Rando Tardevant 11/07/19

Ça bégaye un peu ou alors c’est l’écho, pour cette dernière rando de la saison, La Cluse à La Clusaz, a a a a… et,  les Confins, c’est d’après Larousse l’extrême limite d’un territoire, mais c’est aussi un oxymore, c’est-à-dire un non sens, en effet, par définition le con n’est pas fin !!!

Le Tardevant est un sommet de la chaine des Aravis à 2501m.

Dans le prolongement de la crête qui descend vers le nord-ouest, entre la combe de la Grande Forclaz et la combe de Tardevant (où baigne le  petit lac du même nom) s'élèvent les aiguilles Noires (2 232 m). 

À l'opposé sur cette crête par rapport au sommet s'élève l'Ambrevetta (2 463 m), visible depuis la vallée de l’Arly., l’Ambrevetta et pas un Lambretta qu’on breveta, constructeur italien de cyclomoteurs de 1949 à 1972.

En janvier dernier  un véritable miracle s’est produit  pour un randonneur annécien de 55 ans. Il se trouvait sur une corniche au sommet du couloir Tardevant, lorsque cette corniche  a cédé sous son poids. 

C’est alors qu’il a basculé de l’autre côté de cette combe, passant ainsi sur le versant de la Giettaz. Il a effectué une chute de 400 mètres, rebondissant dans des barres rocheuses et dévalant des champs de neige relativement fraîche… ce qui lui a sauvé probablement la vie. 

Deux amis se trouvaient également sur cette corniche mais, pour une raison que seuls les dieux de la montagne doivent connaître, ils n’ont pas été précipités dans le vide. Ils ont ainsi pu donner l’alerte très rapidement après avoir assisté à cette scène que l’on devine particulièrement traumatisante. 

L’hélicoptère de la Sécurité civile a alors décollé de la base de Meythet pour se retrouver une vingtaine de minutes après le drame auprès du blessé.

Après examens, il s’avérait que ce “vol” aussi impressionnant que vertigineux lui avait brisé 12 côtes d’un côté et 6 de l’autre et provoqué une luxation du bassin… mais il était vivant. 

Exit la légende qui prétend que l’homme a une paire de côtes en moins que la femme, du fait de la côte prélevée à Adam pour créer Eve, on rappelle que la femme, comme l’homme,

possède 12 paires de côtes : 7 paires de ‘vraies’, chacune d’elles rattachée directement au sternum, 3 paires de ‘fausses’ attachées ensemble, et 3 paires de ‘flottantes’, comme les îles…

Moralité : Qui part tard devant sera tôt derrière !

Et Bonnes vacances ! Rendez-vous le 12 septembre à Cuvéry pour la rando de reprise avec des randonneurs de la Retraite Sportive de Besançon, et d’autres, d’autres  clubs de l’Ain, dont Ambérieu en partenariat.

Rando Plateau des Glières 04/07/19

Le mot Glière signifie un terrain graveleux, rocailleux, souvent inondé, une grève de rivière, un banc de gravier dans le lit d´un cours d´eau.   

Eh bien tout un programme cette randonnée, après le pas du loup, les Mouilles…

Plus sérieusement, le Plateau des Glières est un haut-lieu de la Résistance pendant la 2 ième guerre mondiale, les nombreux chalets d'alpage  favorisèrent, du 31 janvier au 26 mars 1944, le rassemblement de maquis, organisés et commandés par le lieutenant Tom Morel, tué le 10 mars, puis par le capitaine Anjot, tué le 27 mars. En effet, fin 1943, le plateau des Glières avait été choisi pour recevoir des parachutages britanniques d'armes en vue d'équiper la résistance locale, puis, début 1944, comme base d'opérations sur les arrières des Allemands au moment du débarquement attendu des Alliés. C'est une zone dégagée, éloignée des hauts sommets, peu accessible (la route actuelle n'existait pas à l'époque), mais aussi bien repérable par les avions alliés par sa proximité avec le  lac d'Annecy.

Ayant réceptionné trois parachutages (dont un grand le 10 mars, soit quelque 45 tonnes d'armes au total), les maquisards (environ 450 en mars), assiégés par les forces de l'ordre françaises, furent bombardés par la Luftwaffe dès le 12 mars, puis encerclés le 23 mars par plus de 3 000 chasseurs de montagne de la Wehrmacht et 700 francs-gardes de la Milice française dont les multiples assauts furent repoussés. Cependant, l'attaque générale du 27 mars ne rencontra pas de résistance, le plateau, bombardé, mitraillé par l'aviation, pilonné par l'artillerie, avait été évacué la veille après un baroud d'honneur (deux tués et quelques blessés du côté des maquisards). Néanmoins, traqués, ceux-ci subirent de lourdes pertes (120 morts au total), pour une douzaine de miliciens hors de combat et seulement 3 morts et 7 blessés (dont 5 accidentellement) parmi les soldats allemands. À l'époque, l'épopée des Glières connut un retentissement considérable et joua un grand rôle dans la guerre psychologique (conquête de l'opinion et soutien des Alliés). Un duel sur les ondes opposa, à son sujet, la BBC à Radio-Paris et, afin de provoquer un combat exemplaire, l'envoyé de la France libre, le capitaine Rosenthal, avait même annoncé la fausse nouvelle du largage d'un bataillon de parachutistes canadiens, que les Britanniques n'avaient jamais songé à envoyer.

Le Sentier Historique est un itinéraire de découverte d'environ deux heures  qui  retrace l'organisation et la vie quotidienne du bataillon des Glières durant l'hiver 1944.
Le Monument national de la Résistance des Glières a été construit en 1973 par Emile Gilioli,    à l'initiative des survivants des Glières, et inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux, Il symbolise la résistance et l'espoir. A l'intérieur se trouvent d'autres oeuvres de l'artiste.

La sculpture représente le V de la victoire dont l'une des ailes est cassée pour rappeler que la victoire a un prix. Ce V est surmonté d’un cercle représentant le disque solaire en déséquilibre, pour signifier que la liberté est toujours à gagner. Ce cercle étant placé au plus près du fond du V, il symbolise une tension maximum de résistance au lieu de s'abandonner au creux de la fourche.

En 2007, Nicolas Sarkozy y fait halte à la veille de l'élection présidentielle  et déclare qu'il s'y rendra chaque année dès son élection. Cette visite est suivie d'une manifestation de 3 000 personnes le 13 mai. Le président Sarkozy, y retourna de 2008 jusqu'en 2012.

Le 17 mai 2009, à l'instigation du collectif CRHA (Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui), un rassemblement de manifestants est organisé sur le plateau des Glières afin de rappeler les valeurs républicaines de solidarité, de fraternité, de vivre-ensemble et de justice contenues dans le programme du Conseil national de la Résistance, élaboré le 15 mars 1944.  Parmi les manifestants Stéphane Hessel, parrain de l'association, et Raymond Aubrac, ancien résistant. Ce rassemblement sera reconduit sur plusieurs années.

On pratique le ski de fond  en hiver, avec plus de 36 km de pistes,  depuis 1984, le troisième dimanche de mars se court le marathon de ski de fond des Glières, on y pratique aussi  la raquette.  L'été, le visiteur rencontre, sur le plateau quelques fermes et étables où l'on fabrique reblochon et tomme. On peut aussi s'adonner à la spéléologie dans une quinzaine de cavités de plus de 150 mètres de profondeur répertoriées sur les Frêtes. La cavité la plus profonde actuellement connue sur le plateau est la tanne à Paccot, encore appelée « trou de l'A2 ». Sa profondeur estimée est d'environ 400 mètres.

Rando Saint-Martin de Bavel 27/06/19

St Martin de Bavel est une commune de 438 habitants qu’on appelle les Saint-Martinans, rien trouvé sur Bavel sinon une commune des Pays-Bas

Joseph Benoit est né là en 1812, canut à Lyon, ouvrier de la soie,  ‘C’est nous les canuts, nous allons tous nus’  Le 30 juillet 1830 à Lyon, les canons sont braqués sur la foule, les baïonnettes pourchassent les tisseurs, les compagnons et les ouvriers en soie tentent de s'enfuir de la Guillotière vers la Croix-Rousse, parmi eux   Joseph qui a 18 ans, le regard grave, crie "Vive la liberté ! Vive la république !" .

Plus tard, membre des sociétés secrètes propageant la foi républicaine, fondateur du premier club révolutionnaire de Lyon, il sera député ouvrier en 1848, et banni après le coup d’état de Napoléon III, Il rédigera lors de son exil les "Confessions d'un prolétaire", manuscrit conservé à la bibliothèque de Lyon, qui retrace les luttes de classe et de justice sociale.

A Morgnieu depuis 1808, auparavant Morniacus, un  bâtiment possède 1 pigeonnier rare, une tour carrée avec 1 toit, et  on trouve aussi d’après des animateurs- patrouilleurs : 1 bombasse dans 1 combi,  et  aussi 1 petit lac aux rives à pic, 13m de profondeur, 5 ha, propriété privée.

Le lac que l’on voit n’est pas celui de Morgnieu, mais celui de Chavoley, 15m de profondeur, 13 ha propriété privée.

Au 17 ième siècle, ces 2 lacs étaient accensés pour la pêche aux chartreux de Pierre-Chatel.

Le verbe accenser signifie donner à cens c’est-à-dire moyennant une rente, donc en fait loués, rien à voir avec ascenseur, ascension qui ont pour origine le fait de monter à cheval, et justement à propos d’ascension, pour ceux qui auraient raté l’ascension de Planachat, séance de rattrapage puisqu’aujourd’hui, nous passons à côté du creux de Montcha, à la Chasseraie et à Chavoley, eh oui, le chat volait et même plana comme Georgette…et un chat volant, il y en eu bien un : l’histoire se déroule en 1641, Monsieur Saroléa, apothicaire de Verviers en Belgique et inventeur  eut une idée un peu folle : Faire voler un chat…  Afin de réaliser son projet, il décida d’attacher le chat à des vessies de porc gonflées au gaz pour qu’il puisse décoller. Pour mettre  toute les chances de son côté, il allégea le chat  en le purgeant…

Ensuite, le miron fut porté au sommet de la tour de l’église Saint-Remacle, (et non Renacle qui aurait mieux convenu au chat…)   en présence des magistrats de l’époque.  Une fois au sommet de la tour,  le chat fut lâché, mais au lieu de prendre son envol, il entama  une impressionnante chute libre.  Heureusement pour lui, la foule s’était déplacée en masse pour assister  au spectacle et elle amortit son atterrissage. Une fois  à terre le chat s’enfuit à toute allure et les habitants ne le revirent jamais…

Et comme on a évoqué Georgette Plana, rappelez-vous Riquita Jolie fleur de Java, dont on emprunte l’ air pour chanter cette histoire : (https://www.youtube.com/watch?v=_kf_Nthg6YA)
A Verviers on eut l’idée d’faire voler

Un chat roux, un beau matou, idée d’fou,

Pour le rendre plus léger, ce fut simple, on l’a purgé

Et à lui on attacha des vessies

Dans lesquelles on souffla d’l’air pour planer

Et puis on lâcha le chat qui vola pas mais tomba

Petit chat de Verviers vola pas

Mais celui d’ Chavoley on sait pas

Dans l’Bugey, Planachat, Charabo…tte

Les minets, où qu’on aille ont la co…te

L’pharmacien d’Verviers Saroléa

En légende est entré par le chat !

