Rando Meyriat  22/06/2017  
Les 4 étangs Marron ont été créés vers 1120 par la famille Marron de Brénod, ils servaient de réserve d’eau et de pêche pour les moines de Meyriat, ils étaient très poissonneux.
Il sont actuellement une étape migratoire importante pour les foulques macroules et les balbuzards pêcheurs. On y trouve aussi la cistude, rare tortue d’eau.

La cohabitation des moines de la Chartreuse de Meyriat et des habitants de Brénod n'a pas toujours été facile. En 1116,  un carré de 6 km de côté est alloué aux futurs chartreux, mais l'espace s'avère vite trop petit. En 1144, l'archevêque de Lyon lui inclut la terre de Ferrières, mais comme ce territoire était initialement propriété des Brénolands, plusieurs procès eurent lieu.  A la Révolution les derniers chartreux quittèrent le monastère. Dès 1789, l'Etat confisqua tous les biens des Chartreux. La forêt devint alors domaniale, les habitants de Chevillard en récupérant 40% de la surface, et l'Etat vendit tout le reste des dépendances : prairies, scieries... Quant au monastère, il fut racheté par un aubergiste de Nantua en 1796 qui devait détruire tous les bâtiments. Tout ce qui ne fut pas démoli tomba en ruine ou fut pillé. Nombreux furent les habitants du secteur à récupérer les pierres pour construire fermes et maisons aux alentours.
Aujourd'hui, il ne reste que quelques pierres : remparts, murs, marches d'un escalier, cadran solaire gravé d'une fleur de lys, quelques jolis petits ponts de pierre sur le bief de Valey issu des étangs Marron, des restes de la scierie dont une belle voute.
L’année dernière, en 2016, des festivités ont été organisées pour commémorer les 900 ans de la Chartreuse.

Notre ami Jacquouille avait entendu parler du contrat social de Jean-Jacques Rousseau paru en 1762, lorsqu’en septembre 1789, les moines l’avaient requis pour couper des sapins.
Après une dure journée de labeur, couchant dans le grenier à foin de l’abbaye, il fut réveillé par des chants qui n’avaient rien de religieux : https://www.youtube.com/watch?v=MhwQzpH9PTs


Nous sommes les moines de St-Bernardin (bis) 
Qui nous couchons tard et nous levons matin (bis)
Pour aller à matines vider quelques flacons 
Voilà qu’ est bon, est bon, est bon. 
Et voilà la vie, la vie, la vie, la vie chérie Ah ! Ah !   
Et voilà la vie que tous les moines font.  (Bis les 2)
Pour notre dîner de bons petits oiseaux (bis)
Que l’on nomme caille, bécasse ou perdreau (bis)
Et la fine andouillette, la tranche de jambon 
Voilà qu’ est bon, est bon, est bon. 
refrain
Pour notre coucher dans un lit aux draps blancs (bis) 
Une belle nonne de quinze à vingt ans (bis)
Aux fesses bien dodues, bien ferme des tétons 
Voilà qu’ est bon, est bon, est bon. 
refrain
Si c’est ça la vie que tous les moines font (bis) 
Je me ferai moine avec ma Jeanneton (bis)
Le soir dans ma couchette
Je lui chatouillerai 1’ bouton.
Voilà qu’ est bon, est bon, est bon. 
Refrain
Jacquouille offusqué se dit : c’en est trop de  ces moines paillards qui nous exploitent, on va leur faire passer le goût des ripailles. La misère des villages avoisinants contrastait avec l'opulence du monastère dédié à Marie, dirigé et géré par plus de 56 prieurs religieux et savants depuis près de 7 siècles, la situation était devenue insupportable.
Jacquouille, s’échappa du monastère et rameuta des paysans de Brénod et Corcelles.
Comme il avait voyagé dans le futur, notamment au 21 ième siècle, un texte de l’économiste Frédéric Lordon qu’il avait lu trottait dans son esprit : 
Le peuple a le dos large, la chose est entendue 
Attention tout de même qu’accablé, il ne rue
Salarié, licencié, contribuable, usager 
De toutes ces façons de le faire banquer
Il en est peut-être une qui est celle de trop
Ce jour-là, inutile de crier au complot.
Qu’il restitua en ces termes aux villageois : <<Mort aux moines, à bas l’abbaye !>>
Et la troupe armée de fourches, de faux, de pioches, de haches ou de simples bâtons se rua en direction de l’abbaye.
Mais les assaillants eurent beau s’acharner sur les portes, celle-ci résistèrent. Dès l’arrivée des gueux, le prieur avait par un souterrain débouchant dans la forêt, dépêché 2 moines  pour aller réclamer du secours à Nantua, et dès le lendemain, un détachement d’artillerie muni d’un petit canon arriva à la chartreuse, ce qui fit fuir les paysans qui se tinrent tranquilles un moment.
Le Prieur cependant inquiet dès les premiers troubles, au courant de ce qui s’était passé à Paris en juillet, envisagea de partir, et pour pouvoir emmener les trésors de l’abbaye fit confectionner 11 coffres en chêne massif, cerclés de fer par le sieur Monnet menuisier de son état, à St Martin, et apportés en grand secret à l’abbaye.
Les religieux y enfermèrent leurs archives et leurs richesses  or, argent, bijoux, puis les coffres furent descendus dans un souterrain et emmurés  par le prieur et le sacristain qui furent les seuls à connaître l’endroit exact où dormait le trésor.
Peu après, les moines durent fuir sans avoir le temps d’emporter les coffres qui dorment toujours quelque part sous nos pieds, mais gare à celui qui chercherait le trésor, car un moine erre jalousement dans les ruines et fait disparaître tous ceux que la curiosité ou la cupidité attirent dans ces lieux.
Ce n’est pas le moine, mais Lionel Dali, le garde forestier ONF  qui gère le site, qui le 28 décembre dernier remarqua un trou fraîchement rebouché dans l’ancien jardin de l’abbaye. Il déposa une plainte pour cette fouille sauvage et une surveillance fut organisée. Le jeudi soir suivant,   un habitant de Chevillard  donna l’alerte en voyant un camion-plateau garé le long de la route.  Les gendarmes d’Hauteville arrêtent alors un homme dans la cabine d’un tractopelle. À la lueur des torches, il venait de creuser et de reboucher en partie un trou de 3,60 m de profondeur dans l’ancien cimetière de l’abbaye ! Au passage, il avait exhumé deux fémurs. Deux autres hommes arrivent ensuite,  interpellés à leur tour. L’un des deux est l’organisateur de ces fouilles clandestines, chef d’entreprise à Toulouse, il est aussi radiesthésiste, et a localisé le trésor en promenant son pendule sur une carte IGN ! Il est venu sur place en novembre pour confirmer ses intuitions. Le 28 décembre, il est revenu creuser avec une mini-pelle avant d’embaucher deux compères pour son expédition de jeudi et de carrément louer une pelleteuse de plusieurs tonnes à Lyon. Il espérait trouver le tunnel menant à la mythique crypte. Il s’était même muni de caisses pour ramener son butin.
Il a reconnu qu’il connaissait l’illégalité de sa démarche. Il en sera quitte pour un procès pour « fouilles archéologiques sans autorisation » devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse. Avis aux chasseurs de trésors !

Oliferne 15/06/2017
Selon que l’on est rive droite de l’Ain, en Comté, ou rive gauche en Bugey, la légende des trois demoiselles d’Oliferne, ou  trois demoiselles du Bugey, ou encore trois dames,  ou  trois damettes,  varie, tantôt il s’agit des 3 filles du seigneur d’Oliferne, tantôt de trois victimes de rapt de la part de ce seigneur, et lorsqu’il s’agit des 3 filles, là aussi existent plusieurs versions, dans l’une de ces versions, les filles sont accusées d’avoir introduit le loup dans la bergerie, dans une autre, elles sont coupables d’avoir épousé en secret leurs amoureux,
dans toutes les versions, le supplice des tonneaux avec les clous est conservé, on retrouve des légendes similaires à Etretat, au Danemark et en Suède, et ce supplice fut aussi celui infligé à Rugulus par les Carthaginois.
Voici une nouvelle version en vers, de cette légende, spéciale Retraite Sportive de Nantua-Montréal :

Oyez la triste histoire de trois jeunes demoiselles
Qu’un félon sanguinaire, le seigneur d’Oliferne
Enleva par traîtrise parce qu’il les trouvait belles.
La blonde s’appelait Alice de Dortan,
Il est allé la prendre jusque chez ses parents.
La brune avait pour nom Huguette d’Arinthod,
Il l’avait aperçue passant dans un bateau
Avec la douce et pieuse Mahaut, elle, de Lavans.
Il avait profité de l’absence de vent,
Le bateau à l’arrêt avait les voiles en berne.
En travers de sa selle, il les a ligotées,
Dans son nid imprenable, il les a emportées.
Comme les trois résistèrent à ses furieux assauts,
Les trois se retrouvèrent dans un sombre cachot.
Cependant, les manants lassés de trop d’outrages,
Emmenés par Jacquouille qui montrait son courage,
Un jour se rebellèrent, firent l’assaut du château,
Armés de pelles, de pioches, de fourches et de faux,
Sous les flèches et la poix, par dizaines ils tombaient
Mais pour dix tombés, c’est vingt qui arrivaient,
Si nombreux qu’à la fin, le donjon investirent.
Le cruel Oliferne, avant que de s’enfuir,
Menaçant les donzelles avec son grand couteau,
Les enferma les trois, chacune dans un tonneau,
Qu’il avait fait garnir de pointes à l’intérieur,
Diabolique et cynique, vraiment un triste sieur.
Il roula les tonneaux dans la pente vers l’aval,
Là finit le supplice des corps martyrisés,
La main divine stoppa la descente infernale
Et transforma en pierres les belles aux os brisés,
Sur l’autre rive de l’Ain, elle les a implantés,
Afin que d’Oliferne, site hanté de Comté,
Leur souvenir visible soit présent à jamais,
Trois aiguilles de roche sont en terre de Bugey !

Rando Légna 01/06/17

à Montadroit, hameau de Légna commune de 210 habitants la chapelle Ste Thérèse de l’enfant Jésus a une histoire que Claude a mis en slam :

Montadroit est situé, de nulle part au milieu,
Pour aller à la ville, faut parcourir des lieues,
Les habitants qui restent sont pour la plupart vieux.
Les alentours du site sont plutôt rocailleux
C’est normal car nous sommes en milieu montagneux,
Il n’empêche que le coin est assez giboyeux
Les bestioles adorant les buissons broussailleux
Les oiseaux et le vent font un son mélodieux.

La chapelle que voici, édifiée en ce lieu
Paisible et qu’on peut qualifier aussi de silencieux
Le fut par une famille dont déjà les aïeux
Habitaient là.  Ce sont Auguste, Marguerite Fieux,
On peut dire d’eux que c’était des gens pieux,
Ils avaient une fille  Alice et puis 5 fieux,
C’était en août 14 sous un soleil radieux,
Les 4 aînés devaient partirent vers d’autres cieux,
Afin d’aller tuer l’Allemand avec l’épieu,
On imagine l’effroi des 2 parents anxieux,
Répétant aux 4 gars d’pas être trop audacieux
Pierre, Adrien, Philippe, André, <<ouvrez vos yeux,
Devez raison garder et demeurer sérieux,
Les actions héroïques, c’est pour les beaux messieurs !>>
Les 4 étaient quand même enthousiastes et joyeux,
A leurs parents ils firent illico leurs adieux,
Y’a que le petit dernier, Joseph, jeune orgueilleux
Graine d’héros qui voulait fier à bras, ambitieux,
Revanchard, en découdre avec les boches vicieux,
Qui resta mécontent, avec ses parents vieux…
Les parents atterrés  de voir le plus précieux
De leur chair s’en aller au casse-pipe prièrent Dieu.
Cette prière monta droit jusqu’au plus haut des cieux,
Pour ceux qui ont la foi, ce fut fort judicieux !

