontaine est déplacée en 1994 face au Musée des Beaux Arts.   Le 29 septembre 1995, la fontaine Bartholdi est classée monument historique et inaugurée une seconde fois.
Elle représente la Garonne et ses 4 affluents, ce qui est un peu paradoxal dans la cité des 3 fleuves : Rhône, Saône et Beaujolais.
 
C’est dans le quartier des Terreaux que la papillote a été inventée :
Elle doit son origine à une histoire d’amour qui s’est déroulée à Lyon dans les années 1790.
A cette époque, le sieur Papillot, confiseur de son état, tenait boutique rue du Bât
d’Argent dans le quartier des Terreaux. Cet homme de biens, que le sucre et ses dérivés
avaient enrichi, employait un jeune homme qui s’était épris d’une jeune et belle fille. En
bon commerçant, le sieur Papillot constata la disparition suspecte de ses chocolats. Il
surprit en flagrant délit son jeune apprenti subtilisant quelques douceurs dans le stock
patronal pour les envelopper de billets doux et messages enflammés de sa composition qu’il
glissait à sa belle pour gagner ses faveurs. Sans autre forme de procès qu’une bonne
friction d’oreilles, Papillot jeta sur le pavé son employé.
L’histoire ne dit pas si le jeune commis convola en juste noces avec sa belle, mais en commerçant avisé, après avoir renvoyé le joli cœur, Papillot conserva l’idée en remplaçant
les déclarations d’amour par des histoires drôles et des rébus.
 
En 1790 à Lyon Terreaux,
Rue du Bât d’Argent, la confiserie Papillot.
Un commis amoureux d’une jeune lyonnaise
Dans le stock du patron, en prenait à son aise,
Dérobant chocolats et plein d’autres douceurs
Pour les offrir galant, à la jeune fille en fleur,
Enrobés d’billets doux, de messages enflammés.
Soupçonnant le commis, Papillot alarmé,
Le prit la main dans l’sac et le mit à la porte.
Mais l’idée des papiers entourant de la sorte,
Les bonbons, chocolats, ne lui parut pas sotte,
Il y mit des rébus, des blagues rigolotes,
C’est comme ça que naquit à Lyon la papillote.
 
 
La place Bellecour ou place Louis-le-Grand est la plus grande place de Lyon (62 000 m2) et la troisième plus grande place de France après celle des Quinquonces à Bordeaux (126 000 m2) et la place de la Concorde à Paris (86 400 m2).
En forme de trapèze, elle est plus grande que  la place Rouge à Moscou.
C'est également la plus grande place piétonne d'Europe, les places précédemment citées pouvant accueillir des véhicules, au contraire de la place Bellecour.
En son centre se trouve une statue équestre de Louis XIV, une autre statue, représentant le Petit Prince et son auteur Antoine de St Exupéry est située à l'extrémité ouest de la place.
 
La silhouette de Saint-Nizier est particulière avec ses deux flèches asymétriques. L'église est principalement bâtie dans le style gothique flamboyant,  la plus grande partie de l'édifice actuel date du XVe siècle.
 
 
Au quartier de la Part-Dieu qui doit son nom au fait qu’il était épargné lors des crues du Rhône, où certains ont pu voir une intervention divine, La Tour Part-Dieu   (anciennement Tour du Crédit lyonnais) ou "crayon", est un gratte-ciel de bureaux de 165m de hauteur, construit entre 1972 et 1977 comportant  42 étages, dont les sept derniers abritent le plus haut hôtel d'Europe.
Selon les souhaits de l'architecte, le sommet de cette tour se situe sensiblement à la même hauteur que la basilique Notre-Dame de Fourvière.
À sa livraison en 1977, il s'agissait du 4e plus haut bâtiment de France et le 10e actuellement. 
 
A la Part Dieu, toujours, la tour en construction est la tour Incity, tour haute qualité environnementale de 39 étages, 200m de hauteur, 90 000 tonnes, dont la livraison est prévue pour la fin de cette année 2015, elle deviendra la 3 ième tour la plus haute de France.
 