Pugieu 146 habitants n’est plus, depuis 2017, une commune, mais 1 hameau de Chazey-Bons, à Pugieu, une activité originale a été créée  sur la voie de chemin de fer Virieu – Belley existant depuis 1880, et qui sert encore plusieurs fois par semaine pour desservir une usine de Virieu-le-Grand, gare à ne pas se trouver face à face avec le train sur votre draisienne où il faut pédaler, pas encore motorisée à l’électrique, en fait les départs sont échelonnés de façon à éviter les croisements, tant mieux !! le parcours fait 2,5 km, au bout, il faut retourner l’engin pour refaire le trajet en sens inverse, il en coûte 18€ par engin qui peut accueillir de 4 à 5 personnes selon les modèles, des nouvelles draisiennes permettent aux tout petits de pédaler aussi.

.Rando  de Lancrans - Valserhône 20/06/19

En 1858, Vanchy et Confort se séparent de Lancrans pour devenir communes autonomes.

Au 1er janvier de cette année 2019, Lancrans, Bellegarde et Chatillon deviennent la commune de Valserhône, pour rappeler Valserine et Rhône.

Confort reste commune, Vanchy est devenue Coupy en 1905, absorbée par Bellegarde en 1966. Bellegarde  qui signifie belle forteresse n'était autrefois qu'un hameau de la commune de Musinens. Le site, inhabité, est mentionné par César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Le passage sur le Rhône lui donnait alors une certaine importance stratégique. Les roches surplombant le fleuve furent détruites en 1701 pour compliquer le passage. Ce passage était défendu par une tour qu'un historien local fait remonter aux Romains et qui a été submergée le 11 janvier 1948 par la mise en eau du barrage de Génissiat quelques kilomètres en aval.

Au XIXe siècle, le hameau de Bellegarde prend de l'importance et plusieurs usines s'installent pour utiliser la force du Rhône. En 1858, le conseil municipal de Musinens décide de changer le nom de la ville, décision confirmée par un décret impérial du 6 décembre 1858. En août 1884, l'usine électrique Louis Dumont, avec sa retenue d'eau, fit de Bellegarde-sur-Valserine la première ville électrifiée de France juste avant La Roche-sur-Foron l’année suivante.

Selon les sources (lumineuses), on dit que 90 lampes furent installées pour l'éclairage public et certains particuliers.

La Valserine  pour la qualité de ses eaux et de sa faune piscicole a été labellisée Rivière Sauvage en 2014, la toute première,  25 rivières ont obtenu ce label cette année-là, label auquel seulement 1% des rivières françaises peuvent prétendre, la Valserine prend sa source sur la commune de Divonne-les-Bains, et avant de se jeter dans le Rhône, reçoit 7 affluents, dont le plus important la Semine à la Mêlée des eaux.

Rive gauche, vestiges de la centrale télémécanique qui transmettait la force de l’eau par l’intermédiaire de câbles et poulies à la minoterie Convert, puis même côté, moulin Métral, et barrage de Métral situé là où d’anciens moulins furent détruits et submergés suite à l’effondrement de la colline. Une vieille pompe à eau avec engrenages en bois est visible dans le petit bâtiment à l’entrée de la passerelle. De l’autre côté se trouvent les ruines de l’ancienne usine électrique Turquois.

 

Autrefois, la Valserine disparaissait complètement sous une voûte rocheuse que l’on appelait Pont naturel, c’était alors le seul point de passage d’une rive à l’autre, très emprunté, d’abord par la voir romaine, puis plus tard notamment par les commerçants se rendant aux foires de Genève ou de Bourgogne, et sous l’Occupation, ce fut la limite entre zone occupée et zone libre de juin 40 à novembre 42, après avoir marqué la frontière France-Savoie de 1601 à 1760, puis zone franche entre France et Suisse de 1815 à 1923.

Minée par les eaux, cette voûte un vilain jour s’écroula, et il fut nécessaire de jeter des blocs de pierre d’un bord à l’autre pour continuer de passer. Avec une plaque de métal, des piquets de fer et un câble, ces blocs constituent le pont des Oulles. Oulle qui signifie marmite désigne le trou circulaire creusé par les tourbillons d’eau entraînant sable et graviers qui érodent la roche formant ainsi les marmites de géant ou encore tines en Valromey.

Il y a là des centaines de marmites — de 5 cm à 4 mètres de diamètre — de 5 cm à 6 mètres et plus de profondeur; on peut observer tous les degrés de développement des marmites, état d'ébauche, état intermédiaire en « fond de bouteille », état parfait; marmites isolées ou réunies, marmites à plusieurs étages; bref, c'est le parfait musée de l'érosion mécanique, on trouve même dans l’une d’elles la meule d’un moulin apportée par une crue.

Vous pouvez voir dans les roches également des petites cavités en forme de pas que l’on appelle kamenitzas  qui sont le point de départ de la formation des marmites.

Vous pouvez aussi vous amuser à chercher dans les rochers différentes formes animales ou humaines comme la tête de Napoléon par exemple.

Au plus profond, l’eau se situe  à 23m.

A l’entrée du pont rive droite, on peut remarquer ex-voto et graffiti dans le rocher, œuvres probables des douaniers en poste ici dont la maison a disparu,  et 200 m au nord, rive droite, se trouve la grotte de Bramaboeuf, nom probablement dû au bruit des eaux, comparable au brame du bœuf, comme à Bramabiau dans les Cévennes, et à Montanges on pourrait trouver des  Brahmanes, brament ânes, vous allez voir pourquoi :

En effet la Valserine a aussi la Sandézane comme affluent, dont Claude a imaginé l’origine du nom :

En ce temps-là, le ruisseau de Montanges n’avait

Pas de nom, c’était ‘le ruisseau’, on l’appelait

Comme ça, tout comme certains appellent leur chat : ‘le chat’

Ou leur chien : ‘le chien’   ou leur voisin : ‘l’autre con’.

Un jour, un négociant venant de Nantua

Apportait sur ses deux ânes, de grandes provisions

De vin rouge, une sacrée piquette, mais les gosiers

D’alors n’étaient pas trop difficiles, assuré

D’écouler tout son lot, il sifflotait gaiement,

Lorsqu’avant d’arriver à Montanges, justement

Au pied de l’ange, un faisan vint à débouler

Sous les pattes du premier âne qui, pris de panique

Se mit à braire sans interruption, imité

Par son compagnon, c’était une drôle de musique,

Un boucan d’enfer qu’on entendait au village.

Les ânes, ayant échappé à leur maître, comme fous

Couraient, couraient… de gros rochers vers le rivage

Du ruisseau  stoppèrent leur course éperdue, d’un coup

Ils trébuchèrent et les deux tonneaux se brisèrent

Déversant tout leur contenu dans le ruisseau.

Subitement calmes, les ânes s’arrêtèrent de braire,

Le silence revint, les gens reprirent leur boulot.

Quelques minutes plus tard, l’eau du ruisseau coulait

Toute rouge, quelqu’un s’écria ; <<c’est le sang des ânes !>>

Ne les entendant plus, il crut qu’il leur était

Arrivé malheur, et depuis, la Sandézane

Est le nom par lequel on désigne le ruisseau

Qui du vin, pas du sang, charriait avec son eau.

 

 

Cormaranche 13/06/19

 

Les Teillères en l’occurrence ne sont pas les récipients dans lesquels on fait infuser le thé, mais un hameau de Cormaranche-en-Bugey et ce nom de Teillère signifie : atelier où l’on tisse la toile.

La pierre à l’ours est ainsi nommée car on y aurait aperçu jadis un ours se chauffant le dos sur cette pierre plate dressée restituant la chaleur du soleil.

Le dernier ours signalé dans le département a  été aperçu à Anglefort le 1er février 1903.

L’ours lecteur

Dans une forêt, un jour, un gros ours s’installa

Avec pour intention de lire tranquille, oui, là,

Dans cette clairière, à mi ombre, mi soleil, avec

Un arbre pour s’assoir, confortable, bien au sec,

Un autre au tronc rugueux pour se frotter le dos,

Un endroit idéal, du ciel, un vrai cadeau.

Il avait juste à peine terminé la préface

Qu’un renard bien roux, d’un seul coup lui fit face

Et dit : <<Ah, Ah, qu’est-ce que tu fais ainsi ici ?>>

L’ours lui répondit : <<comme tu peux voir, je lis !>>

<<Ah bon>> dit le renard, <<et qu’est-ce donc que tu lis ?>>

<<Je lis>> répondit l’ours, <<la liste de mes repas>>

Le renard dit rieur : <<j’espère que j’y suis pas !>>

L’ours tourna les pages, lentement, dit : <<voilà

La liste, il y a ton nom !>>, montrant une ligne du doigt.

Le renard roux pâlit, devint blême, ne rit plus,

Conscient que désormais sa vie était foutue.

Il demanda à l’ours s’il pouvait aller dire

Adieu à sa famille la renarde et bien pire

Ses enfants renardeaux, l’ours quand même humain

Bien sûr l’autorisa, il n’avait pas trop faim…

Renard partit chez lui, embrassa sa famille

Et revint près de l’ours, à l’horloge, les aiguilles

Marquaient midi, l’ours le mangea en deux bouchées

Et reprit sa lecture pour un temps empêchée.

Il avait à peine lu une page, qu’un sanglier

Passa dans la clairière, pas tellement pressé,

Voyant l’ours qui lisait, il dit : <<que lis-tu là ?>>

L’ours un peu bougon dit : <<la liste de mes repas !>>

Sanglier en grognant : gron, gron, rigole, rigole

Et dit : <<j’espère que je suis pas dedans !>>,  <<pas drôle !>>

Dit l’ours qui tourna les pages lentement, <<je crois bien

Que si, ton nom est là, au S, près de la fin !>>

Le sanglier alors, gron, gron, <<est-ce que je peux

Rejoindre  ma laie, mes marcassins pour dire adieu ?>>

L’ours répondit : <<va donc !>>, le sanglier partit

Bien triste jusqu’à sa bauge, les embrassa et puis

Revint vers l’ours qui tout aussitôt le mangea.

L’ours reprit son livre et sur le dos s’allongea

Mais après deux pages lues, seulement, un écureuil

La queue en panache tomba sur l’ours, comme une feuille

D’un arbre, vif comme l’éclair, la tête à gauche, à droite

Dit à l’ours : <<que fais-tu ?>>, dressé sur ses deux pattes

Arrière, une pomme de pin dans ses deux pattes d’avant,

Tu vois bien que j’essaye de lire, mais les passants

Qui passent sans arrêt perturbent un peu ma lecture !>>

<<qu’est-ce qui est si passionnant, un roman d’aventures ?>>

<<ben non, mais la liste de ce que je vais manger !>>

<<ah ben dis-donc, c’est drôlement long ; de l’écureuil ?>>

Dit ce dernier, se trémoussant, clignant de l’œil,

<<tu crois pas si bien dire>> lâcha l’ours agacé,

L’écureuil, par cette réponse, assommé, sonné,  

Ne put que dire : <<est-ce que je peux aller chez moi

Pour embrasser toute ma  famille une dernière fois ?>>

<<va !>> lui dit l’ours, comme un somnambule, le p’tit-gris

Y alla, embrassa sa compagne, ses petits,

Revint lentement à l’ours qui d’un coup l’avala.

Il y eut encore comme ça : un coq, un koala,

Un lion et une girafe, un mammouth, un blaireau

Un corbeau et quantité d’autres animaux

Qui tous furent mangés par l’ours qui n’en pouvait plus…

C’est alors qu’un lapin, malin, qui avait lu

Beaucoup de livres la même question aussi posa

<< c’est la liste de tous ceux constituant mes repas>>  

Lui répondit le plantigrade. <<Est-ce que j’y suis ?>>

Dit le lapin, <<tic tic, tic, tic !>> - <<Au L, ici,

En bonne place, juste après le lamantin doré !>>

Le lapin réfléchit et dit : <<tu peux m’rayer ?>>

<<bien sûr, avec plaisir, et fais-le donc savoir !>>

Dit l’ours qui reprit sa lecture avec l’espoir

Qu’à l’avenir, on le laisserait lire bien peinard,

Savez-vous quoi ?, que des recettes aux épinards !!!!