Bien vite dans les tranchées, pauvres poilus pouilleux
Les frères eurent des semaines, de longs temps ennuyeux
Entrecoupés d’attaques et d’assauts périlleux,
D’attentes interminables, des tue-le-temps fastidieux,
Privés de tout confort, des repas pas copieux,
Aucune intimité, des abris peu spacieux,
Pas d’hygiène et la proie de virus infectieux,
Et la boue et le froid avec les jours pluvieux,
Des supérieurs sans cœur, des officiers spécieux
Des sous-ofs va-t-en-guerre, avec les hommes odieux.
Mais le sort pour les Fieux fut miséricordieux,
A la fin de la guerre, miracle prodigieux,
Les 4 revinrent en vie, des voisins furent envieux.
Les parents décidèrent pour remercier Dieu
De bâtir cette chapelle, édifice religieux,
Et ils furent en cela extrêmement consciencieux
On peut le constater, en toutes choses minutieux
Mettant tous leurs moyens pour faire cela au mieux.


La construction débuta en 1927 sur les plans de  Joseph, le plus jeune de leurs 5 fils, la chapelle fut consacrée deux années plus tard, et un pèlerinage a lieu chaque année le dimanche le plus proche du 30 septembre.

La première des chapelles du circuit des 3 chapelles est Notre Dame de Lorette (c’était bien chez Laurette, on y retournera….) située à Fetigny village de 88 habitants qui possède aussi une très grande église.

La troisième des chapelles, Saint Maurice perdue en pleine forêt date du 16 ième siècle, elle fut elle aussi lieu de pèlerinage.  Elle contient deux belles statues de bois.
Le lac de Viremont repose sur une couche de moraine imperméable, à 656 mètres d’altitude. Ce phénomène géologique correspond sans doute à la trace d’un ancien glacier, il y a plus de 20 000 ans

Rando Salève 18/05/2017
Le nom Salève d’origine latine désignerait un saillant, une hauteur formant saillie, un promontoire rocheux. 
Géographiquement, le Salève est une montagne des Préalpes  mais elle appartient géologiquement à la chaîne du Jura, au même titre que le Vuache.
La montagne est entaillée de plusieurs gorges étroites et profondes, dont la Grande Varappe, qui a donné son nom, à la fin du XIXe siècle, à ce terme relatif à la pratique de l'escalade. Une intense activité se développe sur ce flanc abrupt à l'époque où cette discipline n'en est qu'à ses  débuts.
Le Grand Salève fut desservi de 1892 à 1935 par le chemin de fer du Salève, le premier train à crémaillère électrique au monde. Il y eut deux lignes : la ligne Étrembières - Monnetier - Treize-Arbres ouverte en décembre 1892, qui contournait le Petit Salève par l'est, puis la ligne directe et beaucoup plus pentue Veyrier-Monnetier, ouverte le 24 mars 1894. Ce train servait principalement au tourisme, mais permettait également de desservir l'Observatoire du Salève.
La construction de la route menant de Monnetier à la Croisette par les crêtes du Grand Salève fut commencée en 1925, et inaugurée en 1931.
Depuis 1932 le Grand Salève est également accessible par un téléphérique (reconstruit en 1983) dont  la station supérieure est située à 1 100 mètres.
Sur  le Salève, on trouve Shedrub Choekhor Ling qui  est un centre du bouddhisme tibétain
Le grand Piton, sommet de ce massif  trône à 1 379 mètres.
La tour des Pitons ou tour Bastian, fut érigée entre 1820 et 1830 par Claude-François Bastian, notaire et maire de Frangy surnommé au début du XIXe siècle l’homme le plus riche de la Savoie du Nord. Il acquit les alpages de la Thuile et du Petit-Pomier, qui comprenait le site des Pitons, le 18 mars 1795, lors de la vente des biens de la chartreuse de Pomier  par les autorités issues de la Révolution française.
Avant la construction de cette tour Bastian, ce petit plateau en bord de falaise qui présente les plus beaux lapiaz du Salève abritait au XIVe siècle un poste de guet.
Selon une vieille légende, Bastian aurait choisi ce lieu pour bâtir une tour car c’était le seul site du Salève d’où il pouvait contempler l’ensemble de ses propriétés du Genevois, au nombre de quatre châteaux, trente-sept fermes et d’innombrables terrains !
Abîmée par le poids des siècles et par les dégâts causés par quelques vandales, la tour Bastian fut achetée et restaurée en 1984 par la municipalité de Beaumont, avec l’aide du conseil général.
Une des roches calcaires située à proximité de la tour est gravée de deux noms : Lamartine et Lord Byron. La légende prétend que ce sont ces deux grands poètes eux-mêmes qui auraient ainsi gravé leur nom sur la pierre dans les années 1815-1820.
La réalité est sans doute un peu éloignée de cette légende dorée mais ce qui est sûr, c’est que les deux hommes appréciaient le Salève et qu’ils ont à de nombreuses reprises arpenté les sentiers pentus de ce massif. Alphonse de Lamartine est d’ailleurs l’auteur du poème le plus connu sur le Salève, les premiers vers, dédiés à son épouse, commencent ainsi :
« Te souviens-tu du jour où gravissant la cime
Du Salève aux flancs azurés,
Dans un étroit sentier qui pend sur un abîme
Nous posions en tremblant nos pas mal assurés?
Tu marchais devant moi. Balancés par l'orage,
Les rameaux ondoyants du mélèze et du pin,
S'écartant à regret pour t'ouvrir un passage,
Secouaient sur ton front les larmes du matin ;
Un torrent sous tes pieds s'écroulant en poussière,
Traçait sur les rochers de verdâtres sillons,
Et, de sa blanche écume, où jouait la lumière,
Élevait jusqu'à nous les flottants tourbillons.

Quant à Lord Georges Byron, auteur déjà célèbre mais chassé de la bonne société anglaise pour ses mœurs scandaleuses ,il était arrivé à Genève en 1816 avec un autre poète anglais, Percy Shelley, accompagné de sa future épouse, Mary qui deviendra célèbre en écrivant le roman Frankenstein, dans lequel la créature après s'être échappée, gravit le Salève, créature monstrueuse dont vous avez pu voir une représentation en bronze à Genève l’année dernière.
Au grand Piton, on peut aussi voir une curieuse roche proéminente : le rocher de la Sorcière aussi nommé Tête de Chien, de Singe ou Poupée des Pitons.  

Sur le Salève, un soir d'automne, des bergers somnolent près d'un feu lorsqu'une créature, qui n’est ni celle de Frankenstein,  ni la sorcière, vient s'asseoir dans les flammes. Les hommes effrayés s'enfuient.
Dans ces mêmes lieux, un pâtre se repose près de l'abreuvoir en gardant son troupeau, la créature réapparaît, c'est un serpent portant autour du cou un diamant magnifique. L'animal s'enfuit et le berger le poursuit. Il ne parvient pas à l'attraper. Le serpent s'enfile dans une grotte, le berger le suit à l'intérieur. Il n'attrapa pas la bête et le diamant fut perdu. La grotte où s'est passée cette histoire, c’est la grotte du Diable. Vous pouvez y chercher  le diamant mais attention, le serpent n'est qu'endormi.  
De nombreuses superstitions sont nées au Salève, des plantes magiques, les anneaux du Déluge, ce  sont des visions que beaucoup de randonneurs et d'habitants du Salève ont eu, et les teufeurs qui se réunissent dans les parages les ont toujours, ces visions…

Certains personnages étranges ont peuplé la montagne. Par exemple, il y a eu l'aveugle Collombat qui se promenait accompagné d'une fillette qui lui servait de guide. Il a inventé des poèmes et des chants que les gens ont gardé en mémoire. Hippolyte Taine surnommé le " Grand bûcheron " était aussi très populaire car il se baladait avec ses trois chats siamois.
La légende de Gargantua est très connue. Il en existe deux versions.
La première raconte que Gargantua, en voulant créer le port de Genève, est allé chercher de la terre au Salève. Il en a pris un bon tas et cela a créé le vallon de Monnetier, entre le Petit et le Grand Salève.
La deuxième version raconte qu'en voulant créer ce port, Gargantua a creusé et a entassé toute la terre sur la rive gauche du Léman. Depuis l'autre rive, les gens passant par là ont vu ce tas s'accroître et ils se sont écriés : " Regardez, ça lève ! ".

La Thuile qui voudrait dire : lieu devant la falaise, fait partie de la commune de Beaumont qui a donné son nom à un fromage, l’alpage de La Thuile fut exploité par les Chartreux, puis  acheté par Bastian, revendu par ses petits-enfants à Brand qui développa la production de la tomme de Beaumont, puis une ferme-auberge avec un bal le dimanche qui attirait beaucoup de monde, dont des artistes, des intellectuels, on pouvait même parler d’un foyer culturel, puis La Thuile perd son âme et son animation, cc n’est plus qu’ un simple alpage où vit un berger, Jean Rey qui y restera 29 ans.
En  1982, la commune de Beaumont rachète la propriété et entreprend quelques travaux qui préserveront les bâtiments. Ceux-ci  sont utilisés occasionnellement.
L'été environ 70 génisses pâturent sur l'alpage de 35 ha, mais sans berger permanent. 

Le Salève est habité par des sangliers, des blaireaux (appelés localement tassons), des chevreuilsou encore des chamois. Le loup a par ailleurs été observé et filmé pour la première fois sur le Salève en mars et avril 2012.  Enfin, il existe des indices concernant la présence de lynx.