La tour de Fourvière est une tour à structure métallique d'une taille de 85,90 m et pesant
210 tonnes dont l'architecture est relativement semblable à celle du troisième étage de la Tour Eiffel. Certains Lyonnais la surnomment "la Tour Eiffel", et une rumeur assez répandue à Lyon en attribue la paternité à Gustave Eiffel, alors qu'elle n'a aucune parenté avec celui-ci.
Elle fut construite de 1892 à 1894, pour un montant de 300 000 francs-or.
Elle est ancrée dans 7 200 tonnes de maçonnerie, et se compose de 2100 fermes métalliques. Sa plate-forme supérieure accessible au public mesure 7 m × 7 m.
Elle est construite  à l'altitude de 291 m.
Une rumeur prétend que sa construction a été soutenue par la municipalité afin d'ériger sur la colline de Fourvière un monument républicain qui s'oppose à la basilique  qui venait juste d'être construite, culminant sur le point le plus haut de Lyon. Cette idée,  n'est pourtant corroborée par aucun élément ou article de presse d'époque. Au contraire, le 8 décembre, sa lanterne s'illuminait pour fêter la fête traditionnelle des illuminations de Lyon en faveur de la vierge Notre-Dame de Fourvière.
Construite à l'occasion de l'Exposition universelle de Lyon, elle est ouverte au public le 3 mai 1894. Le restaurant GAY est alors situé au rez-de-chaussée et un ascenseur hydraulique  pouvait emmener 22 personnes sur le belvédère à l'étage pour 1 franc.  
Un observatoire était installé 80 m plus haut.
 
Le Parc des Hauteurs relie notamment les abords de la basilique  au cimetière de Loyasse.
L'un des ouvrages d'art les plus importants est la passerelle des Quatre-Vents, viaduc qui permettait autrefois aux tramways de transporter les voyageurs et les cercueils entre l'ancien terminus de la ficelle de Saint-Paul (aujourd'hui désaffectée) et le cimetière.
 
Le cimetière de Loyasse permet d'avoir une très belle vue sur le centre de Lyon, il offre surtout une panoplie de styles impressionnante.
Les tombes qui y sont édifiées ont suivi les modes architecturales de leur époque et les particularités de ceux qui y reposent. On y rencontre quelques tombes des premiers temps en forme de sarcophages, de simples tombeaux avec gisants, des effigies et des bustes d'artistes locaux, des monuments de style art déco, néo classiques ou néo gothiques dont certains sont magnifiques et encore en excellent état.
Nombreux sont les effigies et les bustes représentant des artistes locaux, peintres, architectes... et des personnalités, les maires de Lyon par exemple avec les portraits d'Antoine Gailleton ou d'Édouard Herriot près de l'entrée du cimetière.
On y découvre aussi au hasard des allées, des monuments en forme de pyramide, celui d'Anthelme, Nizier Philippe dit Maître Philippe, un mystique chrétien dont la tombe est constamment et abondamment fleurie et le grand if qui l'abrite porte de nombreux petits papiers pliés comme autant d'ex votos, celui de la famille Guimet avec son dôme de plaques colorées ou celui de la famille Pléney aussi qui domine tous les autres avec sa pyramide de plusieurs mètres de haut qui se termine par une magnifique sculpture représentant une pleureuse dont le chagrin s'écoule dans un vase.
 
Piste de la Sarra : 300 mètres de long, 30 mètres de large, Sommet à 280 mètres d'altitude, Pente de 20%.
Construite en 1964 à l’instigation de Tony Bertrand adjoint au sport du maire Louis Pradel,  la piste de la Sarra fut inaugurée le 29 novembre 1964.
Le sol était alors recouvert d’un tapis en fibres synthétiques en guise de neige. Le tapis initial était bleu vert, il fut remplacé en 1973 par un tapis blanc.
C’était un succès populaire, plus de deux millions de remontées mécaniques furent comptabilisées de 1964 à 1975,  l’usure du tapis a d’ailleurs été la victime de ce succès.
Le seul bémol, c’ était les brûlures de fuseaux causées par les chutes sur le tapis synthétique et les doigts cassés (en voulant s’accrocher aux rectangles de plastique lors de chutes).
La piste fut donc fermée en 1975, en attendant de trouver une matière moins dangereuse et plus résistante à l’usure, mais en 1991 tout fut rasé, piste, remontée mécanique et local pour laisser place au Parc des hauteurs actuel.
En 2003 : 1ère édition de Station Lyon Neige du 12 au 14 décembre.
1er mai 2004 : Ouverture de Fourvière Aventures, parc accrobranche.
du 10 au 13 décembre 2004 : 2ème édition de Station Lyon Neige, et plus rien depuis.
 