 

Le Mont Planachat culmine à 1234 mètres, point le plus élevé de la région d’ Hauteville.  

Planachat, drôle de nom, en décomposant en 2 mots on trouve  plan achat pour bien dépenser, ou en 3 : plan à chat, vulgairement un plan cul…  car étant donné que la langue française a été progressivement influencée par le monde rural, le sexe féminin fait l’objet de nombreuses métaphores issues du domaine végétal ou animal dont  minou, minet, chatte ou chat, qui proviennent certainement de l’image de la femme-chat, amoureuse et caressante, croisée à l’ancienne expression française « minon » signifiant duvet ou poil doux. L’étymologiste Pierre Guiraud explique également que cette image est liée à l’homonymie existant entre

« chat » et « chas », désignant le « trou de l’aiguille qu’on enfile ».

Le chat a été et reste très chanté  notamment par Brassens qui disait : j’aime les chats parce qu’il n’y a pas de chats policiers, contrairement aux chiens….

De Brassens, Brave Margot :

Margoton la jeune bergère Trouvant dans l'herbe un petit chat Qui venait de perdre sa mère L'adopta Elle entrouvre sa collerette Et le couche contre son sein c'était tout c' quelle avait pauvrette Comm' coussin Le chat la prenant pour sa mère Se mit à téter tout de go Émue, Margot le laissa faire Brav' margot Un croquant passant à la ronde Trouvant le tableau peu commun S'en alla le dire à tout l'monde Et le lendemain

Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la

Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la

 

Et encore de Brassens, Le testament :   

Qu'il boive mon vin, qu'il aime ma femme Qu'il fume ma pipe et mon tabac
Mais que jamais - mort de mon âme Jamais il ne fouette mes chats
Quoique je n'aie pas un atome Une ombre de méchanceté
S'il fouette mes chats, y a un fantôme Qui viendra le persécuter  bis

 

Les frères Jacques  aussi , la queue du chat :  Le médium était concentré L'assistance était convulsée La table soudain, a remué
Et l'esprit frappeur a frappé. C'n'est qu'le p'tit bout d'la queue du chat
Qui vous électrise, C'n'est qu'le p'tit bout d'la queue du chat
Qui a fait c'bruit là. Non, l'esprit n'est pas encor' là
Unissons nos fluides Et recommençons nos ébats Que le chat gâcha.

 

Et La mère Michel :

C'est la mère Michel qui a perdu son chat Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra.
C'est le père Lustucru qui lui a répondu : Allez, la mère Michel, vot' chat n'est pas perdu

 

Cette comptine popularisée en 1820  serait à l’origine une chanson militaire, et parlerait en fait de la virginité perdue ou supposée perdue   d’une femme …..d’un certain âge.

 

Et pour finir,  puisque on est passé à la pierre à l’ours et à Planachat, donc d’ours à chat, une petite histoire d’ours et de chat :  euh………..   finalement je n’m’en rappelle plus,……. vous n’allez quand même pas en faire un fromage …………….. : cha…ource !

 

 

Rando Saint Lupicin 23/05/19

Lorsque les troupes de Louis XIII, attaquèrent la Comté, la petite ville de St-Lupicin, était si bien défendue, que ni les Français, ni les féroces mercenaires de Saxe-Weimar n’osèrent l’attaquer, ils avaient tous une peur bleue de Claude Marquis, dit le curé Marquis, curé de Saint-Lupicin qui avait mobilisé  ses paroissiens.  

Dispensant les fidèles des autres offices,  il expédiait la messe de très bonne heure, ses deux pistolets à silex posés sur l'autel, chiens levés prêts à servir, Il expliquait lors du sermon  les exercices de défense qu'il faisait ensuite exécuter sur la place de l'église.

Dans le Bugey,  une prière passée en proverbe, pour souhaiter bonne chance dit:    "Die te definde de La Cuson et du curais de San Luppsene" ("Que Dieu te préserve de Lacuzon et du Curé  de Saint-Lupicin ! ")

Le curé-soldat administrera la paroisse de janvier 1668 à juillet 1675, son souvenir est resté vivace à St-Lupicin jusqu'au XVIIIe siècle. Une rue du village porte son nom, celle-là même d’où vient Elisabeth, l’épouse de Claude.

Depuis le 1er janvier 2017, la commune de St Lupicin n’existe plus, elle est devenue du fait de sa fusion avec Cuttura : Coteaux du Lizon 2500 habitants, Claude avait pourtant suggéré à  son beau-frère le maire,  comme nom de la nouvelle commune:   Saintcu, mais ça n’a pas été retenu…pourtant, ça avait de la gueule Saintcu, si l’on peut dire, même BCBG, beau cul belle gueule, et assurément, ça aurait apporté une bien plus grande renommée que Coteaux du Lizon, car il y a bien un pied de vigne, justement rue du curé Marquis, mais d’ici qu’il produise assez pour bénéficier d’une appellation Coteaux du Lizon, l’eau du  Lizon a le temps de couler sous les ponts…

En instance de mariage, Lupicien d’Izernore perd sa future épouse ainsi que son père. Resté seul avec sa mère et une sœur, il décide de rejoindre son frère aîné Romain, parti vers 425 vivre en ermite dans le Jura.

Lupicien est réputé pour avoir un caractère dur, il est vêtu d'une tunique de peaux diverses et grossièrement cousues, chaussé de sabots, dort sur un banc, jeûne deux jours sur trois, ne boit jamais de vin et s'investit auprès de son prochain.

Il fonde avec son frère, vers 440, le monastère de Condat (St Claude)  qui devient vite trop exigu pour abriter un nombre toujours croissant de cénobites (le cénobite est un moine vivant en communauté contrairement à l’anachorète, moine qui vit en ermite).

Aussi Romain et Lupicien édifient-ils un deuxième monastère à Lauconne (devenu Saint-Lupicin à partir du XIIe siècle), dont Lupicien devient le premier abbé.

Ils installent leur soeur Yole comme abbesse de leur fondation pour moniales à La Balme qui deviendra Saint-Romain-la-Roche, sur un rocher surplombant la Bienne. C'est là que Saint Romain meurt alors qu'il était venu rendre visite à sa sœur. Lupicien  prend alors la direction des deux monastères jusqu'à sa mort en 480 ou 493, il sera inhumé dans l’église de St Lupicin, mais son tombeau jamais identifié, jusqu’à ce qu’il soit découvert lors de travaux dans l’église de St Lup en  février 2007, et désormais visible sous une dalle en verre.

On connait les ravioles du Dauphiné, mais connaissiez-vous Ravilloles du Jura ?  

Ce village de 500 habitants  abrite dans une ancienne tournerie, depuis juillet 2007, grâce au programme européen Leader,  l’atelier des Savoir-faire où  900 m² d'exposition retracent l'histoire de savoir-faire ancestraux (tournage sur bois, layetterie, émaillage ou encore lunetterie) jusqu'à l'artisanat actuel et emblématique du Haut-Jura. Matières premières, salle des machines, témoignages vidéos, modules d'innovation et expositions temporaires accompagnent le visiteur.  L’espace boutique-librairie offre une belle collection d'objets fabriqués dans  la région et de nombreux  ouvrages sur différentes thématiques liés aux  savoir-faire. On peut y effectuer de nombreux stages d’apprentissage, et des ateliers pour enfants sont aussi proposés.

Le gentilé des habitants de Ravilloles est Ravillolais et leur surnom : les bourdons, on pourrait suggérer un jumelage avec Maillat. 

La salle des fêtes de St Lup a pour nom : l’épinette, nom d’un conifère proche de l’épicéa au Québec, nom donné aussi localement au prunelier, à une cage à poulets et chapons en Bresse, à un cépage de l’Auxerrois, à un sécateur en Bourgogne, à un instrument de musique proche du clavecin, et à une activité évoquée dans une chanson paillarde : A l’auberge de l’écu,  qu’on a déjà chantée en rando, mais si vous insistez, on va la refaire :

https://lyricstranslate.com/fr/chansons-paillardes-%C3%A1-l%C3%A0uberge-de-l%C3%A9cu-lyrics.html

Dans notre ville est venu (bis) Un fameux joueur de luth (bis)
Pour attirer la pratique, Il a mis dans sa boutique :

A l'auberge de l'écu On apprend à jouer de l'épinette,
A l'auberge de l'écu On apprend à jouer du...

Refrain :
Trou la la, trou la la,
Trou la, trou la, trou la laire,
Trou la la, trou la la,
Trou la, trou la, trou la la.


A la nouvelle de ceci (bis) Toutes les femmes du pays (bis)
Ont vendu leur chemisette, Leur bijoux, leur collerettes
Pour avoir le p'tit écu Pour apprendre à jouer de l'épinette
Pour avoir le p'tit écu Pour apprendre à jouer du...

Refrain

Une jeune fille se présenta (bis) Qui des leçons demanda (bis)
"Puisque tes leçons sont bonnes, Il faudra que tu m'en donnes,
Tiens! Voilà mon p'tit écu Pour apprendre à jouer de l'épinette
Tiens! Voilà mon p'tit écu Pour apprendre à jouer du..."

Refrain

Une vieille à cheveux gris (bis) Voulut en tâter aussi : (bis)
"Par la porte de derrière, Faites moi passer la première
Et voici mon p'tit écu Pour apprendre à jouer de l'épinette
Et voici mon p'tit écu Pour apprendre à jouer du..."

Refrain

Vieille retournez-vous en, (bis) Et reprenez votre argent (bis)
Car ce n'est pas à votre âge Qu'on entre en apprentissage
Vous avez trop attendu Pour apprendre à jouer de l'épinette,
Vous avez trop attendu Pour apprendre à jouer du...

Refrain

La vieille en s'en retournant (bis ) Marmottait entre ses dents : (bis)
"Ah! Vous me la bâillez belle, De me croire encore pucelle!
Voilà cinquante ans et plus, Que j'apprends à jouer de l'épinette,
Voilà cinquante et plus, Que j'apprends à jouer du...

Refrain

La morale de ceci, (bis ) Je vais vous la dire ici : (bis)
C'est qu'lorsqu'on est jeune et belle, Il n'faut pas rester pucelle;
Faut donner son p'tit écu, Pour apprendre à jouer de l'épinette,
Faut donner son p'tit écu Pour apprendre à jouer du...

Refrain

Rando urbaine à Lausanne 16/05/19

Lausanne 140 000 habitants, 400 000 pour l’agglomération Lausanne-Morges est la 4 ième ville de Suisse pour la population après Zurich , Genève et Bâle, elle est la seule à posséder un métro.  Elle porte le titre officiel de Capitale Olympique depuis 1994, du fait qu’elle abrite le siège du comité international olympique. En outre elle est aussi le siège de 55 fédérations sportives internationales. Elle sera l’hôte des Jeux Olympiques de la jeunesse d’hiver l’année prochaine.

Lausanne est la capitale du canton de Vaud dont elle contient la moitié de la population, elle concentre 60 % des emplois. Pour mémoire, le Canton de Vaud est l’un des 26 cantons de Suisse, la capitale de l’état fédéral est Berne, et on parle 4 langues en Suisse : l’allemand 72%, le français 21%,  l’italien 5%  et le romanche 2% presque exclusivement dans le canton des Grisons. A Lausanne on parle français pour l’essentiel.

C’est une grande ville universitaire et on y trouve la prestigieuse Ecole Polytechnique Fédérale. La vie culturelle est très intense à Lausanne, pas moins de 23 musées.