Cuvéry  04/05/17
Pour commencer, un petit texte qu’on vous relira après les informations sur des lieux des randos d’aujourd’hui, certains de ces noms y sont dissimulés, à vous de les retrouver :
On la connait  la Raymonde, celle du Raymond,  on dit d’elle : l’acharnée, elle a le feu au cul, very, very,  que même parfois il faut la lier sur la croix.                                  Jean-Jacques, son amant s’en charge, après, il va dans le chai, boire pour oublier, puis quand il a cuvé,  rit jaune dans sa 4L pauvre homme, mais jamais il n’oublie le cul de la méconnue!
La Charnay, et 2 fermes  La Charnaz, selon l’orthographe savoyarde.
Le nom viendrait de : forêt défrichée en cercle, clairière mise en culture et clôturée.
La Conay, Connay, Lochonay
Il semble qu'une ferme seule ait été implantée à cet endroit vers 1800, puis plus tard une petite maison attenante, mais il n'existe que peu de traces de l'ancienne ferme d'Alpage... juste quelques pierres au nord du refuge actuel.  Pendant la guerre, la ferme a brulé, la maison aurait aussi subi  l'assaut des flammes mais, seule la table à l'intérieur aurait brûlé !
C'est vers 1931 que le bâtiment annexe est devenu un refuge du CAF il a été rénové en 1990, initialement appelé "Refuge de Beauregard", il a repris son nom originel, après avoir été refuge  «  Jean Morgon », du nom d'un industriel bressan, fondateur des Acieries MORGON, qui avant de diriger l’usine d’outils éponyme à Bourg, fut directeur des carrières d’Hauteville. Signalons également que nous lui devons l'érection de la Croix de Montlhéry.
Jay, Jet, Get, Geai  selon les cartes, Vient du bas latin gistum, « gîte »
Pâturage de montagne où le bétail s´étend pour se reposer,   
La Raimont  Raimon Raimond, Raymond, Reymont
C'est vers 1920 que les derniers occupants ont quitté la ferme, En 1956 on pouvait encore voir les murs de la ferme mais le toit était effondré et en 2000 la végétation avait envahi le site .
Avant l'implantation de la ferme, il y avait probablement des fenils, vers 1850 la plaine de Cuvery  contenait plus de 40 de ces fenils qui lui donnaient l'aspect d'un village.
Au sud-est de l'ancienne ferme, à 400 mètres en direction de la Combe Caillat, se situe la Grotte de la Raimont (ou la Raymonde) ou grotte de la combe Maty ou grotte du Maquis.
La Liez  Cette ferme présente une spécificité... elle abrite, juxtaposée au corps principal de la ferme, une chapelle avec son autel, son chemin de Croix et tous les attributs d'un lieu de culte à part entière...... surprenant de découvrir cela en ce lieu !
Elle a  abrité des combattants des maquis de l’Ain.
L'origine du nom "la Liez" mérite que l'on s'arrête un peu, de prime abord, le nom viendrait du patois glèse, « terre grasse argileuse», mais, si l'on "creuse" un peu cette glaise, ce mot  pourrait provenir de l´ancien français gleise, « église ». 
La Croix Jean-Jacques  On a coutume de dire  que c'est à cet endroit que   grand marcheur, aimant la nature, la flânerie et la rêverie, Jean-Jacques Rousseau venait ici de Genève pour "déjeuner sur l'herbe" en galante compagnie.
Cul de la Maye (ou Creu de la May)  Cette ferme  actuellement inhabitée se situait au nord-est de la ferme de la Liez .
C'est à proximité que,  dans les années 1870, le Ministère de la Guerre eut l'intention de construire un fort pour pouvoir observer et contrer l'ennemi, une fois le "pas de l'Ecluse" franchi. Une route, dite "stratégique", a même été édifiée à partir des Gallenchons et s'est arrêtée à la ferme en ruine des Grassi (au nord du Cul de la Maye).

Retour au petit texte du début, allez-vous retrouver les noms cachés ?
On La Conay La Raymonde, celle du Raimont,  on dit d’elle : La Charnay, elle a le feu au Cuvéry, very, que même parfois il faut La Liez  sur La Croix.         Jean-Jacques, son amant s’en charge, après, il va dans Le Chaix, boire pour oublier, puis quand il a Cuvéry jaune dans sa Catray le pauvre homme, mais jamais il n’oublie Le Cul de la Maye, connu ...

Evosges 06/04/2017
Appelé le "Diamant du Bugey", le pittoresque village d’Oncieu dont l’anagramme est couine, habité par les onciolans et onciolanes  a la particularité d'être construit en rond.
La forme circulaire du village serait dûe au fait qu'un village plus ancien aurait été détruit à la suite d'un événement brutal (incendie, peste) et sa reconstruction autorisée autour du pré féodal situé sur une zone de marne, avec la condition de ne pas percer de fenêtre ou de porte donnant sur le pré. Les habitants parquaient les troupeaux dans la partie centrale. Une autre hypothèse serait qu'à l'origine, Oncieu se situait près de l'embranchement de la route d'Argis et aurait été abandonné à la suite de l'empoisonnement d'un puits.
Toutes les habitations tournent le dos au pré, les ouvertures devant être dirigées vers l'extérieur. Les maisons sont pour la plupart de type "vigneronne" avec leur cave en rez-de-chaussée. L'entrée à l'étage est accessible par un escalier de façade.
Le site a été classé remarquable en août 1985, bien plus beau vu des cieux que parcouru.
Dans la lignée des seigneurs, on trouve un Guyonnet d’Oncieu.

Evosges fut un haut lieu de résistance, on peut y parcourir le sentier du souvenir qui vous fera passer notamment par la ferme Marchat et les fermes Termant, nous y sommes déjà passés il y a quelques années en randonnée.
Evosges pourrait avoir la même étymologie que les Vosges, à savoir Vosegus dieu forestier et chasseur.   
Plusieurs légendes sont liées à Evosges dont une contée en 2012 que l’on trouve dans les Mystères de l’Ain, concernant des bucherons alcoolisés, dont Jacquouille.
Aujourd’hui,  comme on emprunte la montée de la corne au sorcier, on va vous parler de sorcellerie à Evosges où le sarvant et les ségnegogues faisaient partie de la vie :
Le sarvant, lutin farceur prenant une forme animale, végétale ou se rendre invisible, pouvait parfois se rendre utile, parfois  jouer des tours aux evosgiens :
Par exemple, un paysan un jour partit à la chasse au lieu de faire son travail, il vit un lièvre qui batifolait, il épaula, visa, tira et s’élança pour aller ramasser le capucin qu’il était sûr d’avoir tué, après 2 enjambées, il reçut 2 gifles si violentes qu’il en tomba par terre, quand il se releva, plus de lièvre, mais un gros chat le regardait, perché sur un arbre…

Et quant aux ségnegogues :
Les segnegogues, on les entend parfois
Du côté d’Evosges, c’est au crépuscule,
Ça crie, ça hurle, ça crépite, on les voit
Aussi : des formes blanches qui se bousculent
En marchant sur le sol ou en volant
Dans les airs et disparaissent au Buinand.
Un jour, une femme n’avait plus assez d’eau,
Alors elle est allée vers le Buinand
Pour en ramener dans ses deux gros seaux.
C’est en passant vers la croix de l’église
Qu’elle les a vues, les segnegogues, assises
En cercle avec un gros feu au milieu,
Elles se passaient un sabot de cheval creux
Dans lequel elles buvaient on ne sait quoi…
La femme, de voir ça, les cheveux dressés
Sur sa tête, elle était comme pétrifiée,
D’un coup, elle eut l’idée d’un signe de croix,
Alors les segnegogues, elles ont hurlé
Déchirant l’air et se sont envolées !


Rando  de Lancrans 30/03/17
Lancrans comprend le chef-lieu et les hameaux de Ballon, la Petite-Côte, la Grande-Côte et la Pierre. Cette commune fit partie du chemin des Espagnols, enclave savoyarde entre le Bugey et le pays de Gex de 1601 à 1760.
La chapelle Vollerin  est un oratoire  érigé en 1869. A l’époque, de nombreuses personnes   moururent de la peste  à  Lancrans, la dame Vollerin, connue pour sa piété et sa générosité fit vœu de faire construire, à ses frais, une chapelle à la Vierge si le fléau s’arrêtait. La Sainte Vierge écouta cette prière, le fléau cessa, et la dame s’empressa d’exécuter son vœu.  
On l’appelle aussi la Chapelle des Contrebandiers.
Depuis le traité de 1815, et jusqu’en 1823 la ligne de douane avait  pour limite la Valserine.
Comme le pays était pauvre, les habitants se livraient, en grand nombre, à la contrebande,
ils allaient à Genève, remplissaient leur ballot de marchandises prohibées : étoffes, bijoux, tabac, et, sous la conduite d’un chef de bande, s’efforçaient de franchir la ligne douanière et  venaient écouler leurs marchandises à Nantua, Oyonnax et Saint-Claude.
Comme cette chapelle encore nommée  Notre-Dame des Grâces était située sur le passage des bandes de contrebandiers, ces pauvres gens de la montagne, à la vue du danger qu’ils allaient courir dans leur entreprise, soit pour leur vie, soit pour leur fortune, venaient par une piété mal entendue, se prosterner aux pieds de la Vierge Marie, jetaient sur le marchepied de l’autel quelques pièces de monnaie, faisaient une petite prière, et descendaient, ensuite avec courage et sans crainte, la pente rapide qui conduisait au pont des Oulles sur la Valserine … qui autrefois disparaissait complètement sous une voûte rocheuse que l’on appelait Pont naturel. Miné par les eaux, cette voûte un vilain jour s’écroula, et il fut nécessaire de jeter des blocs de pierre d’un bord à l’autre pour continuer de passer. Avec une plaque de métal, des piquets de fer et un câble, ces blocs constituent le pont des Oulles.
Oulle qui signifie marmite désigne le trou circulaire creusé par les tourbillons d’eau entraînant sable et graviers qui érodent la roche formant ainsi les marmites de géant ou encore tines en Valromey. Il y a là des centaines de marmites — de 5 cm à 4 mètres de diamètre — de 5 cm à 6 mètres  de profondeur; on peut observer tous les degrés de développement des marmites, état d'ébauche, état intermédiaire en « fond de bouteille », état parfait; marmites isolées ou réunies, marmites à plusieurs étages; bref, c'est le parfait musée de l'érosion mécanique, on trouve même dans l’une d’elles la meule d’un moulin apportée par une crue.
Vous pouvez voir dans les roches également des petites cavités en formes de pas que l’on appelle kamenitzas  qui sont le point de départ de la formation des marmites. 
C’est au pont des oulles que la voie romaine passait pour rejoindre le Pays de Gex, et c’était sous l’Occupation, la limite entre zone occupée et zone libre de juin 40 à novembre 42, après avoir marqué la frontière France-Savoie, puis la zone franche entre France et Suisse.
A l’entrée du pont rive droite, on peut remarquer ex-voto et graffiti dans le rocher, œuvres probables des douaniers en poste là dont la maison a disparu,  et on peut s’ amuser à chercher dans les rochers différentes formes animales ou humaines comme la tête de Napoléon.
Rive gauche, vestiges de la centrale télémécanique qui transmettait la force de l’eau par l’intermédiaire de câbles et poulies à la minoterie Convert, puis même côté, moulin Métral, et barrage de Métral situé là où d’anciens moulins furent détruits et submergés suite à l’effondrement de la colline. Une vieille pompe à eau avec engrenages en bois est visible dans le petit bâtiment à l’entrée de la passerelle. De l’autre côté se trouvent les ruines de l’ancienne usine électrique Turquois.

Le 30 mars est le jour du greffoir au calendrier républicain, l’outil pour réaliser des greffes.
Un malade s'est fait greffer 2 oreilles. Il va voir le docteur quelques semaines plus tard.
Le docteur lui dit : - tout va bien ? Le patient lui répond :
- oui tout va bien, mais je peux vous demander quelque chose, est-ce qu'on ne m'aurait pas par hasard greffé des oreilles de femme ? Le docteur répond étonné : - Oui mais comment le savez-vous ?
Le patient répond : - Parce que j'entends tout mais je ne comprends rien ...
Claude a profité de ne pas être là pour faire subir aux autres animateurs les huées des randonneuses… 

Neuville-sur-Ain Oussiat 27/04/17
Sans parler de l’étranger, on trouve en  France plus de 80 Neuville et plus de 70 Villeneuve.
A Neuville-sur-Ain, dans le quartier du port est blotti, entre les maisons classées, un moulin construit en 1771 qui possède encore sa meule de pierre, entraînée autrefois par l'énergie de la rivière. On y fabrique huile de noix et de noisette, la visite, possible, comprend un film et des démonstrations sur le fonctionnement et la fabrication de l’huile, et  en clôture on peut parfois déguster des tartes à la lie de noix, notamment lors des journées du patrimoine en septembre, lors de ces journées, et aussi sur rendez-vous,  on peut également visiter les tours de Thol,   vestiges d’un castrum datant des 12ième ou 13 ième siècle.   La propriété a été laissée à l’abandon pendant de nombreuses années, le fortin s’était fait oublier et la forêt avait fini par avoir eu raison de lui. Fin 2001 il a été vendu et les nouveaux propriétaires, passionnés, n’ont de cesse que le château-fort revive.
Des fêtes médiévales sont organisées, tir à l’arbalète, frappe de monnaies entre autres, par les Paladins de Thol qui oeuvrent aussi à la création d’un jardin médiéval.