Les 2 tunnels de la Croix-Rousse : l'un routier ouvert à la circulation en 1952 et entièrement réhabilité en 2013,  l'autre, destiné aux modes doux, ouvert le 5 décembre 2013.
En décembre dernier, le journal Le Monde parle d'une "traversée magique" qui "prend des allures de voyage intemporel et de déambulation magique" grâce aux scénographies  installées par l’atelier Skertzo.
Attention !, la traversée du Tunnel peut être très dangereuse, plusieurs collisions entre cyclistes et piétons se sont déjà produites, un cycliste y a perdu l’usage de ses jambes.
Restez bien sur la partie piétons, sans empiéter sur la partie cyclable !
 
 
Le parc de la Tête d’Or  fût créé au 19e siècle dans le but de « donner de la nature à ceux qui n’en ont pas », il fut ouvert en 1861 un an après le début des travaux. La partie zoologique et le jardin botanique furent créés respectivement en 1865 et 1887.
La roseraie,  quant à elle, plus contemporaine, fut conçue en 1961.
Le Parc compte plus de 3 millions de visiteurs par an et on dénombre jusqu’à  65 000 personnes les jours d’affluence !
Conçu sur le modèle du jardin anglais, il intègre un lac de 16 hectares créé à partir d'un bras du Rhône. Il occupe une superficie de 105 hectares.
Les vastes pelouses d'esprit romantique alternent avec des bosquets d'arbres plus que centenaires. Les massifs fleuris, les parterres de roses ou de pivoines, apportent en toutes saisons des touches colorées et parfumées.
En 1894 s’y est déroulée l’exposition universelle, internationale et coloniale, qui aurait eu 3 800 000 visiteurs, et c’est à l’occasion de sa visite que le président de la république Sadi Carnot a été assassiné rue de la République, là où son sang a coulé, une dalle rouge se distingue de toutes les autres grises. 
Le quartier du Tonkin, voisin, doit son nom à l’exposition, les habitants, admiratifs devant l'exotisme colonial ont décidé de le  rebaptiser de ce nom. 
 
La Roseraie s'étend sur 40 000 m² et compte 30 000 rosiers répartis en 350 variétés. Il existe aussi deux autres roseraies : la roseraie du Jardin botanique qui retrace l'histoire de la rose, et une roseraie de concours qui sert de support au Concours International de Roses Nouvelles, en tout 100000 rosiers.
Le Parc englobe plus de 8 800 arbres dont  2,5 % d'essences rares. Parmi les sujets, on relève des platanes atteignant 40 mètres de hauteur, des cèdres du Liban, des tulipiers de Virginie, des ginkgos biloba, des cyprès chauves. Un guide- promenade des arbres remarquables est disponible à l’accueil du Parc.
Créé en 1858 dans le Parc de la Tête d'Or le jardin zoologique est le deuxième établissement zoologique français ouvert au public après la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris (1793).
Il présente à ses débuts les animaux de ferme et la harde de daims, mais très vite, dès 1870, les animaux sauvages et exotiques font leur apparition.
Aujourd'hui le zoo s'étend sur près de 10 hectares, on y trouve environ 400 animaux répartis en 64 espèces (dont 30 en programmes d'élevage européen), sans compter le centre de récupération des Tortues de Floride (plus de 1200 individus).
Le monument aux morts de l'île du Souvenir (ou île aux cygnes) est  dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale.  Il a été conçu par l'architecte Tony Garnier.
 