Le 3 ième samedi de septembre, chaque année se déroule la nuit des musées, de 14h à 3h du matin, on peut acquérir pour 10 francs suisses un pass qui vous donne l’accès  à tous les musées, le transport  par 3 lignes de bus spéciales qui desservent les musées, à tous les transports en commun, aux vélos en liberté, à un ravitaillement, etc… très intéressant quand on sait que le billet d’entrée au musée olympique est de 18FS, celui à la fondation de l’Hermitage avec la toujours belle exposition de l’été qui sera cette année : Ombres de la Renaissance à nos jours  19 FS et au musée de l’Art Brut 14 FS.

Ce musée de l’Art Brut contient plus de 70 000 œuvres provenant pour une bonne partie d’artistes autodidactes, dont beaucoup  reclus soit en prison, soit en structure psychiatrique, il n’en expose que quelques centaines à la fois, c’est toujours très très très étonnant, beaucoup d’œuvres  répétitives obsessionnelles, vous connaissez tous au moins un artiste de l’Art Brut : le facteur Cheval.

à Lausanne est associé le nom de Béjard, il y a fondé le Béjard Ballet Lausanne en 1987.

Lausanne est une ville en pente, ce qui précisément en fait son charme et sa spécificité.

Depuis Ouchy et son port à 374 m d’altitude le dénivelé atteint 555 m si on veut rejoindre le point culminant de la commune, à 929 m, dans les bois du Jorat. En ce qui nous concerne, nous partirons du lac de Sauvabelin à 640m d’altitude.

Un vivarium était présent à Sauvabelin jusqu’à ce que son contenu rejoigne très récemment Aquatis, vaste complexe tout proche qui contient notamment le plus grand aquarium vivarium  d’eau douce d’Europe.

Le lac de Sauvabelin a été créé en 1888 pour le patinage l’hiver, autour on peut voir des espèces animales suisses protégées comme les poules appenzelloises huppées, des moutons miroirs, des moutons roux du Valais et surtout… des porcs laineux.

La tour de Sauvabelin ( on n’y monte que 50 à la fois)  offre une vue panoramique à 360 °, haute de 35m toute en sapin Douglas et épicéa, elle pèse 100 tonnes, 151 marches dédiées à la montée et 151 autres pour redescendre, sur le modèle de Chambord,   elle a été réalisée grâce au mécénat d’associations, d’entreprises, de communes, de particuliers propriétaires des 302 marches, tous  ont leur plaque de propriété apposée sur leur marche.

Le Signal de Sauvabelin  fut desservi par un funiculaire durant 49 ans  de 1899 à 1948, mais le succès attendu n'a jamais vraiment été au rendez-vous,  les recettes suffisaient à peine à couvrir les frais d'exploitation. En 1948, une inspection a révélé l'ampleur des dégâts dus au poids des ans :  maçonneries en piteux état,  voitures  délabrées... les coûts d'une rénovation n'étant pas supportables pour la compagnie, le funiculaire cessa définitivement son activité  dans une relative discrétion.

Le Lausanne-Signal était aussi connu sous le nom de « ligne de la Fête du bois ». En effet, pour marquer la fin de chaque année scolaire, les écoliers défilaient depuis la ville, jusqu’au bois de Sauvabelin, où des carrousels et des jeux les attendaient.

Le nom de Signal vient du fait qu’on se postait là au moyen-âge pour signaler l’ennemi éventuel.

2 célébrités ont résidé tout près et ont pu ainsi bénéficier de la vue offerte par Le Signal : Coco Chanel à la fin des  années 60, et David Bowie de 82 à 97 dans le château  qui a servi de décor à Claude Chabrol pour son film Merci pour le chocolat avec Isabelle Huppert et Jacques Dutronc, en 2000. 

On descend la campagne de l’Hermitage, le tribunal cantonal sur notre droite, pour arriver au musée de l’Hermitage, lieu de grandes expositions de peinture, comme l’est également la fondation Gianadda à Martigny, en ce moment : à Lausanne : la peinture anglaise.

Toilettes

On marque l’arrêt au hêtre pleureur, âgé de 160 ans, ses branches retombantes ont pris racines en touchant le sol donnant  naissance à des arbres nouveaux sorte de perpétuation à l’infini du pied mère. Il mesure 19m de hauteur et 4,4 m de circonférence.

C’est un hêtre tortillard proche du fau de Verzy, en Champagne, près de Reims où il y en a toute une forêt.

Dans le parc de l’Hermitage se cache un tunnel aujourd’hui inaccessible, vestige de la ligne du  funiculaire, à la fermeture de la ligne en 1948, le tunnel fut utilisé quelques années pour la culture de champignons de Paris.

La colline de la Cité aux ruelles pavées, presque entièrement piétonne est habitée depuis le 4 ième siècle, le  Major Davel qui vous accueille est un patriote vaudois, exécuté par les autorités fédérales suisses en 1723. 

Le château St Maire, couronné de briques à l’italienne, et dont les murs de molasse sont doux au toucher a été construit entre 1400 et 1430, à l’origine pour les évêques de Lausanne,  il fut ensuite annexé par les autorités Bernoises et servit de prison jusqu’en 1811. Depuis l’indépendance du canton de Vaud en 1798, il a un usage purement administratif, il abrite le siège des autorités cantonales.

On peut voir en bas à gauche le palais de Rumine qui abrite une bibliothèque ainsi que plusieurs musées : un musée monétaire, un musée archéologique, un musée d’histoire naturelle qui expose le plus grand requin blanc naturalisé du monde, et jusqu’à, il y a peu, le musée des Beaux-Arts qui est en cours de transfert dans un nouveau bâtiment d’un pôle muséal situé près de la gare.

Face au château St Maire, l’ancienne Académie,  créée par les Bernois dès 1537 pour y former les pasteurs.

Toilettes (mais pas en nombre) sur la droite entre Château St Maire et Cathédrale, et possiblement squattées par des junkies.

La cathédrale édifiée entre 1170 et 1275, est considérée comme le plus bel édifice  gothique de Suisse. Son portail en calcaire de Lens a été reconstruit dans les années 1900, sur la base d’un original du 16 ième siècle, ses sculptures font actuellement l’objet d’une exposition dans la cathédrale, l’une d’elles représentant le roi David, emprunte ses traits au grand architecte français Viollet-le-Duc qui a œuvré à la restauration de la cathédrale.

Pour la visite, en partant par la droite : les stalles en chêne du 13 ième siècle, le portail peint unique en Europe qui était l’entrée principale de l’église au moyen âge, la Rose médiévale,  les gisants, les vitraux, la plaque et le vitrail hommages au major Davel, les stalles en noyer de 1509,  et comme dans toute cathédrale de nombreuses merveilles architecturales et artistiques.

De 22 heures à 2 h du matin, depuis plus de 600 ans, un guet crie les heures du haut du beffroi, c’est sans doute le métier le plus insolite de Suisse, il actuellement exercé par Renato Hausler.

Sur l’esplanade de la cathédrale on découvre la maison Gaudard avec sa tour et son toit en flèche qui réunit plusieurs habitations  du Moyen âge,  elle abrite depuis 2007 le Mudac, musée du design et des arts appliqués qui va déménager prochainement pour rejoindre un bâtiment  spécialement construit au nouveau quartier des Arts.

Les pittoresques Escaliers du Marché, 160 marches, couverts et tout en bois datent du début du 18 ième, des traces remontent au 13 ième siècle. Ils sont classés au patrimoine vaudois, et nous emmènent à la Place de la Palud qui doit son nom au fait que c’était autrefois une zone de marais,(comme dans la Dombes l’année dernière Chatillon –la-Palud).  La fontaine est surmontée de la statue polychrome de la Justice, copie de la plus vieille statue de Lausanne   conservée au musée historique de la ville. Au n° 23,  une horloge murale conte les grandes heures de l’Histoire vaudoise, des automates sortant toutes les heures de 9 à 19h.

Sur cette place assez étendue se trouve l’Hôtel de Ville datant du XVIIe siècle, avec son grand toit typiquement vaudois, ses arcades et sa façade Renaissance garnie de deux gargouilles de cuivre en forme de dragon. Le 15 septembre 1766 un jeune pianiste de 10 ans et demi y donna un concert retentissant, c’était Wolfgang Amadeus Mozart.

La tour de Bel Air, 1er gratte-ciel de Suisse haut de 61m, fut construite en 1931, conçue dès l’origine pour abriter à la fois des bureaux, des logements équipés de réfrigérateurs, douches et téléphones, des commerces, 1 restaurant et 1 salle de spectacle. Inscrite au patrimoine national suisse, elle a été bien rénovée en 2011. En 1992 Béjard y découvre un merveilleux théâtre à l’abandon  et contribue à sa sauvegarde en y montant ses spectacles.

Cette salle rénovée classée monument historique porte le nom de Métropole, elle accueille aussi bien de la musique classique que des musiques actuelles, et toujours la troupe de Béjard.

Place de Bel Air, un ascenseur à wagons  permettait aux voitures de transiter entre la place  et le Flon, depuis, cet ascenseur a été remplacé par un modèle plus petit, limité à 4 personnes.

Le quartier du Flon se situe dans la cuvette de la vallée comblée de la rivière Le Flon, qui coule aujourd’hui souterraine, cette vallée autrefois parsemée de vignes, moulins, villas, est devenue un haut lieu de la vie nocturne, mais aussi diurne avec de nombreuses enseignes commerciales et de loisirs, des artistes et artisans,  dans une zone essentiellement piétonne, c’est une propriété privée de 55000 m2 constituée à la fois de bâtiments à l’architecture résolument moderne et d’anciens entrepôts et ateliers réhabilités, on peut y profiter d’ une patinoire en hiver et d’une plage de sable en été.

En outre, au Flon, les toilettes figurent dans la liste des dix plus beaux cabinets d’aisances du monde recensés en 2015.  Les toilettes transparentes du Flon, ont des vitres qui deviennent opaques quand on referme la porte sur soi, mais ces WC   sont aussi parmi les plus «angoissants» du genre, conçus pour tester le courage de ses utilisateurs, et sans doute leur confiance aveugle dans les nouvelles technologies.

L’esplanade de Montbenon est constituée d’un parc  dominé par l’imposant Palais de justice   et semble être surveillée par la statue de Guillaume Tell dressée devant le Palais.

Guillaume Tell est un héros légendaire des mythes fondateurs de la Suisse :

d'après la légende, Hermann Gessler, bailli impérial au service des Habsbourg fit ériger un mât surmonté de son chapeau, exigeant que les habitants le saluent comme s'il était effectivement présent. Guillaume Tell passant devant le chapeau  l'ignora, Gessler le condamna alors à tirer un carreau d'arbalète dans une pomme posée sur la tête de son fils Walter ce que Tell père fit au fils.

Par la suite, Tell rancunier tua Gessler d'un carreau d'arbalète en plein cœur, il savait bien viser !

L’esplanade est un lieu de rencontre et de loisirs fréquenté par de nombreux lausannois.

Ce parc est construit partiellement sur le parking creusé dans la colline qui porte le même nom, ce qui en fait une sorte de balcon offrant une vue panoramique sur le bas de la ville et, bien sûr, sur le lac. Au bout de l’esplanade se trouve le Casino, reconverti en cinémathèque (une des 10 plus grandes du monde), dans les jardins et dans certaines salles, l’institut olympique forma  des élèves à la gymnastique antique.

Toilettes à Montbenon

La gare inspirée de la gare de Leipzig fut construite de 1911 à 1916, on peut voir un gigantesque lustre dans le hall central, la marquise métallique mesure 200m.