 A Thol, et non pas Atol comme le crie Antoine depuis un atoll du Pacifique dans une pub pour des opticiens, à Thol donc, il n’y a pas que les tours, mais aussi, moins ancien, le camp de Thol, ancien camp militaire acquis en 1997 par la commune de Neuville.
Des périodes militaires aux périodes carcérales, l’histoire de ce camp a été complexe.
Maintenant, de nombreuses associations : foot, tir à l’arc, tennis, paintball, des ateliers artisanaux s’y sont installés et une partie a aussi été dédiée à des habitations.
Le 18 septembre 1943 l’école militaire d’Autun s’installe au camp de Thol, 475 élèves de 15 à 19 ans. Le 2 mai 1944, une cinquantaine d’élèves rejoint le maquis de l’Ain et constituera le « camp d’Autun »   qui  participera aux combats de la Libération à Ambérieu, à la Valbonne, à Neuville…
Le lycée militaire de l'Ecole d'Autun du camp de Thol a obtenu la médaille de la Résistance pour l'action de ses élèves aux côtés des maquis de l'Ain.
À la fin de l'année 1958, le camp militaire a été transformé en Centre d'Assignation à Résidence Surveillée par le ministère de l’Intérieur pour y interner des centaines d’Algériens (Français Musulmans d’Algérie) soupçonnés d’appartenir au FLN.
À la fin de l’année 1961, l'enceinte passe sous l’autorité du ministère de la justice, et devient un centre pénitentiaire. Les prisonniers sont d'abord des condamnés du FLN bientôt vite rapatriés vers l'Algérie, puisque la guerre prend fin. Ils sont remplacés, de 1962 à 1966, voire plus,  par des activistes de l'OAS condamnés à de courtes peines.  
Après l'OAS, ce site a continué de servir de camp d'internement principalement pour les personnes en situation irrégulière.

Thol n’est pas un saint, bien que le synthol existe depuis les années 1920, antalgique et antiseptique à usage local et buccal, retiré de la vente en 2014, il est de nouveau disponible depuis 2016, mais Claude ne touchera pas le pactole pour cette information.

Le 21 mai prochain, Journée conviviale autour de l’eau, la biodiversité et les usages de la rivière d’Ain dans le cadre de l’évènement national « Fête de la nature » sur les Brotteaux d’Oussiat, balade à la découverte des plantes médicinales et comestibles, contes et musiques, visite de la centrale hydroélectrique d’Oussiat et des installations de production d’eau potable, ateliers brico-nature, ateliers-confection de mouches pour la pêche… et plein d’autres activités ludiques et pédagogiques ! Qu’on se le dise !

Si Thol n’est pas un saint, Amédée lui en est un, fêté en ce 27 avril, Fernandel l’a chanté :
Amédée c’est l’gars bien balancé ! il a des crampes dans l’nez Amémé Améné, Amédée dédé.

Belmont 20/04/17
Dans Belmont, comme dans Beaumont le qualificatif bel, beau se rapporte le plus souvent à une construction (château, église) plutôt qu´à la montagne elle-même. Ce toponyme est apparu au début du deuxième millénaire et a souvent désigné des sites occupés par des châteaux forts, ici il ne reste que des vestiges du château, on dénombre plus d’une cinquantaine de Belmont dans le monde entier.
Nous sommes en Valromey, une idée assez répandue rapport à la présence romaine fait penser que  valromey signifie val romain, il n’en est rien, cette vallée se nommait Verromey.   

Le Séran est un cours d’eau de 42km qui prend sa source sur le plateau de Retord puis, jusqu’à la cascade de Cerveyrieu, hameau d’Artemare, où il chute de 60m,  il traverse une zone très  karstique, avec de nombreuses pertes, c’est là que sont les gorges de Thurignin, site sauvage sur près de 500 m où le Séran a creusé une succession de marmites que relient de profondes et étroites entailles où s'engouffrent de grondantes cascades.  
On nomme marmite du diable ou marmite de géant ou simplement marmite ou chaudron ou cuve ou encore tine dans la région,  une dépression cylindrique dans le lit d'un cours d'eau  souvent torrentueux. Dans le midi, on utilise plutôt les termes oule, ou parfois gour.
Dans les cours d’eau actifs, on constate en général la présence de cailloux entraînés dans un mouvement de rotation par le torrent. C'est ce mouvement de rotation qui a creusé, à partir d'une irrégularité de relief initiale, une érosion progressive de la roche en forme de marmite.
Lorsque le cours d'eau est très déclive, ces marmites peuvent s'étager le long d'une cascade, formant des bassins parfois esthétiques, débordant l'un dans l'autre. Avec la progression de l'érosion, certaines marmites peuvent finalement se percer et se vider partiellement ou totalement selon la taille de l'ouverture et le débit de l'eau.

Les grande et moyenne randos passent à la Source du Groin, un des sites les plus splendides et les plus énigmatiques de France. Le Groin est une simple gouille qui peut devenir une véritable rivière lorsqu'il est en crue
La Source du Groin est alimentée par les nappes phréatiques, ainsi que par d'autres résurgences inconnues à ce jour, malgré les tentatives de pigmentation de l'eau de plusieurs lacs et sources environnants.
Cet endroit est très apprécié des spéléologues les plus chevronnés, notamment de par sa longueur qui pour le moment est inconnue; seuls les 2100 premiers mètres ont été explorés, mais ses origines pourraient être à plusieurs dizaines de kilomètres de sa sortie. Cette  résurgence Vauclusienne a le plus souvent un débit nul du printemps à l'automne, mais peut avoir un débit très élevé, notamment lors d'orages, et il faut alors être très prudent car l'eau peut monter subitement et rapidement du fond du trou, dont la pente raide et ensablée peut freiner la remontée des personnes.
Le Groin doit son nom tout simplement au brouhaha de la sortie de la résurgence lors d'orages,  cela fait un bruit résonnant contre les parois ressemblant au bruit qu'émet un cochon.

Le 20 avril est le jour de la rose au calendrier républicain. On a trouvé un lien entre groin et rose ! et on a fait un petit mix de Françoise Hardy,  Juliette et Gilbert Bécaud
https://www.youtube.com/watch?v=T6kQeyW5wEc
On est bien peu de chose Et mon amie la rose Me l'a dit ce matin :
Tout est bon dans l´cochon  Du groin jusqu´au jambon  C´est bon.
La rate et les rognons  La queue en tire-bouchon  C´est bon.
Désormais je veux chanter l´cochon  Le pâté, l´saucisson
Répétons sur cet air polisson :  "Qui c´est qu´est bon? C´est l´cochon, c´est bon!"
Je pourrais dire bien des choses  Sur son talent
Il a la couleur des roses  Sans leurs piquants.  Et puis quand on a terminé  Les bons morceaux
Reste de quoi faire des souliers  Et des pinceaux!  (Et çà c´est beau!)
L'important c'est le rose L'important c'est le rose L'important c'est le rose Crois-moi !



Rando Ceyzeriat  13/04/2017
En contrebas du village de Ceyzeriat, le paysage devient sauvage, la végétation abonde, la magnifique cascade naturelle de la Vallière surplombe un espace humide et ombragé.
La rivière La Vallière qui  prend sa source au hameau de la Grande Fontaine et se jette dans la Reyssouze, y franchit une barre rocheuse de près de 30 mètres de hauteur.
La Vallière est liée au monde animal, jugez-en plutôt : elle reçoit les eaux du « Bief de Veau », qui prend naissance à la « source des 30 Chiens »,   et celles du ruisseau de Tréconnas dont l’origine est la source de Chantemerle.
La Vallière a un débit important et régulier et son cours comportait trois moulins répartis sur près d’un kilomètre :
• Le moulin de la Vallière, en aval de la cascade, existait dès 1349 et fut démoli en 1920. Ses pierres ont servi à la construction de la biscuiterie Bouvard au centre du village de Ceyzériat
• Le moulin de la Roche, juste au-dessus de la cascade, mis en fonction en 1792
• Le moulin des Billets, construit en 1836 en amont de la cascade.

Dans le vallon, outre la cascade, se situe une grotte,  qu’ Alexandre Dumas, l’auteur des 3 mousquetaires , a décrite comme étant l’ antre des « Compagnons de Jéhu »,  dans son roman du même nom.  Les compagnons de Jehu ont réellement existé, c’était une bande armée qui faisait régner la terreur en dévalisant les diligences pour le compte du roi Louis XVIII, et qui a sévi dans notre région, on relate une attaque de la malle-poste au lac de Sylans, et ils auraient enterré leur butin dans les bois de Samognat.
Dans le roman d’ Alexandre Dumas, la base du rocher nord du vallon reliait Ceyzériat aux tombeaux de l’église de Brou, par un souterrain de près de 10 kilomètres.
Vous voilà  à l’intérieur, la fraîcheur s’installe… tout comme l’obscurité ! À plus d’une vingtaine de mètres de profondeur, plongé dans le noir, on n’entend rien, seulement les gouttes d’eau s’écrasant sur le sol. Les parois humides et la terre boueuse rendent l’avancée difficile. À l’extrémité de la grotte, deux petites cavités continuent, mais elles sont trop petites pour y pénétrer… C’est là qu’une lutte sans merci s’est déroulée entre les dragons (militaires) et les compagnons de Jéhu, nous décrit Dumas.
« La grotte s’emplit d’une fumée au sein de laquelle chaque coup de feu brillait comme un éclair ; les deux troupes se joignirent et s’attaquèrent corps à corps : ce fut le tour des pistolets et des poignards. Cet affrontement dura un quart d’heure, vingt minutes peut-être. On compta vingt-deux cadavres. Treize appartenaient aux dragons et aux gendarmes, neuf aux compagnons de Jéhu. »
À ceux qui le contredisaient, Alexandre Dumas répondait : « Qu’importe si l’on viole l’Histoire pourvu qu’on lui fasse de beaux enfants. »

Françoise Louise de La Baume Le Blanc née à Tours le 6 aout 1644  demoiselle puis duchesse de La Vallière fut la première maîtresse officielle de Louis XIV. Après sa disgrâce, à 31 ans elle entra au Carmel en y prenant le nom de Louise de la Miséricorde.
Au temps de sa splendeur, Louise de La Vallière portait une cravate à large nœud flottant.
En 1875 le nom de  lavallière devint nom commun pour désigner cette cravate lorsque les peintres de l’ époque peignirent cet élément vestimentaire qu’arbora   Raoul Follereau l’apôtre des lépreux, et qu’arbore encore un grand mathématicien français Cédric Villani.

Et nous allons clore cette chronique par un anniversaire : le 13 avril 1946 fut votée la loi dite Marthe Richard de fermeture des maisons closes, dans les maisons closes, le champagne, dont le Veuve Cliquot coulait abondamment. Par un jeu de mots, Marthe Richard veuve, ancienne prostituée, aviatrice, espionne, devenue femme politique  fut surnommée par les chansonniers :  la veuve qui clot…

Rando Dortan   23/03/17
Dortan est située tout au nord du département de l’Ain, séparée du Jura par la Bienne sur 7  km et par l’Ain sur 4km. Le Merdançon, le Merloz et la source bleue du château arrosent aussi Dortan.
La commune comprend 6 hameaux : Uffel, Vouais, Bonaz, Emondeau, Sénissiat et Maissiat.
Depuis le XIXe s., les tourneries de Dortan travaillent le buis, élevant la commune au rang de capitale du jeu d'échecs. Aujourd'hui, il ne reste qu'une seule usine à fabriquer des échiquiers.  
Le XXe s. a été particuliculièrement marquant pour Dortan en raison des deux guerres. La première a peu touché le village, ce qui n'est pas le cas de la seconde. En effet, le 21 juillet 1944, après avoir été pillée, Dortan est entièrement incendiée, à l'exception du château qui était le quartier général de l’occupant allemand. Malgré les nombreuses pertes humaines et matérielles, la vie a repris. La "cité martyr" a été construite pour héberger les dortanais(es) et les commerces. Au cours d'un voyage dans notre région, le président de l'époque, Vincent Auriol, a décoré les familles des victimes de la médaille de la reconnaissance française.