Historique et Légende de la Tête d’Or
L’histoire se situe en 1856 et 1857, dates de la création et de la première ouverture aux lyonnais du parc. A cette époque, le Rhône inondait régulièrement les terrains qui l’entouraient, puis tout rentrait ensuite dans l’ordre. La ville de Lyon décida, à la suite du projet de parc public présenté par le préfet Vaïsse, de devenir propriétaire du domaine de la Tête d’Or.
Il faut savoir qu’à ce moment là, Lyon connaissait des périodes houleuses. En effet, par deux fois, en 1831 et 1834, les Canuts s’étaient révoltés à cause des mauvaises conditions de travail dans la soierie et du chômage relatif à ce secteur d’activité. Aveuglés par la pauvreté et la misère, ces travailleurs désoeuvrés devaient être canalisés pour éviter d’autres débordements plus importants. Le projet de la ville arrivait donc à point nommé. Les soyeux-chômeurs constituaient une main d’oeuvre intéressante, permettant d’apaiser les esprits, d’éviter les émeutes sanglantes, et aussi d’apporter un pécule supplémentaire aux familles de canuts. Mobilisés pour la création du lac dans le parc, les Canuts se munirent de pelles, de pioches, brouettes……………, tout en gardant espoir de trouver un jour, le fameux trésor du domaine de la Tête d’Or. C’est en tout 900 000 m3 de terre qui ont été déblayés, pour servir ensuite à l’édification de digues sur les quais du Rhône.
Pourtant une légende perdure au sein de la communauté de tisseurs lyonnais. Certains racontent qu’après avoir longtemps déblayé, remblayé, nivelé et même creusé, ce terrain, sur plusieurs mètres de profond (et sur une surface de 12 hectares pour aménager des massifs et autres lieux de plantations), la pelle d’un Canut aurait rencontré un obstacle résistant. En enlevant la terre excédante, l’homme vit apparaître, comme en rêve, la tête de Christ en or. Ne pouvant cacher bien longtemps sa découverte aux yeux de ses compatriotes, ils ne tardèrent pas à se quereller au sujet du partage du précieux butin. Ne voulant pas partager, les Canuts s’empoignèrent devant le visage impassible de la Tête d’Or. Face à ce triste spectacle, la légende veut que ce Christ se mît à pleurer en voyant comme sa simple présence semait le trouble chez ces travailleurs. Une larme coula le long de son visage puis tomba sur la terre de la vaste étendue creusée par les tisseurs lyonnais, pour se transformer en gigantesque lac.
La montée des eaux fut telle qu’elle engloutit à jamais la tête du Christ sous le regard médusé des ouvriers. Selon cette légende, c’est ainsi que naquit le lac de la Tête d’Or.
On sait qu’en réalité, après des fouilles approfondies, le domaine ne livra jamais son secret.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’appellation du lieu dit de « La Tête d’Or » précède de loin la création du parc. La légende voudrait, en effet, que les Croisés y aient enfouis jadis un trésor dans lequel se trouvait une tête de Christ en or. On raconte qu’en 1855, une voyante aurait été engagée pour retrouver le précieux vestige, mais que, malgré tous ses efforts, elle ne put en déterminer l’emplacement. Légende ou réalité, à ce jour le mystère de la « Tête d’Or » n’a toujours pas été élucidé…