Sur le site des anciennes halles aux locomotives on trouve le nouveau pôle muséal Plateforme 10 où le  musée des Beaux-Arts va ouvrir en octobre, puis l’année prochaine le nouveau Mudac actuellement en construction. Pourquoi ce nom de Plateforme 10, en fait le 10   fait allusion à une sorte de quai supplémentaire sur le flanc de la gare, qui en compte neuf. Le zéro barré du mot plateforme, rappelle la plaque tournante qui distribuait les locomotives.

Le Parc de Milan dans un coin duquel  se trouve le Jardin Botanique riche de 6000 plantes alpines invite à la flânerie, il offre plusieurs sentiers et chemins dont l’ascension permet d’atteindre le sommet de la Colline de Montriond, situé 37 mètres au-dessus du parc. Cette   montée offre une fois de plus une vue à 180 degrés sur la partie sud de la ville, le lac, les Alpes et le Jura. 

Toilettes au grand parking d’Ouchy

On peut voir là des activités industrielles : bassin de radoub c’est-à-dire cale sèche pour l’entretien et la réparation des coques de bateaux, constructions navales,  matériaux issus du dragage des fonds du lac.

Port d’Ouchy.

 

Toilettes à 2 endroits dans la pointe d’Ouchy, et en dessous du musée olympique et dans le parc du Denantou

 à Ouchy, on voit d’abord l’hôtel d’Angleterre où séjourna le romantique Lord Byron, on voit un peu en arrière  le Royal Savoy  inauguré en 1909, fraichement rénové, qui a toujours eu les grâces des aristocrates du monde entier, il est orné de fresques monumentales en mosaïque.

Sur le quai, une sculpture en métal immortalise le vol d’Icare, en rapport à la danse déjà évoquée avec Maurice Béjard, un ballet de ce nom consacra Serge Lifar mort à Lausanne en 1986, 1er danseur étoile de l’Opéra de Paris.   

 Le vol d’Icare, dans la mythologie grecque évoque l’épisode où Icare s’évade du labyrinthe où il était enfermé en s’envolant grâce aux ailes de cire confectionnées par son père l’architecte et inventeur Dédale, mais grisé par ce vol, Icare s’approcha trop près du soleil, la cire se mit à fondre, n’ayant plus d’ailes, Icare s’abima dans la mer Egée.

De l’autre côté, c’est le Beau Rivage palace où séjournèrent des people de différentes  époques : Victor Hugo, Gary Cooper, Coco Chanel, Ayrton Senna, Phil Collins, etc…

Dans le château d’Ouchy, dont ne subsiste du château médiéval que la tour du donjon, se tint en 1926 la 1ère conférence de l’Union Pédagogique Universelle créée par le baron Pierre de Coubertin en 1925, l’esprit olympique soufflait sur le lac.

La fontaine olympique signale la présence invisible du quai, du musée olympique.

Le musée olympique qui date de 1993 a été entièrement rénové en 2013, sur 3000 m2, il présente des expositions permanentes et temporaires, plus de 1500 objets, 150 écrans.

Ses jardins abritent de nombreuses œuvres d’art.

Dans le Parc du Denantou dans le prolongement des jardins du musée olympique se trouve  le pavillon thaïlandais, construit en 2007 par des artisans thaïlandais et inauguré par la fille du défunt roi de Thaïlande qui fit toutes ses études  à Lausanne, haut de 16m il est recouvert de 100 000 feuilles d’or.

Les quais d’Ouchy ont été construits en 1901, c’est le lieu favori de promenade des Lausannois et des touristes, comme la promenade des anglais à Nice, la Croisette à Cannes, les planches à Deauville, etc…

La tour Haldimand datant de 1823 se dressait à l’origine sur une île, elle marque la fin des quais d’Ouchy qui se transforment en sentier côtier jusqu’au port de Pully. Depuis le sentier, on a la vue sur les vignobles de Lavaux classés au patrimoine mondial de l’Unesco, constitués de 10 000 terrasses et de 400 à 500kms de murs.  2 trains touristiques sur pneus permettent de découvrir vignes et villages du vignoble.

Rando Lilignod  02/05/19

Le Puits des Tines est une cascade du Séran, une des plus belles chute d'eau du Valromey,  elle a la particularité d'avoir des trous en haut de la chute, laissant tomber l'eau d'une façon très originale, la marmite, aux pieds sous le soleil affiche  une couleur bleu-vert sublime. 

Ce trou est plus large au fond que sur les bords, il est donc assez dangereux de s'en approcher lorsque le niveau est  bas, car si on y tombe, il sera impossible d'en remonter sans aide externe.
Sur la rive gauche, quelques mètres avant la chute d'eau, se trouve une grotte d'une soixantaine de mètres, comprenant notamment une grande salle, l'entrée étant très étroite, le trou a été condamné pour éviter que quelqu'un y reste coincé.

Il y a plusieurs siècles, des habitants avaient construit un moulin à eau sur la rive droite du Puits des Tines, ils avaient détourné le cours du Séran pour le canaliser dans le but de faire tourner la roue de leur moulin qui servait notamment à faire de la farine, et donc du pain.
Aujourd'hui, il ne reste que quelques traces : des encoches dans le rocher, des ruines, des morceaux de meules, ou encore le trou dans lequel l'axe de la roue se trouvait.

En bas du puits, on peut traverser le Séran, là se trouve le début d'un chemin qui mène à un lieu bien moins connu : la Gouille Jean Pont –   la « gouille D'Yampon» en patois. On peut s'y reposer l'été sur les grandes dalles de pierres plates, et même s'y baigner car le Séran y forme un petit lac peu profond. Ce lieu est également prisé des pêcheurs et des amateurs de ricochets.
La gouille (mot d'origine suisse signifiant "mare", "petit étendue d'eau") porte ce nom car la légende dit qu'un petit garçon s'y est noyé, et il s'appelait… Jean Pont.

 

Lilignod évoque au chroniqueur : Lilliput inventée comme Gulliver par   Jonathan Swift, Lilliput étant non pas une péripatéticienne nommée Lili, mais  l’île des lilliputiens peuple de très petites personnes.

Lilignod est une ancienne commune, devenue comme Passin et aussi Ossy, un  hameau de Champagne dont les habitants sont les champagnards.

René Pingeon coureur cycliste frère de Roger est né à Passin en 43.

Ossy évoque aussi au chroniqueur et à Christian lors de la reconnaissance : la chanson interprétée par Fernandel : Félicie aussi 

Il faisait un temps superbe Je me suis assis sur l'herbe Félicie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent Et les gueules de loup boutonnent Félicie aussi
Près de nous sifflait un merle La rosée faisait des perles Félicie aussi
Un clocher sonnait tout proche Il avait une drôle de cloche Félicie aussi !

En 1974, ont été mis au jour à Ossy  les vestiges d'un édifice, un temple sans doute, et les restes de quatre tombes.

Les propriétaires des domaines gallo-romains ont laissé leurs noms à de nombreux villages : par exemple : Rufius (Le lynx, en gaulois) ou Rufus (Le roux, en latin), pour Ruffieu.

Au hameau de Poisieu, on peut voir un remarquable ensemble architectural constitué de trois monuments : une fontaine médiévale (avec une voûte en arc brisé), un calvaire du XIIème siècle et un four banal double qui est donc loin de l’être banal, le premier sens de l’adjectif associé à four ou à moulin par ex., c’est qu’il appartenait à un seigneur et que les paysans en avaient l’usage en échange d’une redevance, ce qui pour les seigneurs de l’époque était tout à fait banal, et de nos jours, ça le reste, rien de plus banal que de faire payer le populo…

Le Banc des dames est un Bloc de pierre placé sous une voûte calcaire au bord d'un ravin, dans un lieu calme et sauvage faisant autrefois partie d'une ancienne propriété de maître où les dames de la bourgeoisie locale aimaient à se reposer.

Le Pain de Sucre est une curieuse stalagmite conique de 6 mètres de hauteur (il a la forme des pains de sucre que l'on trouvait dans les épiceries au début du siècle passé), il est le produit de la Béze (ça donne de beaux résultats, n’est-ce-pas ?) avec celui de Surjoux Pyrimont  le plus beau de l’Ain. En amont, en remontant via la route jusqu'au pont, on peut voir un trou formé par les eaux ayant la forme particulière d’ une petite cuillère, bien utile pour le sucre…

Les animateurs lancent un appel pour venir les épauler, en effet, ils commencent à oublier :

par ex avant-hier mardi, reco à Charix, Claude y est allé avec les chaussures d’Elisabeth, Solange est venue sans ses papiers de voiture, rien dans l’étui du GPS lorsqu’elle l’a ouvert, et a eu des difficultés à enfiler ses guêtres…

 

 

Montreal Les Plans 25/04/19

A Montréal, la fauche des foins était une pratique communautaire, il était du ressort des 2 syndics gouvernant la cité affranchie de Montréal de déterminer à l’avance la date des foins. La coutume interdisait de récolter avant la St Pierre dans la grande prairie s’étendant du Grand Pont jusqu’à La Cluse. Il était aussi d’usage de désigner des parcelles mises en réserve pour le pâturage après la récolte, et des amendes étaient infligées par le garde-regain aux propriétaires du bétail découvert en train de paître dans ces parcelles, même si c’étaient les leurs et même clôturées. 

 

Dans nos plans, la rando Montréal les Plans était un plan B, on l’a déjà faite en janvier, mais on s’est plan T, 9 participants dont 5 animateurs, et on s’est à nouveau plan T en la proposant une autre fois, annulée, donc mauvais plan ou bon plan ?, c’est selon…difficile de tirer des plans sur la comète, et même sur terre….

Sur le plan, examiné sur son plan de travail, au premier plan, puis ensuite sur le plancher, le chroniqueur n’a pas trouvé Les Plans, pour lui, ce sont Les Plans …d’Hotonnes, Plan de Campagne, Plan d’Orgon, Plan de Cuques dans les Bouches du Rhône,  Les Plans dans l’Héraut,  dans le Gard ou encore Les Plans de l’Ozon dans le Rhône.

En tout cas, ce n’est pas plan puisqu’on grimpe, si c’est trop raide, on ira plan-plan, comme des planqués, ou comme si on avait des problèmes de voûte plantaire, mais on ne restera pas en plan,  comme des plantons, cependant, c’est certain, on n’ira pas comme on irait à un plan d’eau avec plancton, planchistes, etc … ou mieux encore à un plan Q….avec une créature plantureuse aux généreux  implants dans les biplans…, pareil si on nous promet à l’arrivée un rhum planteur ou un petit verre de gros-plant.

Maintenant que le décor est planté, passons à autre chose : aux 70 ans de DSK par ex. toujours planteur ? ou à un auto-planté depuis 44 ans : Mike Brant, et donc on va chanter sur l’air de Laisse-moi t’aimer, un texte inspiré de  Je reviendrai à Montréal de Charlebois :

  https://www.youtube.com/watch?v=GoH6l29zxOY 

On est rev’nus à Montréal

Marcher après l’hiver.

De Beauregard, en cet…te saison printaniè …èè …re

On domine tout le val

Les hirondelles comme nous au printemps

Sont de retour, on marche plus longtemps

Dans la nature qui renait encore toute bè…èè…le

Mais pour combien de temps ?

Mirez et admirez ces camaïeux de verts

Une palette sublimée par une belle lumiè…re

Ils ravissent l’œil des peintres et enchantent les poè…tes

Et ne laissent personne indifférents

On est rev’nus à Montréal

Marcher comme à chaque saison

Printemps, été, automne, hiver sous les étoi…aa…les

Oui marcher nous aimons

On reviendra toujours à Montréal

Marcher, marcher encore

Et on prendra ensemble du plaisir, c’est  génia…aa…le !

Tout en faisant du sport, du sport !