Le 23 mars est le jour de l’asperge au calendrier républicain.
Elle est révérée comme aphrodisiaque, en raison de sa forme, dans le conte arabe Les Mille et Une Nuits. Prisée par Madame de Pompadour pour cette réputation d’aphrodisiaque, ses extrémités sont appelées « pointes d’amour » à son époque.
C’est la molécule asparagine qui parfume les urines consécutives à sa consommation.
Evidemment elle a été chantée : https://www.youtube.com/watch?v=7XEVTuF7cTU

On a fêté de brillants centenaires  Molière et Brillat-Savarin
De Parmentier et la pomme de terre  Urgère, Momute, et le bon vin
Puisqu'aujourd'hui tous nos désirs convergent  Pour célébrer tant de bienfaits
Je veux chanter la gloire de l'asperge  Ce fier produit du sol français
Refrain:
Asperge, asperge divine Pour nous, tu n'as que des appâts

Si les roses ont des épines Asperge tu n'en as pas !
Vraiment l'asperge est un produit célèbre,  Lorsque le bon Dieu vit qu'Adam
Seul dans l'Eden avait un air funeste  Il fit tes beaux charmes d'antan
Adam restait pensif devant la vierge  C'est alors que le créateur
Avec génie fit pousser une asperge  Et ce fut le premier bonheur
Refrain 
Devant l'asperge les femmes se prosternent  Car son passé fut triomphal
Elle est la reine de nos festins modernes  La déguster est un régal
Pour la manger il faut la prendre mûre  Entre les doigts... amoroso
Et ne pas prendre -ce s'rait lui faire injure ! - Une fourchette à escargot !
Refrain 
Mais les plaisirs que l'asperge nous donne  Sont éphémères, profitons-en !
Il faut savoir la prendre courte et bonne  Plus tard hélas il n'est plus temps
Et vous mesdames qui gentiment papotent  Quand le temps d'l'asperge reviendra
Par gourmandise n'en mangez pas des bottes  N'en prenez qu'une mais gardez là !
Asperge, asperge divine Pour nous, tu n'as que des appâts 
Si les roses ont des épines Asperge tu n'en as pas ! 

Evidemment pas besoin de mettre les points sur les i , c’est suffisamment explicite dans la chanson pour la similitude avec une partie de l’anatomie masculine, mais ne pas mettre du tout les i est encore plus explicite, en effet, si on ôte l’i au verbe préciser, on trouve  presser, et si on ôte aussi l’i à la Vierge de Dortan, elle trouve ce qui figure dans le descriptif de la rando sur le site, et elle en perd du coup, c’est le cas de le dire, en même temps que l’i, sa qualité !
Pauvres dortannaises, n’en avoir qu’une pour toutes, c’est bien triste !




Randos   Poncin 16/02/17

Le 16 février 1863 est le jour de naissance de La Croix Rouge à l’initiative d’Henry Dunand.
Le 16 février1899, 26 ans plus tard, on fit appel à un médecin à l’Elysée, mais vainement, l’appel à la Croix Rouge n’aurait rien donné de plus, le Président de la République en poste, Félix Faure venait de mourir en épectase, 4 ans après son élection à la Présidence.
Qu’est-ce donc que cela, l’épectase ?
L'épectase est, chez les chrétiens, une tension et un progrès de l'homme vers Dieu, c’est la signification première de ce terme, mais, une autre signification vient d’un article du Canard enchaîné qui a plaisanté sur ce mot, au sujet d’une autre mort en 1974, celle du Cardinal Daniélou qui avait abondamment commenté la notion d'épectase dans son ouvrage sur Grégoire de Nysse : ‘Platonisme et théologie mystique’, et pourquoi donc le Canard a-t-il plaisanté sur un sujet aussi sérieux, eh bien parce que le cardinal en question a trouvé la mort
 dans des circonstances embarrassantes pour l’Église catholique romaine, on a trouvé son corps chez une prostituée. L’Église a réagi  en publiant un communiqué indiquant que c’est « dans l’épectase de l'Apôtre qu’il est allé à la rencontre du Dieu Vivant ».  d’où le papier moqueur du Canard, et le 2 ième sens donné à épectase.
Mais, revenons donc à ce 16 février 1899, et à Felix Faure surnommé le Président Soleil pour son amour du faste. Félix téléphona à Marguerite Steinhel sa maitresse et lui demanda de passer le voir pour 17 heures après son conseil des ministres consacré à l'affaire Dreyfus. Bien qu'elle fût arrivée à l’heure, les entretiens du président avec l’archevêque de Paris et Albert Ier de Monaco, venus intercéder en faveur du capitaine Dreyfus, se prolongèrent, aussi absorba-t-il probablement une trop forte dose de cantharide officinale, puissant aphrodisiaque mais aux effets secondaires importants (à moins qu'il ne s'agisse de l'aphrodisiaque à base de quinine qu'il se faisait apporter par son huissier comme à son habitude afin de se montrer Faure à la hauteur avec sa maîtresse). Peu de temps après que le couple se fut installé dans le « salon bleu » de l'Élysée, le chef du cabinet alerté par des cris, se précipita et découvrit le président sans autre vêtement qu'un gilet de flanelle, râlant, allongé sur un divan et la main crispée dans la chevelure de sa maîtresse tandis que Marguerite  déshabillée réajustait ses vêtements en désordre. Félix Faure mourut vers 22 heures d'une congestion cérébrale comme on disait à l'époque,  et à cette même époque, on utilisait davantage qu’aujourd’hui le terme : ‘sa connaissance’ pour ‘sa fréquentation’.
La légende rapporte  que le prêtre appelé pour les derniers sacrements  aurait demandé à son arrivée : « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? »,  et, il se serait entendu répondre : « Non, elle est sortie par l'escalier de service ! 
On prête à Georges Clemenceau le mot suivant : «Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui».
Et comme la rumeur a couru que sa mort était survenue pendant une fellation, les chansonniers par rapport à son goût du faste ne l’ont pas raté en disant : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée », par référence à l’histoire romaine, Pompée brillant général adversaire de César contrairement à César ne fut jamais empereur.
D’autres personnalités sont aussi dit-on mortes en épectase : le pape Pie IV , Nelson Rockfeller,   l’acteur David Carradine, le compositeur Richard Wagner entre autres, on l’évoque aussi pour Attila le roi des Huns et encore pour Claude François, des mauvaises langues prétendent que son électrocution serait due à un sextoy électrique…
On peut dire qu’ils firent tous très Faure !, mais ne nous Fillon pas aux apparences…
Quant à Marguerite Steinheil, la maitresse du président, qui défraiera de nouveau la chronique quelques années plus tard à l’occasion du crime inexpliqué de son mari et de sa mère, elle sera très vite surnommée “la pompe funèbre”. 

Thomas Fersen a écrit une chanson : Félix   https://www.youtube.com/watch?v=HgxVwfYnnqg  qui se termine ainsi :
Je suis centenaire, mais je suis encore vert J'ai l'âge d'être arrière, arrière, arrière, arrière
Mon fil est un vieux chnoque, ma fille est une vieille bique
Quand je l'embrasse, elle pique, y en a marre des vioques
Je jouis, je jouis quand j'entendrais le glas oui
Je jouirais encore, je veux mourir comme Félix Faure

Et au cas où des animateurs se sentent de chanter la totalité de la chanson, guère plus longue, la voici :
Je suis centenaire et je suis encore vert
Pour l’amour y a pas d’âge et je suis prêt pour le mariage
J’ai l’âge d’être grand-père et même arrière-grand-père
Je fais semblant d’être sourd, mais je suis prêt pour l’amour

Je jouis, je jouis, je jouis, c’est inouï
Je jouis, je jouis, je jouis

Je suis centenaire, mes dents sont dans un verre
Voyons qu'est-ce que je vais prendre, la viande si elle est tendre
La viande avec des frites ainsi qu’une douzaine d’huîtres
Une bouteille de Pomerol et des profiteroles

Je jouis, je jouis, j’en suis tout ébloui
Je jouis, je jouis, je jouis

Je suis centenaire, mais je suis encore vert
J’ai l’âge d’être arrière, arrière, arrière, arrière
Mon fils est un vieux schnoque, ma fille est une vieille bique
Quand je l’embrasse, elle pique, y en a marre des vioques

Je jouis, je jouis quand j’entendrai le glas oui
Je jouirai encore, je veux mourir comme Félix Faure

Rando Avocat Eoliennes 23/02/2017
Eole, maitre et gardien des Vents, habitait sur l'île flottante d’Eolia, les vents étaient enfermés dans une grotte,  il les libérait sur l’ordre de Zeus ou de Poséidon.
Quand Ulysse aborda sur Éolia, Éole le reçut comme un hôte de marque, et lorsque Ulysse rembarqua, Eole lui offrit en cadeaux d’adieu :  un vent favorable pour regagner Ithaque, et une outre dans laquelle étaient enfermés tous les vents mauvais pouvant contrarier son voyage. Alors qu’Ulysse dormait, son équipage croyant que l’outre renfermait du vin, ouvrit cette outre pour boire le vin, tous les vents contraires s’échappèrent d’un coup déchaînant une terrible tempête, le navire fut repoussé vers Éolia. Éole, le voyant revenir estima qu’il s’agissait d’un châtiment divin et refusa d’ accorder son aide, ils repartirent donc au hasard. 
Une éolienne n'a pas de taille définie. Il est possible de fabriquer une éolienne de 10 centimètres de haut ou des éoliennes de 200 mètres de haut... Aujourd'hui, les éoliennes de taille moyenne font entre 12 et 50 mètres de hauteur de mât, l’ éolienne la plus puissante est danoise, elle produit  8MW ce qui permet d’alimenter environ 7500 foyers.