Rando  des Neyrolles 07/05/15
Un lieu de l’itinéraire de retour des grandes et moyennes randonnées se nomme la Croix des ramoneurs, d’après la légende, 2 petits ramoneurs y seraient morts de froid.
Les petits Savoyards...C'était ainsi, jadis, qu'on désignait les garçonnets dès 6 ans, tout fluets, qui grimpaient dans les conduits de cheminée, en varappe, afin de les nettoyer. Ils n'étaient pas tous originaires de Savoie, contrairement au nom qu'on leur attribuait, certains venaient d'Auvergne, la plupart du Piémont, principalement de la vallée d'Aoste. Durant la belle saison, ces enfants gardaient les troupeaux sur les pâturages alpestres; aux premières neiges de l'automne, ayant descendu le bétail vers les étables, ils ne trouvaient à s'occuper qu'à de menues besognes. C'était alors qu'un maître ramoneur, vêtu du paletot d'un monsieur qui inspirait confiance, passait par les villages et enrôlait son contingent de jeunes "ramonas", ‘ramonichas’, ‘farias’.  Aux mères, le fringant parleur promettait une poignée d'argent et autant de bouches en moins à nourrir; aux mioches, il assurait le pain et la pitance. Ces arguments, tentants, suffisaient à convaincre les parents indécis : les maisons modestes laissaient partir leurs rejetons vers les pays d'ailleurs.
Les conditions d'existence des petits Savoyards étaient très dures,  leurs maîtres les tuaient de travail, les obligeant aussi à mendier sur les places publiques. Lorsque, à la nuit, ils rentraient au gîte, ils vidaient leurs poches entre les mains du maître: si celui-ci jugeait que la récolte de gros sous n'avait pas été suffisante, il saisissait un bâton et frappait rudement sur les pauvres épaules déjà bleuies de froid, amaigries par les mauvais traitements et les privations de toutes sortes.
Ces gamins misérables allaient souvent par deux. Mal fagotés dans des guenilles encroûtées de suie grasse, ils étaient aussi maigrichons qu'un cent de clous et plus noirauds que des diablotins échappés de l'Enfer. Le patron les nourrissait chichement, disait-on, pour que, n'engraissant point, ils pussent facilement se faufiler dans les cheminées.
En Savoie, la tradition orale ressasse de cruelles anecdotes à ce propos. On raconte que plusieurs de ces sombres lutins, ayant épuisé leurs forces en journée pour qu'un bon feu chauffât les bourgeois, furent retrouvés au matin du lendemain, morts gelés, dans le recoin d'une grange ouverte à tous vents.
On les appelait aussi  les "hirondelles d'hiver", parce que leur passage, au déclin de l'automne, annonçait l'imminence des froidures.
Ils ramonaient avec un hérisson, mais ils pouvaient aussi grimper à l'intérieur du conduit de cheminée pour la racler. La suie, récupérée dans des sacs, était revendue à des usines.
Le maître ramoneur imposait 14 heures de travail par jour toute la semaine. S'ils voulaient aller à la messe le dimanche, ils devaient en acheter ce droit à leur patron, la plupart du temps, ancien ramoneur trop grand pour grimper dans les cheminées.
Malheureusement, il arrivait que les petits ramoneurs meurent de froid ou la tête fracassée lors d'une chute. Fréquemment, ils contractaient des maladies respiratoires et devenaient allergiques ou aveugles à cause de la suie.
Quand même, les lois françaises de 1874 et de 1892, relatives à l'emploi des enfants, découragèrent les maîtres ramoneurs à employer tous ces pauvres enfants en bas âge et les obligèrent à changer leurs méthodes de travail.

Maintenant question : deux ramoneurs sortent d'une cheminée ; l'un en sort tout noir et l'autre tout blanc ; lequel des deux va se laver ?
- Forcément celui qui est tout noir, ça tombe sous le sens !
- Désolé, manque de réflexion :  Celui qui est sorti tout noir voit que l'autre est sorti tout blanc, alors forcément il croit qu'il est lui aussi tout blanc, alors que celui qui est sorti tout blanc voit que l'autre est tout noir, alors il se croit aussi sale que lui.
donc celui qui est blanc va se laver, et pas celui qui est noir.

Rando Hostiaz 30/04/2015
Nous sommes garés ici, sur un terrain gentiment mis à notre disposition par les propriétaires de cette stabulation très robotisée avec robot racleur d’étable, robot de traite, robot distribuant l’alimentation et peut-être encore d’autres.
 