Rando  de la Tour du Meix 18/04/19

Sous notre cheminement, se trouve une grotte appartenant à la fois  à l’histoire et à la légende :  la grotte à Varroz. C’est dans cette grotte, que se réfugièrent poursuivis par les Gris, mercenaires au service de la France, les chefs héros de la résistance franc-comtoise pendant la guerre de dix ans (1636 à 1646),  leur  répit y fut de courte durée, la trace des fugitifs fut vite retrouvée. L'assaut fut repoussé à l'épée par Varroz, moribond, fidèle compagnon de Lacuzon tandis que ce dernier désamorçait toutes les cartouches pour se faire sauter avec les Gris,  l'explosion disloqua la corniche et ouvrit un couloir qui débouchait sur le plateau et permit à Lacuzon de fuir. Fuite miraculeuse, légendaire bien sûr, mais les visiteurs de la grotte rêvent encore des lointains héros de cette épopée franc-comtoise, héros que l’on retrouve dans le film ‘Le médecin des pauvres’ tourné il y a 1 an, avec les Balladins du château de Présilly et Cinémesis, film qui vient de sortir en Franche-Comté en février.

On vante encore en Franche Comté   le courage du capitaine Varroz originaire de St Christophe à qui  les troupes Françaises  criaient d'en bas : "Rends-toi, Varroz !" et l'on se rappelle même le ton nasillard avec lequel il répondait :  « Non, de par tous les diables!"  

Au 9ième et au 10ième siècle, le bourg de la Tour-du-Meix semble avoir été entouré de fortifications. L’église de Saint-Christophe existait déjà. Cette église prieurale romane du milieu du IXè siècle a subi de nombreuses transformations au cours des siècles dont elle porte la marque par juxtaposition de styles différents harmonieusement mariés : nef romane surmontée d’une voûte d’ogives – chœur à chevet plat – Chapelle latérale de style gothique flamboyant. En 1789 les quatre pans du clocher couvert en lave sont remplacés par une flèche en charpente octogonale garnie de tuiles vernissées.  Cette église abrite outre une imposante statue, du 15 ième,  en bois d’un seul bloc, de Saint Christophe, de nombreuses œuvres d’art (retable des mages, chemin de croix en céramique, reliquaire, autres statues et tableaux , confessionnal de pierre et les armoiries de Pierre Morel, abbé de Saint Claude de 1443 à 1445). Dans son clocher une des plus anciennes cloches du jura : Pierrote la joyeuse a été fondue en 1529.  On vous invite à y rentrer car le dicton dit : Si tu as vu St Christophe, tu ne crains aucune catastrophe, et de plus, c’est le saint patron des randonneurs, remarquez à droite un fossile de coquille St Jacques.

En 1166, Adon inféoda à un Revigny le prieuré de Saint-Christophe avec toutes ses dépendances, à condition qu’il prête hommage à l’abbé de Saint-Claude. Aymon de Revigny fit alors bâtir un château à la Tour du Meix. Mais à son décès, son fils décida de s’affranchir de toute dépendance et refusa de reconnaître l’abbé de Saint-Claude comme suzerain. Dès lors, de 1200 environ à 1282,  se succédèrent les conflits entre les seigneurs de la Tour du Meix et les abbés de Saint-Claude.

En 1282, Guy, l’abbé de Saint-Claude, reprit possession de la seigneurie de la Tour du Meix ; il rebâtit alors à neuf le château qui devint bientôt l’une des principales forteresses de la terre de Saint-Claude. La maison forte et le donjon carré furent ainsi reconstruits à cette époque.

Au 14 ième siècle, les abbés de Saint-Claude séjournaient volontiers au château de Moirans, mais au 15ième siècle Pierre Morel préféra le château de la Tour du Meix. Il le restaura magnifiquement et en fit sa résidence princière. Il agrandit également et embellit l’église Saint-Christophe. Ses successeurs continuèrent d’y séjourner une bonne partie de l’année. Sous les abbés commendataires de Saint-Claude, ce château fut leur maison favorite de plaisance. Ces prélats, tous grands seigneurs, y menaient une vie princière et s’y tenaient toujours entourés d’une foule de chevaliers, d’écuyers, d’abbés, de prieurs et de chapelains. La partie sud du château fut ensuite construite par les abbés de Saint-Claude pour leur servir de palais. Une maison de plaisance à trois étages fut ainsi bâtie. La façade de 45m de long sur 16m de hauteur était flanquée de tourelles et percée de grandes fenêtres à meneaux. Elle fut la résidence d’été des abbés jusqu’au 16ième siècle, puis le bourg et le château  furent pris et incendiés en 1637.

Rando St Martin-du-Mont  11/04/19

St Martin du Mont comptait 1673 habitants en 1793,  300 ans plus tard, en 1975,  il n’y en avait plus que 909, puis ils sont revenus en nombre  pour atteindre 1807 en 2016.

La commune est située dans l’aire de production de comté, et bénéficie de 3  appellations viticoles : Bugey, Coteaux de l’Ain et Roussette du Bugey.

La roussette, cépage de Savoie, à ne pas confondre avec ses homonymes requin, chauve-souris, fauvette des bois, râle des genêts, beignet ou encore jeune fille rousse

St Martin comporte pas moins de 15 hameaux dont Gravelles qui fut commune moins de 2 ans de 1793 à 1795.

A côté de Gravelles, on passe au Raz de vaux qui évoque le ris de veau, le ris étant  un abat du veau (de l’agneau et du chevreau) formé par une glande – le thymus – située à l’entrée de la poitrine, devant la trachée, et qui disparaît à l’âge adulte. Le ris est un aliment assez rare, toujours cher et fort prisé des connaisseurs.  

Le hameau du Farget présente une curiosité, un arbre dans une chapelle. Cette chapelle ND de l’orme contient le tronc d’un orme de 2,50m datant de 1350, mort en 1653, la chapelle a été construite après la mort de l’orme.   

Le tronc situé à l’arrière de l’autel  porte à mi-hauteur une pietà elle aussi en orme.

La légende raconte que 2 voyageurs vinrent à passer près de l’arbre, ils emportèrent la statue nichée dedans jusqu’au hameau de La Chapelle, à 1 km de là. Le lendemain, en se réveillant,   la statue n’était plus auprès d’eux, ils retournèrent sur leurs pas et arrivés à l’arbre, ils constatèrent que la statue avait repris sa place dans la niche de l’arbre. A la suite de ce miracle, on construisit la chapelle autour de l’arbre, elle devint lieu de pèlerinage, on y venait pour être protégé ou pour guérir de fièvres.

La chasse aux Aripes se pratiquait à St Martin lors des grands froids, les farceurs persuadaient leurs victimes de les accompagner pour attraper une de ces bêtes rares, muni d’un grand sac mouillé, l’homme était placé dans un endroit où la bise glaciale soufflait le plus fort, l’homme devait attendre sans bouger, tenant son sac ouvert pour que la bête s’y engouffre, rabattue par les autres chasseurs.

Le malheureux resté seul, frigorifié serrant son sac gelé, après une longue attente rentrait bredouille dans la maison bien chauffée où l’attendaient hilares ses compagnons ravis de l’avoir bien berné.

Un certain Morellet de Gravelles, revenant de Pont d’Ain rencontra au Mollard, des synagogues qui dansaient en rond et qui chantaient : Mon cotillon ma commère, mon cotillon va-t-y bien ? Il va par çi, par là, comme la queue de notre chat !

Morellet répondit : <<Il va comme les 500 diables ton cotillon ! >>

Les femmes qui dansaient le poursuivirent alors jusqu’à Gravelles où le coq à Cadet chanta :

<<Morellet tu as eu de la chance, si le coq n’avait chanté, tu aurais été croqué !>>

A St Martin, la cavalcade avait lieu lorsqu’une femme avait été surprise à battre son mari.   De petites croix en paille étaient déposées à chaque carrefour pour annoncer l’événement, grande fête populaire nécessitant plusieurs mois de préparation.

Assis à l’envers sur un âne, lui regardant la queue qui avait servi à lui barbouiller le visage,  une personne déguisée représentant le mari était promenée à travers tout le village, une autre personne, vêtue d’habits féminins représentant la femme suivait dans un char, parmi d’autres, fleuris ou non, on a compté jusqu’à 7 chars, parfois caricaturant un métier comme le dentiste , représenté avec une pince de forgeron, en train d’extraire une  dent figurée par une côte de bœuf.  Sur un autre char, on faisait des crêpes, encore sur un autre on vendait du vin, on mangeait, buvait, chantait car on composait des chansons sur le mari battu, chansons dont le texte était lui aussi vendu.  A la fin, un jugement était prononcé et l’épouse condamnée, et la cavalcade se terminait par un grand bal public, la dernière eut lieu en juillet 38, depuis, on attend vainement qu’une femme veuille bien battre son mari….

Rando Choux 28/03/19

Choux compte 122 habitants appelés Chouliers et Choulières, ça vient peut-être de l’Auvergne où là-bas un chou c’est un chou et où aux pieds on porte des chouliers.

Choux fait partie du canton de St Lupicin, curiosité des  découpages administratifs…

Choux possède une auberge dont la spécialité n’est pas le chou, ni la choucroute, ça aurait été trop facile, mais le michon, Me, pas Ne,  plat des pauvres autrefois, mets à base de comté, de farine et d'eau, servi avec de la langue de boeuf fumée et un peu de salade, qui ravit ceux qui n'aiment pas sortir de table en ayant faim! Et qu’on ne mange pas chez Michou, ni aux Bouchoux, ni en Mandchourie. 

Il existe de nombreuses espèces de choux dont certaines nous font voyager : le chou de Bruxelles, le chou de Pékin, le chou de Chine, le chou de Chypre, le chou de Kerguélen, le chou de Milan, d’autres poétiques le chou-fleur, le chou frisé, d’autres plus ordinaires caoutchouc, chou-rave, chou cabus, chou commun  etc… plus savoureux pour les gourmands :  choucroute,  cachou,  chabichou, méchoui,  choux à la crème,  chouquettes,  chouchous…   à l’alcool comme le chouchen, le Chouraqui…    musiciens comme les Schumann ,Schubert, Schweitzer, animal comme la chouette, le choucas,  politique comme le Chou en Laï et le chouan,   voleur comme le chouraver, toujours d’accord : le chouia et coureur comme le Schumacher…

On dit de quelqu'un qui a les écoutilles au vent  qu'il a les « oreilles en feuille de chou » ou en chou-fleur, et il vaut mieux ça qu’être dans les choux ou ne rien avoir dans le chou…

Les habitants de la Vendée sont surnommés les « Ventres à Choux ».

L'Homme à la tête de chou est un des surnoms de Serge Gainsbourg en référence à ses oreilles décollées et au titre de  son album de 1976. Le disque lui-même tient son titre d'une sculpture de Claude Lalanne acquise par Gainsbourg, que l'on voit sur la pochette et qui représente un homme nu assis, mains et jambes écartés, dont la tête est un chou.

En 2015, la commune de Vulvoz situé à 9km de St Claude comptait 18 habitants, c’est l’une des plus petites communes du Jura. Les habitants se nomment les Vulvoziens et Vulvoziennes.

Leur  nombre a fortement diminué au cours du XXe siècle, ils étaient 101 en 1901.   

L'initiation au canyoning s’est développée dans les cascades de la commune où les ruisseaux de la Perrine, de la Versève et de la Vulve confluent peu avant le ressaut qui précipite leurs eaux une trentaine de mètres en contre-bas... Cette cascade de la Vulvoz est l’une des  plus sauvages et cachées du Jura. La force des eaux de la Vulve, permettait autrefois d'alimenter un moulin en amont de la cascade. Abandonné dans les années 30 après plusieurs dizaines d'années d'exploitation, ses vestiges sont encore visibles aujourd'hui.
La vulve du latin volva,   est l'ensemble des organes génitaux externes de la femme.