On dit d'un accusé qu'il est cuit quand son avocat n'est pas cru.  Pierre DacLes avocats portent des robes pour mentir aussi bien que les femmes."  Sacha Guitry
Au cours de cette randonnée certains passeront à côté des ruines de Bassan, on peut se dire qu’ils fallait être un peu fou pour vivre ici, d’ailleurs, c’est bien connu, c’était les fous de Bassan, mais tous ne l’étaient pas, notamment une aïeule de Jean-Paul.
Une autre anecdote des lieux concerne notre animatrice Solange, Claude a compris qu’elle était venue par ici avec un avocat en fraise, ça devait être au cours d’un voyage dans le temps, avec Jacquouille, à l’époque d’Henri III et de ses mignons à fraises, ou alors c’est que Claude a mal compris et peut-être bien que Solange est venue chercher des fraises sur l’Avocat avec quelqu’un d’autre, mais cela ne nous regarde pas…
Quant à l’avocat qui a donné ce nom à la montagne, son nom à lui, on ne le connait pas. Le 23 février est le jour du bouc au calendrier républicain,
Berthe Sylva qui a chanté  les Roses blanches : c’est aujourd’hui dimanche, tiens ma jolie maman, voici des roses blanches toi qui les aime tant… a chanté aussi : Le bouc de la Nanon
La si tant vieille Nanon Avait un bouc très prolifique
Et tous les fermiers du canton,  A ce bouc, amenait leurs biques.
On payait cinq sous seulement Pour ce nouveau droit de cuissage ;
Le fermier s'en allait content Et la chèvre encore davantage.
{Refrain:}    Ah ! C'était un fameux luron,  Le bouc à la vieille Nanon.
Comme plus de vingt fois par jour,  Le bouc était mis à l'ouvrage,
Nanon, au bout d'un temps très court,  Eut deux cents écus en partage.
Le maire du pays, jaloux, se dit : Si j'achetais la bête,
Moi, je ferais payer dix sous ; Ma fortune serait bientôt faite.
{au Refrain}
Le marché fut vite conclu Pour une somme rondelette.
Nanon empocha les écus Et le maire emmena la bête.
Bellement, il vous l'installa Dans un bureau de la mairie
Et sur la porte, l'on grava Cette inscription "Ici, bureau des saillies"
{au Refrain}
Le lendemain, trente fermiers,  Au bouc, amenèrent leurs chèvres.
Mais le maire dut constater Qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.
Ce bouc, naguère, si fougueux,  Refusant ses faveurs de mâle,
S'en allait, le grand paresseux,  S'endormir dans un coin d' la salle.
{au Refrain}
Le maire s'en fut chez Nanon. "Votre bouc ne veut plus rien faire"
Lui dit-il d'un air furibond,  "Expliquez-moi donc cette affaire"
Mais la vieille, sans sourciller,  Dit "Pas étonnant, monsieur le maire,
Qu'il ne veuille plus travailler. Dame ! Vous en avez fait un fonctionnaire"     {au Refrain}

Rando Raquette Les Molunes 09/03/2017
Pour vous faire apprécier encore plus la grande beauté des paysages des Htes Combes du Jura on va vous parler de la laideur physique et morale d’un cependant grand personnage Honoré  Riqueti né le 9 mars 1749, plus connu sous le nom de Mirabeau, écrivaindiplomatefranc-maçonjournalistehomme politique surnommé « l'Orateur du peuple »  .  
Selon Victor Hugo, Mirabeau, d'une famille de la noblesse provençale, malgré son nom : mire à beau, vois le beau, était d'une « laideur grandiose et fulgurante ». Il est né avec un pied tordu, deux grandes dents et surtout une tête énorme, il a également la langue enchaînée par le filet. Avant de présenter l'enfant à son père, la nourrice le prévient : « Ne vous effrayez pas ». Et l'accoucheur d'ajouter : « Il aura beaucoup de peine à s'exprimer ». Mirabeau admettra sa difformité, et déclamera : « On ne connaît pas toute la puissance de ma laideur ».
À l'âge de trois ans, il est en plus défiguré par  la petite vérole, variole mal soignée ; son visage au teint livide en garde de profondes cicatrices, tout grêlé.  Son enfance est marquée par la sévérité de son père qui n'a pas d'affection pour lui. Alors qu’il a 5 ans,  ce père écrit à son frère, le bailli de Mirabeau : « Ton neveu est laid comme le fils de Satan !>> 
Dans sa jeunesse et même après, il aura une vie dissolue,  libertinage, dettes de jeu, si bien que son père le fit emprisonner à de nombreuses reprises, pendant plusieurs années, sur l'ile de Ré , puis au Château d’If, au donjon de Vincennes, et au château de Joux.
Lors de son emprisonnement à Vincennes de 1777 à 1780,  il rencontra le marquis de Sade, qui y était aussi enfermé. Comme Sade, Mirabeau y écrivit beaucoup : des lettres, notamment à sa maîtresse, publiées en 1792 sous le titre de Lettres à Sophie, chef-d’œuvre de la littérature passionnée,   mais aussi une œuvre érotique particulièrement crue.
En juin 1786, Talleyrand, avec qui il était lié, lui obtint une mission secrète à Berlin, marquant ses débuts en politique, il en espérait obtenir un vrai  poste diplomatique, qu’il n’eut pas, furieux  il publia un pamphlet qui entraîna une lettre de cachet le contraignant à fuir à Liège.  Avec notamment Condorcet, il fait partie en 1788, des fondateurs de la Société des amis des Noirs, créée pour l'abolition de l’esclavage et de la traite des Noirs.
Candidat lors des Etats Généraux, Il est élu député d’Aix et Marseille en avril 1789, et ne tarde pas à devenir l’un des plus énergiques orateurs de l’Assemblée nationale, le surnom d’hercule de la liberté lui est alors donné par l'abbé Sieyès.  
Il participe ensuite à la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ce qui le popularise auprès du peuple.
La dégradation de la monarchie détermine son revirement politique. Il devient le plus solide appui de Louis XVI et de Marie-Antoinette, en étant notamment le conseiller privé de Louis XVI, fonction secrète pour laquelle il se fait grassement rémunérer.
Auprès de ses amis révolutionnaires, il appuiera les idées de la révolution, alors que pour le roi, et  la reine qu'il rencontre en secret, il se montre comme un défenseur de la monarchie.
Sa mort à Paris, en 1791 à l’âge de 42 ans provoque une grande affliction du peuple.
La rue de la Chaussée-d'Antin où il meurt est rebaptisée « rue Mirabeau », son corps est transporté en grande pompe au Panthéon, il en est le premier occupant et y restera 3 années jusqu’à ce que  la découverte de l’armoire de fer  révèle ses activités auprès du roi. La Convention décide alors d'exclure sa dépouille du Panthéon  remplacée par celle de Marat qui fut lui aussi dépanthéonisé.  Le corps de Mirabeau plusieurs fois déplacé fut définitivement perdu.   2 chansons peuvent convenir à Mirabeau :     
Gainsbourg :  Des laids, des laids :  la beauté cachée des laids des laids se voit sans délai délai
Et Dutronc : L’Opportuniste : Il y en a qui contestent Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste Je retourne ma veste 
Je retourne ma veste Toujours du bon côté
Et  termine par :   A la prochaine Révolution je retourne mon pantalon…


Rando Etables 02/03/17
L’ancienne romaine Stabula sur la voie romaine comporte de belles constructions anciennes : le lavoir  à l’origine en pierre, les femmes devaient  s’agenouiller pour laver jusqu’à ce qu’il soit surélevé en 1934 par une maçonnerie, sa charpente en chêne a été entièrement taillée à la hache.
La chapelle St Laurent, petite église romane en pierres date du milieu du XIIe siècle. Son toit de lauzes est surmonté d’un clocheton, remplaçant le clocher originel détruit en 1794 par les Révolutionnaires.

L’étable est le bâtiment ou la partie de bâtiment réservée à l’élevage des bovins, plus spécifiquement les vaches, on peut aussi dire vacherie, parfois à tort on utilise le mot écurie qui concerne les chevaux.  Une vacherie facile : les tables de la loi…
Pierre Dupont a écrit en 1845 la chanson  ‘les bœufs’, interprétée plus tard par Marcel Amont :
http://www.chansons-net.com/Chansonsretros/index.php?param1=BO00142.php
J'ai deux grands boeufs dans mon étable,  Deux grands boeufs blancs marqués de roux;
La charrue est en bois d'érable,  L'aiguillon en branche de houx.
C'est par leurs soins qu'on voit la plaine  Verte l'hiver, jaune l'été.
lls gagnent dans une semaine  Plus d'argent qu'ils n'en ont coûté.
Refrain
S'il me fallait les vendre, J'aimerais mieux me pendre,
J'aime Jeanne, ma femme Eh bien ! J'aimerais mieux
La voir mourir Que voir mourir mes boeufs …

Le 2 mars est un jour papal, en effet, jour de naissance de 3 papes :
Adrien VI en 1459, Léon XIII en 1810 et Pie XII en 1876.
Et le 2 mars1415 abdiquait Jean XXIII, élu pape par le concile de Pise en 1410 et considéré comme antipape par l’Eglise, on pourrait aussi dire  sous-pape. Un autre Jean XXIII, plus connu, contemporain, Roncalli fut pape de 1958 à 1963.

Le 2 mars on fête les Charles, Charles Trenet a chanté :  Poly, Poly fini l’étable, fini ce temps.
https://www.musicme.com/Charles-Trenet/titres/Les-Vacances-De-Poly-t422167.html
Deux chanteurs nous ont quitté un 2 mars : Gérard Rinaldi en 2012,   le jour de la St Charles,  jour de fête des Charlots dont il était le chanteur.
Et le 2 mars 1991  Serge Gainsbourg qui a chanté dans ses débuts au cabaret : l’Etable.

Dans le petit âne gris, Hughes Aufray à 2 reprises évoque l’étable :
https://www.youtube.com/watch?v=SDLSeW2CSmg
Quand il vint au domaine Y avait un beau troupeau
Les étables étaient pleines De brebis et d'agneaux
Cette vie honorable Un soir s'est terminée
Dans le fond d'une étable Tout seul il s'est couché

L’étable encore évoquée par JJ Goldmann pour Coluche :
ttps://www.youtube.com/watch?v=xnp-wM9kzM8
Autrefois on gardait toujours une place à table
Une chaise, une soupe, un coin dans l'étable
Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose.

Aujourd'hui, on n'a plus le droit Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi Quand je pense à toi, je pense à moi
Je te promets pas le grand soir Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur Dans les restos, les restos du cœur.