Une via ferrata, du latin voie ferrée est un itinéraire sportif, situé dans une paroi rocheuse, équipé avec des éléments spécifiques (câbles, échelles, rampes etc.) destinés à faciliter la progression et optimiser la sécurité des personnes qui l'utilisent.
La première fut créée dans les Alpes Autrichiennes en 1843, la première française date de 1988.
S'inspirant des techniques autrichiennes, l'armée italienne développe cette activité dès le début du 20 ième siècle en équipant certains passages escarpés des Dolomites avec des mains courantes et des échelons pour permettre aux troupes alpines de traverser ces passages avec du matériel lourd.
Ici à Hostiaz,  la via ferrata porte le nom de Guinguette, une guinguette est à l’origine un cabaret parisien de banlieue populaire servant aussi de restaurant et souvent de bal.
L’origine du mot vient du fait qu’on y buvait souvent un petit vin, produit des vignes dépendant du clos Guinguet. 
Chantée par Damia en 1934, la guinguette a fermé ses volets
 
A son mariage avec Amédée III de Savoie, la princesse Mathilde fit vœu de créer un monastère à St Sulpice si Dieu lui accordait maternité.
A la naissance de son fils Humbert, l’abbaye fut érigée en 1130.
19 années plus tard, l’abbaye abandonna les solitudes de St Sulpice et fut reconstruite en pierre à proximité de Thézillieu dans un site plus clément.
En 1601, le bon roi Henry IV donna l’abbaye en bénéfice à son fidèle lieutenant le baron de Pardaillan, héros d’aventures littéraires sous la plume de Michel Zévaco, lequel Pardaillan fit prendre aux moines des habitudes de mousquetaires  peu appréciées par l’évêque de Belley.
 
Il existe une légende : l’anneau de l’abbé que l’auteur de cette chronique vous a contée lors de notre précédente randonnée en ces lieux en 2010, il l’a depuis mise en vers, la voici :
 
A l’abbaye de Saint Sulpice Qui servait pour les pauvres d’hospice,
Le quinzième abbé père prieur Dom Bernard vit sa dernière heure.
A sa demande, dans le tombeau, On le mit avec son anneau
D’or, superbe qu’il portait au doigt, Rapporté de croisade, une fois,
Dérobé à un infidèle Par un chevalier qui, lequel
Sur l’tombeau du Christ le posa, Toute une nuit, ça le consacra.
Mais l’un des moines, le frère Gautier, Que l’anneau avait fasciné,
Se décida quand fut la nuit D’aller chercher l’anneau, pour lui.
Il souleva la lourde dalle, Se glissa dessous dans la salle
Où Dom Bernard était placé, Ota l’anneau du macchabée,
Mais soudain, le mort se dressa Et la lourde dalle retomba
Emprisonnant Gautier vivant En compagnie des morts gisant.
Le lendemain, les religieux Constatèrent l’absence de Gautier,
Mais comme il n’était pas très pieux, Ils pensèrent qu’il s’était cassé.
Huit ans plus tard, quand Ponce mourut, Il était le seizième abbé,
On retrouva le disparu Par son squelette tout décharné
Sous la dalle du caveau rouvert, Dans sa main, un anneau qu’il serre…
 
Rando Départementale Nurieux 23/04/2015
Nurieux-Volognat peut s’enorgueillir d’un produit connu dans le monde entier, il s’agit du tabouret tam tam en plastique, rouge orangé à ses débuts, décliné depuis en de multiples teintes, et  repris par les designers.
Henry Massonet, le fondateur de la Stamp où a été conçu ce tam tam est enterré au cimetière de Mornay, hameau de Nurieux-Volognat, un tam tam en marbre orne sa tombe.
 