Dans la langue des Inuits  le mot avion se prononce kapminat, et le mot vulve se prononce kapminau, un québéquois  raconte comment en parlant dans leur langue à des Inuits  il les a vus éclater de rire lorsqu’il leur a dit  qu’il avait pris le kapminau, donc la vulve, pour venir chez eux.

Le lien entre Choux et la Vulve, c’est bien évidemment la conception puisque planter les choux c’est semer, faire pousser, procréer, métaphore de l’acte sexuel, traditionnellement les garçons poussent dans les choux qui sont symbole de fécondité, et les filles dans les roses symboles du sexe féminin.

Dans la chanson à la claire fontaine, c’est clairement exprimé :

 (J’ai perdu mon ami / Mon ami que j’aimais / Pour un bouton de rose / Que trop tôt j’ai donné).

Et pour le chou :

Savez-vous planter les choux ? A la mode, à la mode,
Savez-vous planter les choux ? A la mode de chez nous.

On les plante avec le doigt. À la mode, à la mode,
On les plante avec le doigt. À la mode de chez nous.

Refrain
On les plante avec le pied. À la mode, à la mode,
On les plante avec le pied. À la mode de chez nous.

et ainsi de suite, on les plante avec la main, le coude, etc… on va pas vous demander encore avec quoi on les plante,  mais on termine par une devinette :

Qu’est-ce qu’un chou au fond d’une baignoire ?:   un chou marin….

Randos  à Léaz  21/03/19

Léaz  en 1 seul mot, et pas les hases, les femelles lièvre, a pour origine l’ancien français laie, ou laye qui exprime la forêt, mot qui subsiste dans le verbe layer, que l’on rencontre souvent au scrabble, tracer des sentiers en forêt , ce village est constitué du chef-lieu Léaz et de 3 hameaux ; Grésin,(qui viendrait de grâce, reconnaissant), Longeray (longues raies ou sillons dans un champ labouré) et Lavoux.

Le pont naturel de Grésin, îlot au milieu du cours du Rhône n'apparaissait plus que lors des chasses du fleuve, ces chasses, même principe que la chasse d’eau de vos toilettes, ayant pour but d’évacuer les déchets accumulés sur les barrages, et ce pont risque bien de ne plus apparaître, la dernière chasse ayant eu lieu en 2012 et s’étant révélée catastrophique pour la faune et la flore, un accord a été passé entre la France et le canton de Genève pour y mettre fin.

En 1595, le poète anglais John Harington filleul de la reine Élisabeth Ire d'Angleterre  inventa le système moderne de chasse d'eau pour nettoyer les toilettes de sa maison de Kelston. À l'époque, on utilisait des pots de chambre. C'est à la demande de sa marraine, la reine d'Angleterre, lasse de sentir les odeurs qui émanaient de ses toilettes qu'il imagina une chasse d'eau rudimentaire : il installa une chaudière d'eau sur le toit de la résidence et un long tube reliait la chaudière aux toilettes. Il suffisait d'actionner un robinet pour laisser couler l'eau dans la toilette pour ensuite évacuer les excréments dans une fosse septique.  

Il fallut attendre 1775 pour qu'Alexander Cummings dépose un brevet.

3 ans plus, tard Joseph Bramah inventa le mécanisme à clapet anti-retour et siphon encore   utilisé de nos jours.  Cette invention se diffusa à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée de l'eau courante dans les appartements.

Bien que cette invention soit attribuée à John Harington, des historiens ont relevé des traces de toilettes à chasse d’eau chez les Minoens, il y a quatre mille ans, chez les Égyptiens, il y a trois mille ans et chez les Romains, il y a deux mille ans.

On trouve aussi trace de ce système dans les palais des "rois" Aztèques avant l'arrivée des Espagnols

Les grands ensembles HLM des années 1960 bénéficiaient déjà de WC spéciaux, les aspirambo, n'utilisant que 7 litres d'eau.

Les études bactériologiques du Pr. Gerba de l'Université d'Arizona montrent que les gouttelettes projetées hors de la cuvette lorsque la chasse d'eau est tirée se retrouvent encore en suspension dans l'air à parfois plusieurs mètres de distance et plusieurs heures après. Il est donc recommandé de tirer la chasse d'eau avec le couvercle de la lunette fermé.

Le 21 mars est un jour particulier en ce sens qu’il cumule : jour de la primevère, de la forêt (Léaz, Joux), de la poésie (peut-être à cause du poète inventeur de la chasse d’eau, c’est très poétique une chasse d’eau), de la trisomie 21, de la marionnette, et fête des Clémence.

En ce jour de la poésie, et aussi de la trisomie,

Vingt et unième du  troisième mois, journée des forêts et des bois

Le jour encore des marionnettes, et pour les Clémence c’est  la fête,

Et puis la primevère enfin sur l’almanach républicain

L’auteur réclame votre clémence, tout autant que votre indulgence.

Le 21 mars 1961, les Beatles donnaient leur premier spectacle,

sur l’air de leur chanson Michelle : chantez donc Clémence :

Clémence, vacances, ce sont des mots qui sont en assonance, et résonance,

I love you, I love you, I love you

Soyons donc un peu fous

Gardons confiance, espérance en la fontaine de Jouvence

Clémence, Constance, ambiance et danse  pour réveiller les sens, pas d’abstinence !

Randos raquettes La Faucille, pédestres Montréal (Les Plans) annulées  14/03/19

On parle beaucoup en ce moment du clergé et de sa sexualité, on va vous parler aujourd’hui 14 mars d’un AB dont on célèbre le 10 ième anniversaire de la mort : Alain Bashung.

Tout le monde a déjà entendu et a chanté ou fredonné : Ma petite entreprise connait pas la crise, mais avez-vous bien écouté les paroles de cette chanson, le chroniqueur a, il y a quelques années été un peu vénère (énervé)  d’entendre cette chanson dans l’émission de France Inter :  ’Les petits bateaux’ censée être une émission pour les enfants puisqu’ils y posent des questions parfois très étonnantes auxquelles des spécialistes du sujet concerné tentent d’apporter des réponses compréhensibles par tous, mais après réflexion, il s’est dit que les enfants ne devaient pas comprendre le sens à peine caché. On ne chantera pas Ma petite entreprise, non pas pour son caractère paillard mais parce qu’elle est très difficile à chanter :

Ma petite entreprise Connaît pas la crise Épanouie elle exhibe Des trésors satinés
Dorés à souhait J'ordonne une expertise Mais la vérité m'épuise Inlassablement se dévoile

Et mes doigts de palper Palper là cet épiderme Qui fait que je me dresse Qui fait que je bosse
Le lundi Le mardi Le mercredi Le jeudi Le vendredi De l'aube à l'aube

Une partie de la matinée Et les vacances Abstinence

Ma petite entreprise Ma locomotive Avance au mépris des sémaphores
Me tire du néant Qu'importe L'amour importe Qu'importe
L'amour s'exporte Qu'importe Le porte à porte
En Crimée Au sud de la Birmanie Les lobbies en Lybie
Au Laos L'Asie coule à mes oreilles

Ma petite entreprise Connaît pas la crise S'expose au firmament
Suggère la reprise Embauche Débauche
Inlassablement se dévoile Et mes doigts de palper Palper là cet épiderme
Qui fait que je souque Qui fait que je toque
À chaque palier Escalier C Bâtiment B À l'orée de ses lèvres Qu'importe
L'amour importe Qu'importe L'amour s'exporte Qu'importe
Je perds le nord Au cap Horn Quand je vois se poindre Les Pyramides
Nez-à-nez Mes lubies L'Asie coule à mes oreilles

Ma petite entreprise Connaît pas la crise….

Le 14 mars est la journée de Pi, la constante mathématique, pourquoi ce jour ? parce que les 3 premiers chiffres de Pi, c’est 3 1 4, et nous sommes le 14 ième jour du 3 ième mois.

Un moyen mnémotechnique de retrouver les 150 premiers chiffres de Pi, c’est un poème de Maurice Decerf : qui commence ainsi : ‘Que j’aime à faire apprendre un nombre utile aux sages, Toi, de qui Syracuse, aime encore la gloire, Soit ton nom conservé par de savants grimoires’ où on compte le nombre de lettres de chaque mot : que 3, j 1, aime 4 donc 3,14 pour les 3 premiers chiffres et ainsi de suite.

Le chroniqueur s’y est jadis essayé inspiré par ‘une poule sur un mur’  ‘Pie, l’amie à toute amoureuse de Nature, anime les douze volières autrefois fermées, circulant sur le mur, arborant deux plumes de poules, elle ose les bordures, jeu de voleuse périlleux’

Le mathématicien William Shanks passa 20 ans de sa vie à calculer les décimales de π.
Il en calcula 707, mais seules les 527 premières étaient correctes.
À l’occasion de l’exposition universelle de Paris de 1937, celles-ci furent malheureusement gravées dans la salle π du Palais de la Découverte, l’erreur ne fut détectée qu’en 1945.

Autres liens avec la science pour ce 14 mars : naissance d’Albert Einstein en 1879, décès de Stephen Hawking l’année dernière, qui était né le 8 janvier 1942, jour du 300 ième anniversaire de la mort de Galilée.

Le 14 mars, est au calendrier républicain le jour de la pâquerette, petite fleur devant son nom au fait qu’elle fleurit à la période de Pâques, et annonce le Printemps, et on fête ce jour les Mathilde, Ma mère voici le temps venu, d’aller prier pour mon salut, Mathilde est revenue !

Et comme l’a prononcé Henry IV le 14 mars 1590 avant la bataille d’Ivry : ‘Ralliez-vous à mon panache blanc !
 

Randos  Challes-la-Montagne 07/03/2019  

Challes-la-Montagne a l'autorisation de produire des vins d’appellation  coteaux de l’Ain, en blanc, rosé et rouge. Challes possède 2 hameaux : Sameyriat et Cizod

Devinette : Mon corps est long et gracieux,  quand j'écarte les jambes,  j'écarte aussi les yeux.
Qui suis-je? ….une paire de ciseaux !

Les ciseaux ont été vraisemblablement inventés en Égypte vers -1500. Ceux que l’on connait de nos jours,  à lames croisées pivotant sur un axe central, existaient déjà il y a 2000 ans. Chifoumi  est le nom du jeu pierre, feuille, ciseaux, nom sans doute issu du japonais Hi-fu-mi   soit 1-2-3 ou jeu des 3 coups inventé en Chine. A ce jeu,  la pierre émousse les ciseaux, les ciseaux coupent la feuille, la feuille enveloppe la pierre.   On vous propose d’y jouer,  notamment de faire le signe des ciseaux à un policier qui vous demanderait vos papiers…

Autre histoire de ciseaux : le 7 mars 1792, le chirurgien Antoine Louis annonce la mise au point de la machine à cisailler les cous, préconisée dès 1789 par le docteur Joseph Guillotin, et qui portera d’abord le nom de Louison en référence à Antoine Louis avant de s’appeler Guillotine  malgré les protestations de Guillotin.  

Les ciseaux c’est aussi l’outil de Dame Anastasie, la censure comme on l’a appelée à partir des années 70 du 19 ième siècle, Anastasie étant alors un prénom régulièrement utilisé dans les vaudevilles, et peut-être aussi pour les veaux de campagne…

Et cette dame Anastasie a fait usage de ses grands ciseaux sur des  chansons dont l’une évoque la guillotine : Le gorille de Georges Brassens.