Randos raquette Cuvéry, pédestre Matafelon  16/02/17
Le 16 février1899, on fit appel à un médecin à l’Elysée, mais vainement, le Président de la République en poste, Félix Faure venait de mourir en épectase, 4 ans après son élection.
Qu’est-ce donc que cela, l’épectase ? L'épectase est, chez les chrétiens, une tension et un progrès de l'homme vers Dieu, c’est la signification première de ce terme, mais, une autre signification vient d’un article du Canard enchaîné qui a plaisanté sur ce mot, au sujet d’une autre mort en 1974, celle du Cardinal Daniélou qui a trouvé la mort dans des circonstances embarrassantes pour l’Église, on a trouvé son corps chez une prostituée. L’Église a publié  un communiqué indiquant que c’est « dans l’épectase de l'Apôtre qu’il est allé à la rencontre du Dieu Vivant ».  d’où le papier moqueur du Canard, et le 2 ième sens donné depuis à épectase.
Mais, revenons donc à ce 16 février 1899, et à Felix Faure surnommé le Président Soleil pour son amour du faste. Félix téléphona à Marguerite Steinheil sa maitresse et lui demanda de passer le voir pour 17 heures après son conseil des ministres consacré à l'affaire Dreyfus. Bien qu'elle fût arrivée à l’heure, les entretiens du président avec l’archevêque de Paris et Albert Ier de Monaco, venus intercéder en faveur du capitaine Dreyfus, se prolongèrent, aussi absorba-t-il probablement une trop forte dose de cantharide officinale, puissant aphrodisiaque mais aux effets secondaires importants (à moins qu'il ne s'agisse de l'aphrodisiaque à base de quinine qu'il se faisait apporter par son huissier comme à son habitude afin de se montrer Faure à la hauteur avec sa maîtresse). Peu de temps après que le couple se fut installé dans le « salon bleu » de l'Élysée, le chef du cabinet alerté par des cris, se précipita et découvrit le président sans autre vêtement qu'un gilet de flanelle, râlant, allongé sur un divan et la main crispée dans la chevelure de sa maîtresse tandis que Marguerite  déshabillée réajustait ses vêtements en désordre. Félix Faure mourut vers 22 heures d'une congestion cérébrale comme on disait à l'époque,  et à cette même époque, on utilisait davantage qu’aujourd’hui le terme : ‘sa connaissance’ pour ‘sa fréquentation’.
La légende rapporte  que le prêtre appelé pour les derniers sacrements  aurait demandé à son arrivée : « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? »,  et, il se serait entendu répondre : « Non, elle est sortie par l'escalier de service ! 
On prête à Georges Clemenceau le mot suivant : «Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui».
Et comme la rumeur a couru que sa mort était survenue pendant une fellation, les chansonniers par rapport à son goût du faste ne l’ont pas raté en disant : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée », par référence à l’histoire romaine, Pompée brillant général adversaire de César contrairement à César ne fut jamais empereur.
D’autres personnalités sont aussi dit-on mortes en épectase : le pape Pie IV , Nelson Rockfeller,   l’acteur David Carradine, le compositeur Richard Wagner entre autres, on l’évoque aussi pour Attila le roi des Huns et encore pour Claude François, des mauvaises langues prétendent que son électrocution serait due à un sextoy électrique…
On peut dire qu’ils firent tous très Faure !, mais ne nous Fillon pas aux apparences…
Quant à Marguerite Steinheil qui défraiera de nouveau la chronique quelques années plus tard à l’occasion du crime inexpliqué de son mari et de sa mère, elle sera très vite surnommée “la pompe funèbre”. 
Thomas Fersen a écrit la chanson Félix  https://www.youtube.com/watch?v=HgxVwfYnnqg    
Je suis centenaire et je suis encore vert
Pour l’amour y a pas d’âge et je suis prêt pour le mariage
J’ai l’âge d’être grand-père et même arrière-grand-père
Je fais semblant d’être sourd, mais je suis prêt pour l’amour
Je jouis, je jouis, je jouis, c’est inouï Je jouis, je jouis, je jouis
Je suis centenaire, mes dents sont dans un verre
Voyons qu'est-ce que je vais prendre, la viande si elle est tendre
La viande avec des frites ainsi qu’une douzaine d’huîtres
Une bouteille de Pomerol et des profiteroles
Je jouis, je jouis, j’en suis tout ébloui Je jouis, je jouis, je jouis
Je suis centenaire, mais je suis encore vert J'ai l'âge d'être arrière, arrière, arrière, arrière
Mon fil est un vieux chnoque, ma fille est une vieille bique
Quand je l'embrasse, elle pique, y en a marre des vioques
Je jouis, je jouis quand j'entendrais le glas oui
Je jouirais encore, je veux mourir comme Félix Faure !

Randos raquette Les Plans, pédestre Maillat 09/02/17

Le 9 février, est le jour du tabouret  au calendrier républicain, qu’est-ce que ça vient faire là, où d’habitude, c’est une espèce végétale ou animale  qui est élue.
Eh bien le tabouret est une plante, autre nom : thlaspi, de la famille des bras cassés, euh… brassicacées, avouez qu’un tabouret avec un bras cassé, ça la fout mal, c’est plutôt bancal…Y en a des champs, des bleus et des montagnes, et ça ressemble pas à un tabouret.

*Y m'en va vous racconter une histouère. Vous avez bé connu Lexis mon valet, quand l'tirait ses vaches, vous pouvez crère. Y va vous expliquer comment qu'lé s'y prenait, le s'accroupissant tout comme tchés grenouilles son darre touchait à ses talons d'bots, l'avait son scia d'lait entre ses deux gnôyes. O l'étet comme tcheu que l'faisant l'boulot y pensais tot bas quand y l'voyais faire tcho pauvre innocent le s'esquinte toujou bé. Enfin un bai jour, y vas à la fouère, pis y i rapportis un bai tabouret, pis le lendemain y passe dans not  étchurie, juste au bon moument que l'tirait son lait. E ma qu'en a fait ine goule d'ahuri. l'tabouret étant dan un coin do tét dans ma surprise, faut pas y vous ô caché, vous d'vinerez jamais ce que l'ma répondu : Y l'é bé essayé à mes 18 vaches, mais ô n'a pas yine qui s'est assis d'ssus.
Roger Normand  en patois vendéen

Voilà une autre histoire de tabouret, récente, septembre 2016 :
Claus Jørstad   la quarantaine bien tassée  habite en Norvège, avec sa femme et ses trois enfants. Il est allé chez Ikéa et  y a fait l’acquisition d’un  tabouret bon marché  à 3,99 €,  assez basique, quatre pieds  et un plateau percé de huit trous.   
En rentrant chez lui, Claus a immédiatement voulu le tester. Et là, problème :  un de ses testicules s’est coincé dans un des trous….Comment est-ce possible ?
En fait, le tabouret était destiné à la douche car blessé au genou, Claus ne pouvait  pas rester debout sous la douche, et, après s’être dévêtu, il a posé son postérieur sur le tabouret et il a commencé à se laver et là, un de ses testicules a glissé dans  un des trous du siège du tabouret. Il s’est ensuite dilaté à cause de la chaleur de l’eau.  
Claus n’a pas cédé à la panique. Que faire dans une telle situation, qu’auriez-vous fait ? pas vous Mesdames, mais vous Messieurs ?        On attend vos solutions…………….
Claus a coupé l’eau chaude et le froid a fait le reste. Les tissus impliqués se sont rapidement rétractés et notre ami a pu s’en sortir sans avoir besoin d’appeler les secours.
Suite à cette mésaventure, il a pris sa plus belle plume et il a publié un long message sur la page de la division norvégienne d’Ikea, l’article a comme on dit fait le buzz et a provoqué l’hilarité générale. Et finalement, cette drôle d’histoire a été du pain béni pour Ikea.

Le 9 février 1923 naissait Jean Constantin chanteur, compositeur, parolier, notamment auteur des paroles de la chanson d’Edith Piaf : Mon manège à moi.  Il a chanté : où sont passées mes pantoufles et : Le Pacha https://www.youtube.com/watch?v=NwtYybf2b8s    qu’il interprétait en jouant du piano, en équilibre sur un tabouret reposant sur un seul pied.
C'était un Shah tait un Shah tait un Shah Un Pacha Plein d'argent Shah Persan Si puissant
Que dans son Que dans son Que dans son Son harem
Toutes les femmes lui disaient Shah Shah Shah Comme on t'aime
Mais malgré Ses mi-mi Ses mi-mi Ses milliards
Le Pacha Shah Shah Shah Avait bien le cafard
Des pé-pé Des pé-pé Des pétroles il était saturé
Car son rêve C'était d'voir pousser l'gazon D’vant son pa-pa Son palais en toutes saisons
Mais chaque fois Qu'il creu-creu Qu'il creusait Des trou-trous
Pour trou-trou Pour trou-trou-la-itou Pour trouver
Un fi-fi un fi-fi filet d'eau Du pé-pé du pétrole Jaillissait aussitôt
Et les sous Les sou-sou Les sourciers, Les sorciers voulaient tous
Démi-mi Démi-mi, missionner Et le pa Le pa-pa Le Pacha Shah Shah Shah languissait
Car son rêve C'était d'voir pousser l'gazon D’vant son pa-pa Son palais en toutes saisons
On signala À deux pas Une rivière D'eau claire Le Pacha y courut sur le champ
Mais revint fort déçu N'ayant vu qu'une rivière de diamants
Alors tout con Tout con-con Tout compte fait Il s'installa chez nous Car chez nous
Pour c’ qui est Du ga-ga Du gazon On s'rait plutôt ga-ga trop gâté
Tait un Shah tait un Shah, tait un Shah, Tait un Shah...
*

  • Ou réécrite, avec un accent belge ou canadien ou suisse si vous savez faire :

J’m’en va vous raconter une histoire qu’est arrivée à mon voisin quand y trayait ses vaches, j’vais vous expliquer comment qu’y s’y prenait l’Alexis, y s’accroupissait comme un crapaud, son cul qui touchait ses talons, quand j’le voyais faire, j’me pensais y  va ben s’esquinter pauvre innocent. Un beau jour qu’j’suis allé à la foire, j’y ai rapporté un beau tabouret, pis le lendemain, je passe à l’étable, juste au moment d’la traite, et l’tabouret, il était dans un coin, l’Alexis, il a ben vu qu’j’étais surpris qu’l’tabouret y soit dans l’coin, et y m’a dit, j’ai ben essayé mais y en a pas une qui a voulu s’asseoir d’ssus…

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Rando Leymiat 02/02/17
Nous irons sur le Veyron, à Leymiat, nous y verrons, même ceux aux yeux vairons nager quelques vairons aux environs, en 2 coups d’aviron sauf si nous chavirons…

Il vaut mieux un renard au poulailler qu'un homme en chemise en février
  
Le 2 février à date fixe, 40 jours après la veillée de Noël, on célèbre La Chandeleur qui doit son nom à la "Festa candelarum" : en latin, "fête des chandelles". Dans la tradition chrétienne, il est d'usage d'allumer des chandelles ou des cierges dont la lumière est un rappel de celle prodiguée par le Christ.
Autrefois, il était d'usage d'enlever les objets liés à Noël (houx, crèche, etc...) à l'occasion de la Chandeleur. 

La tradition des crêpes dégustées pour cette fête serait elle, plutôt une récupération d’une fête  
païenne, célébrant le retour du soleil, la crêpe évoquant le disque solaire.

Le poète chanteur belge Julos Beaucarne dont la compagne Loulou a été assassinée à la Chandeleur 1975 a chanté   : https://www.youtube.com/watch?v=jQhCFpjRCbA
T’es partie sur l'coup d’une heure En février, à la chandeleur
Et l'hiver a repris vigueur Au fond d'mon cœur (bis)

Je suis resté seul sur le pont Avec nos deux p'tits moussaillons
I parait qu'on t'a vu passer Dans les pays de l'autre côté (bis)

Mais pour ne pas rester sur une note triste, il a aussi dit :
ma grand-mère faisait des crêpes fines, très fines, si fines qu’elles n’avaient qu’un seul côté.


Voici une recette de crêpes élaborée à la manière de Pierre Repp , vous pouvez voir le sketch   sur Internet, mais les textes sont introuvables. https://www.youtube.com/watch?v=oy-H9R2LEGY

Pour faire des crêpes à la contifure, …la fonticure, la confirute…,  la…   au chocolat !, c’est meilleur, pour les proportions retenez 3, pas 3 portions, c’est pas bobo, coubeau, boucou,  , …c’est pas assez ! 3 vous dis-je, comme les 3 grâces, mais pas les crêpes, elles, elles sont pas grasses, bref 3.
Donc 3 cent tonnes de rafine, 300 tonnes, oui, si vous êtes boucau bobo, coucou, enfin si vous êtes nombreux, mais non pour nous c’est 300 grammes de farine, 3 quarts de litres d’eau, 3 œufs, 3 cuillères à beurre de bouche fondue, 3 cuillères à bœuf de fondue, ou, ou de l’huile !
On défait la rafine, on délaie la farine, sans délai, peu à peau dans l’oeuf, peu à peu  dans… du lait, c’est meilleur dans du lait , on les mange, déjà ?, non on mélange, tout, jusqu’à avoir c’est à voir, une pette épasse, une pâte épaisse, enfin quand même pas trop pépaisse, et on laisse alors tomber en pluie quelques requins de coloquinte, des raisins de roquinte, ou des fruits confits si vous n’arrivez pas à retrouver les raisins, mais hachez très fin, et si vous avez  faim , y faut attendre
Ensuite vous versez la pâte dans la poële mise à chauffer à fou deux, …sur le gaz ou ou ou sur l’électricité si si vous l’avez, mais non , non, vous lavez pas encore, c’est pas terminé
Vous prenez la queue de la poële dans la main, ah ça c’est drôle, poil dans la main, pourtant faut pas en avoir un pour faire ça, ni être manchot, parce que dans l’autre main, vous avez une acier, une assiette en acier, ou en céraquime, ou en plastique, et hop, vous vous lançez, et un coup de poignard, niais, poignet c’est pas pour les niais, vous la lançez la crêpe, en l’air et vous attendez qu’elle retombe, parfois pas, si elle retombe, vous la rattrapez, des fois, dans l’assiette, des fois  dans la poële, des fois vous la ratez,   mais c’est rien du tout à faire, c’est à la portée d’un enfant et ensuite, vous mettez l’enfant au four, en recouvrant de marmedale, ou de contifure, moi, je mets du chocolat, c’est aussi bon, mais si vous n’aimez pas le chacalot, vous pouvez toujours mettre de la  … CONFITURE.