Peyriat signifie : « lieu pierreux ou voie empierrée ». Volognat et Peyriat sont citées dans le roman d’Alexandre Dumas : Les Blancs et les Bleus.
Le site des puits de Vieillat  comporte 3 puits, improprement appelés ‘puits romains’, en fait, au vu de l’appareil (c'est-à-dire la maçonnerie du puits) constitué de gros moellons grossièrement taillés, il s’agirait plutôt d’une construction moyenâgeuse, du onzième ou douzième siècle.
Nous sommes ici au milieu de nulle part, la voie romaine du Berthiand passe à 350m à l’ouest, pas de traces d’habitations à proximité immédiate, seules, des traces d’habitations gallo-romaines ont été découvertes à 300m au nord, et un cimetière burgonde un peu plus haut au lieu-dit : ‘en Buizet’. Il ne s’agit que d’un site d’abreuvoir, car la tradition raconte qu’il y avait là 3 blocs monolithiques dont 2 ont été transportés au début du 20 ième siècle sur la place du poids public à Peyriat.
Ces puits ne sont pas alimentés par une nappe phréatique, mais par un écoulement souterrain sur fond de glaise dure, qui descend de la combe de Nubly au nord, jusqu’au marais des Lèches près d’Etables au sud.
En 2005, l’association Histhoiria a entrepris la restauration et la sécurisation d’un des puits dont la hauteur d’eau est de 3m.
Fin 2010, les ‘dents de dragon’ côté sud ont été relevées et le second puits drainé, grâce au soutien financier du Crédit Agricole.
C’est notre ami Guy Poret qui nous a parlé de ce nom de dents de dragon pour ces grosses pierres plates, dents de dragon, c’est aussi le nom que portent les ouvrages défensifs, blocs de béton de forme pyramidale destinés à empêcher la progression des engins motorisés, on peut encore en voir sur la ligne Siegfried, et en Suisse où on les appelle Toblerone, du nom des chocolats de même forme.
L’auteur n’a pas trouvé cette dénomination dents de dragons pour ces dalles de pierre levées, qui forment clôture, en revanche, il a trouvé une autre appellation, fort jolie : pierre-plante.
A propos de dents, vous connaissez les dents de lion que sont les pissenlits, on trouve aussi des dents de chien, plantes endémiques appelées encore érythrones, ressemblant à de petits cyclamens. Les dents de brebis désignent un autre végétal, une gesse légumineuse de la famille des pois chiches.
Une dent de cheval pour vous Mesdames, c’est une variété de Topaze bleue verte, ou moins onéreuse, si votre époux ou compagnon est un rat qui a du mal à les lâcher : une dent de rat, galon de passementerie.
Une dent de loup, c’est plusieurs choses : un biscuit allongé, même consistance qu’une madeleine, ou une cheville en carrosserie automobile.
Et vous connaissez bien sûr les dents de scie, les dents de lait, les dents du bonheur, et dans l’actualité malheureuse de ces derniers jours : les dents de la mer.
 
En 1790, dans la commune d’Etables, la population du hameau de Ceignes dépasse celle d’Etables,  en 1809 la paroisse d'Etables  est transportée à Ceignes qui n'avait qu'une chapelle rurale desservie par le curé d'Etables, et en 1879 le chef-lieu également devient Ceignes, les autres hameaux de la commune de Ceignes sont le moulin Chabod et la Levée.
Le marais des Lèches tire son nom de la laîche, herbe des marais servant  au Japon à confectionner les chapeaux de paysans en forme d'assiette creuse, et en France et dans bien d’autres pays aussi pour  le paillage des assises des sièges. La laîche est encore utilisée pour maintenir la forme du livarot.
De nombreuses orthographes pour cette laîche : ai, é, es, etc…et de nombreux noms de lieux en sont dérivés qui tous signalent des lieux humides, marécageux, comme Léchères, Léchaud, etc…
A propos de lait chaud, nous aurons droit à un rafraîchissement en fin de rando, mais pas de lait chaud, ni froid non plus d’ailleurs.
Fort l'écluse 16-05-2015
Le Fort l'Écluse ou Fort de l'Écluse et plus anciennement Fort de la Cluse est un ouvrage militaire fortifié, des XVIe et XVIIe siècles profondément modifié vers 1830, construit à flanc de montagne pour contrôler le défilé de l'Ecluse, passage du Rhône en sortie ouest du bassin genevois. C'est un site classé qui offre les vestiges de plusieurs siècles d'architectures militaires, tours, tourelles de guets, meurtrières, échauguettes, casemates, chambres à munitions, etc. Il fut construit en réemployant les vestiges de l'ancien château fort des sires de Gex fondé entre 1225 et 1277, connu sous le nom de château de la Cluse de Gex.