Le 2 février est le 33e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 332 jours avant la fin de l'année, 333 en cas d'année bissextile.

Fête de la Chandeleur ou "fête des chandelles" fête d'origine païenne liée à la lumière. C'est aussi la "Fête des crêpes" dont la forme ronde rappellerait le disque solaire.

La légende disait donc qu'il fallait à la chandeleur faire des crêpes en tenant la poêle dans une main et une pièce dans l'autre pour lancer et retourner les crêpes sans les faire tomber pour que la chance demeure jusqu'à la chandeleur prochaine...

Fête religieuse de la Chandeleur, appelée Fête de la Présentation de Jésus au Temple (Hypapante) pour les catholiques et orthodoxes.

La fête de la Chandeleur tire d'ailleurs son nom du latin festa candelarum (fête des chandelles). C'est aussi la Fête de la Purification de la Vierge Marie. Au VIIe siècle, cette fête commence à être célébrée à Rome et s'accompagne d'une procession de pénitence qui, commencée à l'aurore, se faisait à la lumière des cierges, pour témoigner que dans la nuit du monde, Jésus était cette lumière tant attendue. La bénédiction des cierges ne date que du Xe siècle.

C'est lors de l'une de ces processions qu'est né le traditionnel partage des crêpes chaque 2 février. Afin d'encourager et de récompenser les nombreux pèlerins venus jusqu'à Rome pour fêter la Chandeleur, le pape Gélase 1er leur distribua des crêpes (de crispus, ondulé en latin), appelées "oublies" en ce temps, donnant ainsi naissance à une tradition toujours respectée.

Le 2 février est le jour de la marmotte en Amérique du Nord

. Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l'entrée du terrier d'une marmotte. Si elle émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l'hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l'hiver continuera pendant six semaines supplémentaires.

Une tradition similaire existait, ce même jour, chez les anciens romains avec la sortie du hérisson de son terrier.

Petites blagues de février :

_Quel est le mois où les femmes parlent le moins ?

Février, car c'est le mois le plus court.

_Connaissez-vous la blague de la crêpe ?

Vous ne manquez pas grand-chose, elle est plate!

Rando raquettes Brenod 26/01/17
Source captée des Epinettes.
L’épinette désigne : certains conifères, mais aussi le prunellier, l’épine-vinette, un cépage, une cage de bois pour les volailles de Bresse, un sécateur pour les vendanges en Bourgogne, un vin d’épines, et encore en musique un instrument de la famille du clavecin, et un autre de la famille de la cithare, et ce n’est pas tout, il y a encore une autre signification que vous allez découvrir dans la chanson : A l’auberge du p’tit écu :  
 Dans notre ville est venu (bis) Un fameux joueur de Luth. (bis)
Pour attirer la pratique, Il a mis sur sa boutique :
" A l'auberge du p’tit écu, On apprend à jouer de l'épinette,
C'est ici qu'pour un écu On apprend à jouer du ..."
Refrain
Trou la la, trou la la, Trou la, trou la, trou la laire,
Trou la la, trou la la, Trou la, trou la, trou la la.

Toutes les filles de Paris, (bis) De Versailles, de Saint-Denis (bis)
Ont vendu leurs chemisettes, Leurs jarretières et leurs chaussettes,
Pour avoir un p'tit écu pour Apprendre à jouer de l'épinette,
Pour avoir un p'tit écu Pour apprendre à jouer du ...
Refrain
Une jeune fille se présenta (bis) Qui des leçons demanda. (bis)
- Ah ! que tes leçons sont bonnes, Il faudra que tu m'en r'donnes !
Tiens, voilà mon p'tit écu Pour apprendre à jouer de l'épinette
Tiens, voilà mon p'tit écu Pour apprendre à jouer du ...
Refrain
Une vieille à cheveux gris (bis) Voulut en tâter aussi. (bis)
- Par la porte de derrière, Faites-moi passer la première.
T'nez voilà mon vieil écu Pour apprendre à jouer de l'épinette
T'nez voilà mon vieil écu Pour apprendre à jouer du ...
Refrain
- Vieille, retournez chez vous (bis) Et remportez votre sou, (bis)
Car ce n'est pas à votre âge Qu'on entre en apprentissage
Vous avez trop attendu Pour apprendre à jouer de l'épinette,
Vous avez trop attendu Pour apprendre à jouer du ...
Refrain
La vieille, en s'en retournant, (bis) marmonnait entre ses dents : (bis)
- Ah ! vous me la baillez belle De me croire encore pucelle.
Voilà cinquante ans et plus Que je sais jouer de l'épinette,
Voilà cinquante ans et plus Que je sais jouer du ...
Refrain
La morale de ceci (bis) Je vais vous la dire ici, (bis)
C'est qu'quand on est jeune et belle Il n'faut pas rester pucelle,
Faut donner son p'tit écu Pour apprendre à jouer de l'épinette,
Faut donner son p'tit écu Pour apprendre à jouer du ...
Refrain 

On a parlé de l’épinette, peut-être notre ami le Grand Guy pourra-t-il vous en dire un peu plus lors de sa conférence sur le patois ou franco-provençal, demain à Izernore à 20h30 salle de La Chope.



Le 26 janvier est le jour de l’amadouvier au calendrier républicain :
l'Amadouvier, est un champignon  que nous rencontrons très fréquemment lors de nos randonnées, une des espèces des polypores, redoutables parasites de plusieurs feuillus : hêtreplatanebouleaupeuplierchêne ou marronnier, entre autres. Il se fixe sur des arbres faibles ou blessés, produit une pourriture blanche et finit en quelques années par tuer son hôte.
Son nom renvoie à l'amadou, mot d'origine provençale qui signifie « amoureux », en allusion à sa capacité à prendre feu. Son nom scientifique se traduit  littéralement par « combustible à pansements ».
La chair est épaisse, brune, d'aspect ligneux, coriace. Les exemplaires frais dégagent une odeur de pomme, il n'est pas comestible. On tire l'amadou de sa chair spongieuse combustible. Il était utilisé comme substance inflammable dès la Préhistoire. Les briquets historiques dits « à amadou » étaient équipés de mèches en coton trempées dans un bain chimique pour les rendre très inflammables.
Connu depuis le Ve siècle av. J.-C., il a servi en médecine pour ses vertus cicatrisantes et hémostatiques, Il était cueilli autrefois pour la fabrication de liqueurs amères. En Roumanie, l'amadouvier est toujours utilisé en artisanat (technique du feutrage) notamment pour la fabrication de chapeaux, de casquettes et de sacs.
De l'amadou a été identifié dans le sac du chasseur Ötzi, dont le corps naturellement momifié a été découvert au sud du Tyrol dans un glacier en 1991.
"Un groupe de scientifiques se pose encore des questions sur l'origine d'Ötzi.
- Il ne pouvait pas être Autrichien, en effet, on lui a trouvé un cerveau...
- Il ne pouvait pas non plus être Italien  car on a trouvé des outils sur  lui.
- Peut-être était-il Suisse du fait qu’il se soit  fait dépasser par le glacier.
-Finalement les scientifiques penchent  plutôt pour un Allemand, car qui d’autre qu’un Allemand peut  en effet, se promener en haute montagne avec des sandales aux pieds ?

Le chansonnier Jean Amadou  nous a laissé quelques citations toujours d’actualité :
L’homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu’un mensonge de plus.
Le mensonge est à l’évidence un des piments de la politique à condition de savoir le doser. Un ministre qui mentirait tout le temps ne tiendrait pas six mois, mais celui qui dévoilerait chaque jour tout ce qu’il sait ne tiendrait pas une semaine.

 Le 26 janvier est célébrée la Journée internationale de la douane : savez-vous qu’il existe deux types de douaniers : les manuels et les intellectuels.
Les manuels font signe de passer avec la main, les intellectuels font signe avec la tête.

Et quelques perles douanières :
Le bagage attendait avec un air louche...
Quand nous lui avons demandé de s'expliquer, l'homme a souri comme un coupable.
Le sac que portait la femme ayant aboyé à plusieurs reprises, nous en avons conclu qu'il ne contenait pas que des vêtements comme elle le prétendait.
Le transport des animaux étant interdit en cabine, le chien avait été déguisé en petite fille...
L'ours en peluche suspect a bien été éventré par nos soins, d'où nous avons conclu qu'il ne contenait que du rembourrage légal.
L'homme est mort avant de passer les contrôles douaniers, vraisemblablement pour n'avoir pas à nous présenter ses papiers.
Le ressortissant transportait sur lui deux tonnes de chanvre indien !
Déguisé en femme, l'homme prétendait être enceinte d'un coussin rempli de cannabis  
À la douane néerlandaise, le douanier : - Vous avez de l'alcool ? - Non.
- Vous avez des armes ? - Non. - Vous avez de la drogue ? - Non. Après avoir jeté un bref coupd'oeil alentours, le douanier : - Vous en voulez ?

Rando raquettes Echallon 19/01/17
Le 19 janvier est le jour du crible au calendrier républicain :
Un homme visiblement très excité accourut un jour vers Socrate le Sage :
 — II faut absolument que je te raconte, dit-il, aurais-tu jamais cru cela ? Tu sais, ton ami…
— Arrête ! l'interrompt Socrate, as-tu passé ce que tu veux me dire  par les trois cribles ?
— Que veux-tu dire ?
— Le premier crible est celui de la vérité ; ce que tu as à me dire, est-ce absolument vrai ?
— Je crois oui reprit l'autre, mais enfin, je ne l'ai pas vu de mes propres yeux, c'est un camarade, qui m'a confié sous le sceau du secret que…
— Le deuxième crible, interrompt à nouveau Socrate, est celui de la bonté ; ce que tu vas me dire, est-ce une chose bonne?  
— Pas précisément, plutôt le contraire.
— Le troisième crible enfin est celui de la nécessité ; est-il absolument indispensable que je sache ce qui semble te mettre en un tel émoi ?
— Indispensable ? Non, pas vraiment, mais enfin, je pensais…
— Eh bien, mon ami, si ce que tu as à me dire n'est ni indispensable, ni charitable, ni sûr, pourquoi le colporter ? Efface-le de ta mémoire et parlons de choses plus sages.

Justement, en chanson, Claude a revisité les paroles du roi Dagobert 1er mort le 19 janvier 638.

Le bon roi Dagobert en voyage d’affaires à Anvers
Dit à Saint Eloi son ministre des lois
Vous qu’êtes culotté faut légiférer
Car j’en ai ras le bol des mecs qui se payent tous ma fiole.

Il faut marquer l’endroit, il faut l’inscri---re dans le droit
Pour toutes les culottes mais aussi les bottes
L’envers et l’endroit, côté gauche et droit
Je n’m’y retrouve plus, je vous le dis j’en ai plein l’cul !

Au journal officiel la loi est parue, grosse nouvelle :

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