Un escalier souterrain de 1 165 marches relie la partie basse au fort supérieur.

Le défilé de l'Ecluse est depuis l'époque romaine un passage naturel stratégique entre le Jura et les Alpes. Dès -58 av. J.-C., Jules César fait bâtir une tour en bois ; la « tour de César » et une enceinte, ce qui n'empêchera pas les Helvètes de la prendre.

Avec le rattachement de la Savoie à la France en 1860, Fort l'Écluse perd tout intérêt stratégique. Durant la Première Guerre mondiale, le fort est réoccupé par des garnisons, afin de contrôler la route. En 1936, un tunnel routier est construit dans la montagne sous le fort : il permet aux véhicules d'éviter la traversée du fort et de gagner du temps sur le trajet. Entre 1936 et 1939, des ouvrages militaires de type Maginot sont rajoutés pour contrôler à nouveau le passage.

Durant la Seconde Guerre mondiale le fort est occupé par l'armée allemande, puis après le conflit par l'armée française jusqu'à sa désaffectation survenue en 1956.

Laissé à l'abandon, le fort est victime d'actes de vandalisme, avant d'être mis en vente dans les années 1970. Une association, l'Association pour la Protection et la Mise en Valeur du Fort l'Écluse, est créée en 1978 avec pour objectif de réaliser des chantiers de nettoyage, de petits travaux et des animations (son et lumière, spectacles,visites guidées, expositions artistiques, etc).

En 1981, le syndicat intercommunal des dix-neuf communes du pays de Gex achète le site pour 50 000 francs. En 1993, la décision est prise de mettre le fort en lumière ; un projet plus ancien d'y créer le « musée des Pays de l'Ain » sur le thème de la frontière n'aboutira pas, malgré la création d'expositions sur ce sujet. En 1995, une nouvelle association est créée dans le but de gérer les animations. En 1997, la propriété du fort passe à la communauté de communes du Pays de Gex chargée de la réhabilitation et de la mise en valeur du site, et depuis 2008 des animations, avec l'aide du département. 

Le 16 avril est célébré aux Etats-Unis l'Emancipation Day, commémoration du décret d'Abraham Lincoln de 1862, libérant les esclaves du district de Colombia c'est à dire l'état dans lequel est située  la capitale Washinton.

En France, Léger-Félicité Sonthonax, né le 7 mars 1763 à Oyonnax, où il est mort en 1813, révolutionnaire français girondin fut le premier législateur abolitioniste français en promulguant l’ abolition générale de l'esclavage dans la province du Nord de Saint-Domingue, plusieurs mois avant que la Convention ne décide à Paris le 4 février 1794 l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies . Il fallut quand même attendre encore plus de 50 ans, l'abolition définitive en France le 27 avril 1848  grâce à Victor Schœlcher.

Résonnance des noms et de l'histoire, l'esclave révolté Toussaint Louverture est mort en captivité au fort de Joux, à La Cluse et Mijoux, près de Pontarlier.

Cher auditeur, vois-tu, ce 16 avril est aussi je le vois, la journée mondiale de la Voix, faites entendre votre voix, que l'on vous voie et vous entende sur cette voie, et pourquoi pas en chantant, puisqu'on fête les Bernadette:

Bernadette, elle est très chouette, et sa cousine, elle est divine...

L'auteur de la chronique, pas de la chanson Le Telefon qui est de Nino Ferrer, avait une jolie Bernadette d'1 an de plus comme voisine pendant l'adolescence, et cette Bernadette recevait aux vacances: sa cousine pas moins jolie, du même âge... que d'émois!



RANDO CERDON LE 9/04/2015
A l'occasion de leurs 20 ans, les conscrits de la Classe 1877 ont implanté un drapeau métallique sur la partie du mont Chatel qui domine le village.Ce drapeau sert de girouette, donc de station météo. Par ailleurs, ce Mont Chatel présente des corniches particulièrement découpées.

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