C'est à travers de larges grilles Que les femelles du canton
Contemplaient un puissant gorille Sans souci du qu'en-dira-t-on
Avec impudeur, ces commères Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère M'a défendu de nommer ici Gare au gorille

Tout à coup la prison bien close Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi je suppose Qu'on avait du la fermer mal
Le singe, en sortant de sa cage Dit c'est aujourd'hui que j'le perds
Il parlait de son pucelage Vous aviez deviné, j'espère Gare au gorille

L'patron de la ménagerie Criait, éperdu nom de nom
C'est assommant car le gorille N'a jamais connu de guenon
Dès que la féminine engeance Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter de la chance Elle fit feu des deux fuseaux  Gare au gorille

Celles-là même qui, naguère Le couvaient d'un oeil décidé
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère De la suite dans les idées
D'autant plus vaine était leur crainte Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte Bien des femmes vous le diront  Gare au gorille

Tout le monde se précipite Hors d'atteinte du singe en rut
Sauf une vielle décrépite Et un jeune juge en bois brut
Voyant que toutes se dérobent Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes De la vieille et du magistrat Gare au gorille

"Bah ! Soupirait la centenaire Qu'on puisse encore me désirer
Ce serait extraordinaire Et, pour tout dire, inespéré
Le juge pensait, impassible Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible La suite lui prouva que non  Gare au gorille

Supposez que l'un de vous puisse être Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre Lequel choisirait-il des deux
Qu'une alternative pareille Un de ces quatre jours, m'échoie
C'est, j'en suis convaincu, la vieille Qui sera l'objet de mon choix  Gare au gorille

Mais, par malheur, si le gorille Aux jeux de l'amour vaut son prix
On sait qu'en revanche il ne brille Ni par le goût, ni par l'esprit
Lors, au lieu d'opter pour la vieille Comme l'aurait fait n'importe qui
Il saisit le juge à l'oreille Et l'entraîna dans un maquis  Gare au gorille

La suite serait délectable Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable Ça nous aurait fait rire un peu
Car le juge, au moment suprême Criait : "maman !", pleurait beaucoup
Comme l'homme auquel, le jour même Il avait fait trancher le cou    Gare au gorille

Randos  Raquette Menthières  Pédestres Cerdon 28/02/2019  

Avant la Révolution, Menthières était une communauté d'habitants  qui devint commune  en 1789, avant d'être réunie 5 ans plus tard  à la commune de Chézery.

Le hameau de Menthières est isolé de son chef-lieu, Chézery, dont il est distant de 9 km par une route de montagne. Lorsque le déneigement est mal assuré, le hameau peut se trouver coupé du reste du monde, ce qui fut le cas de décembre 1951 à mars 1952. C'est pourquoi ses habitants ont demandé en 1957 leur rattachement à la commune de Confort, village distant de seulement 8 km par une route moins enneigée en hiver. Leur requête fut rejetée, mais ils obtinrent l'année suivante l'amélioration de leur liaison avec Chézery de façon à garantir leur désenclavement.

Depuis plus de deux siècles, Menthières s'est inexorablement dépeuplée, et la création de la station de ski en 1987, déficitaire depuis l’ouverture n'a pas permis d'engager significativement le renouveau espéré.

A l’automne dernier, il a été envisagé très sérieusement de fermer le site, mais cela ne s’est pas fait et l’ouverture a été seulement réduite en temps et en équipements avec des  téléskis  arrêtés.

Raquetter au Crêt d’eau,  sublime quand il fait beau !

Près du chalet du Sac endroit paradisiaque,

Jusqu’au crêt de la goutte que de splendeurs on goutte.

Passant, crêt du Milieu jouis à fond de ces lieux,

Tout l’espace nous embrasse depuis le crêt des Frasses

A celui de l’Eguillon. Les nuages en haillons

Sur le crêt du Miroir pour le Jura en gloire

Tissent un voile de mariée, raquettistes : riez,

Et puis rendez hommage à la Pierre à fromage

Ou bien à La Charmante, à ces divines pentes !

A Préau près de Cerdon, un saule ombrageait

Agréablement la prairie, mais il gênait

Les abords d’une habitation située là.

On voulut l’abattre, au tout premier coup de hache

On entendit des gémissements, du sang coula

Le long du tronc et tout comme en sortant d’une cache

Une statue apparut, la Sainte Vierge qui tient

L’enfant Jésus, lequel tendit ses petites mains

Vers le paysan auteur du coup de cognée.

On fit édifier là une chapelle consacrée,

Qui attira bien vite de très nombreux pèlerins

Venant pour vénérer cette Vierge noire étonnante

Qui a réputation de pouvoir apaiser

Les frayeurs des enfants qu’amènent leurs mères aimantes.

Et, fait étrange, la chapelle ne peut être fermée,

Les serrures, les verrous, on a tout essayé,

Et on a renoncé, on a juste disposé

Une barrière à clairevoie que l’on pousse à l’entrée.

Le 28 février 1970, il y a donc déjà 49 ans, le président Pompidou déclarait à Chicago :    « L’emprise de l’Homme sur la nature est devenue telle qu’elle comporte un risque de destruction de la nature elle-même. Il est frappant de constater qu’au moment où s’accumulent et se diffusent de plus en plus de biens dits de consommation, ce sont les biens élémentaires les plus nécessaires à la vie, comme l’air et l’eau, qui commencent à faire défaut. »

Le 28 février, c’est aussi l’anniversaire de 2 Jeanne chanteuses : Mas et Cherhal, nées en 58 et 78,  par ex ; En rouge et noir et Quand c’est non, c’est non ! (https://www.youtube.com/watch?v=8AiPFTyKTjA)

Rando  Volognat 21/02/19

On va vous raconter aujourd’hui l’histoire de la cloche de Volognat, histoire adaptée d’un conte d’Auguste Arène écrit pour l’Abeille du Bugey et du Pays de Gex, l’intégralité de ce conte figure dans les n0s 8 et 9 de 2016 des Echos de la commune, le bulletin municipal de Nurieux-Volognat  qu’on trouve également sur Internet.

Avant de passer au conte, rappelons quelques expressions avec cloche :

Être (une) cloche : être stupide, bête. /  Se faire sonner les cloches : se faire réprimander  ./ Avoir  le même son de cloche : avoir  le même avis, la même opinion sur un sujet. /

Sauter à cloche-pied : sur un seul pied / y a quelque chose qui cloche : c’est pas normal /

Déménager à la cloche de bois : partir sans prévenir, sans payer /
Se taper la cloche: faire un bon repas / Être de la cloche :  clochard, SDF

Mettre sous cloche"  mettre à l'abri, surprotéger

En mille six cent trente-neuf, pour la Toussaint, à Volognat,  Pernet le sacristain et Butavand son acolyte avaient sonné la cloche avec tellement d’ardeur qu’ils l’avaient toute fendue.

Et depuis, le son sourd (notez la contradiction entre son et sourd puisque par définition le sourd n’entend pas les sons, mais revenons à nos moutons), ce son sourd donc, évoquait toujours un enterrement, donc plutôt sinistre pour les mariages ou les baptêmes.

On se réunit pour trouver un remède à cette sonnerie désagréable, on n’en trouva qu’un, celui d’acheter une nouvelle cloche, hélas, on n’avait pas assez d’argent.

Le sacristain Pernet en avait perdu le sommeil, et partout, où qu’il aille, il était très mal vu.

Un dimanche matin, il était radieux, il dit aux troyans rencontrés, des volognatiens et non pas volognais car ils sont pas niais :  J’ai trouvé, hier j’étais au marché de Nantua pour vendre mes œufs, puis après je me suis rendu  chez le cordonnier pour acheter des souliers, et puis nous sommes allés au café du Paradis pour boire une bonne bouteille ensemble, et j’ai parlé de notre cloche fêlée, et lui il m’a dit qu’on pouvait surement la ressouder, qu’un horloger pouvait le faire, et que justement, y en avait un à Nantua, venu de Franche-Comté pour réparer l’horloge de l’église, et alors, on est montés le voir dans le clocher et on lui a demandé si il pouvait raccommoder notre cloche, et il a accepté pour quarante livres, cinq sols et vingt-quatre deniers, je lui ai dit qu’il fallait que je demande au Conseil et que je lui rendrai réponse lundi.

Le dimanche soir, on se réunit, et le Conseil à l’unanimité retint la proposition.

Le lundi matin,  Pernet alla chercher le Franc-Comtois qui arrivé sur place à Volognat demanda qu’on apporte du bois en quantité pour faire un grand bûcher.

On descendit la cloche qui fut placée sur le gros tas, il la badigeonna alors tout du  long de la fêlure d’un enduit de sa composition. On enflamma le bois, le feu dura toute la nuit, et la cloche avait complétement disparu sous un amas de cendres. Le Franc-Comtois dit que pendant trois jours, il n’fallait plus qu’on touche à rien avant que tout soit froid, et qu’on devait surtout bien  surveiller car la remuer pouvait tout faire échouer !

Le sacristain veilla pendant 3 jours et 3 nuits, puis on chercha l’horloger, mais en vain, il avait disparu depuis la veille, un peu inquiets sans lui, on remua les cendres, et qu’y trouva-t-on ?: du métal fondu…

On chercha à nouveau  l’horloger pour lui faire rendre l’argent mais aucune trace de lui, il était parti…à la cloche de bois !

Pernet, de désespoir démissionna du poste de sacristain, le clocher resta muet pendant de nombreuses années jusqu’à ce que les libéralités du Sire de Montréal permettent l’achat d’une cloche qui fit l’bonheur de Volognat ! Enfin pas de tous puisqu’une volognatienne s’est retrouvée à la morgue à côté de son mari décédé, la police enquêtant sur la mort du vieux monsieur interrogea la veuve:

- Racontez-moi comment il est mort.

- Eh bien tous les dimanches, nous faisions l'amour au son de cloche de l’église depuis que la cloche a été remplacée, Un ding il entre et un dong il sort ... ( elle pleure )

- D'accord mais comment est-il mort ?

 - Eh ben Y'a eu un mariage !!!

Rando  raquette  Giron 21/02/19

Le 21 février est le jour du violier au calendrier républicain, voilà, on n’en dira pas plus, tout le monde bien sûr sait ce qu’est le violier.

On va quand même en dire un peu plus, le  violier est en fait plus connu sous le nom de : ravenelle, ou encore bâton d’or et surtout giroflée des murailles et doit ce dernier nom au fait que ses fleurs ont une odeur proche de celle du clou de girofle.

Le 21 février 1885 naissait Sacha Guitry qui fut auteur de 124 pièces de théâtre, réalisateur de 36 films, il fut marié 5 fois, et eut de nombreuses liaisons notamment avec les comédiennes de ses pièces. Il est aussi connu pour des citations assez savoureuses voire caustiques comme :

Ne faites jamais l'amour le samedi soir, car s'il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire.

C'est une erreur de croire que les femmes ne peuvent garder un secret. Elles le peuvent, seulement elles s'y mettent à plusieurs !

Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer les corps des femmes, le plus grand plaisir des femmes est de se payer la tête des hommes.

Il aurait aussi proposé l’épitaphe suivante pour la tombe d’une de ses femmes Jacqueline Delubac : enfin froide !

Laquelle en retour aurait proposé pour sa tombe à lui : enfin raide !

Ça évoque des relations plutôt tumultueuses entre eux…

Élève médiocre, il fut expulsé de onze lycées différents et il arrêtera  ses études à 18 ans après avoir redoublé 10 fois sa 6ième pour embrasser la carrière à laquelle il aspirait : le théâtre. 

Autre natif du 21 février, en 1903 Raymond Queneau l’auteur de Zazie dans le métro,  poète mis en musique et chanté entre autres par les frères Jacques, Juliette Gréco, Mouloudji.   Dans la continuité de Valentine de la semaine dernière, et à l’approche de la journée de la femme, Si tu t’imagines , musique de Joseph Kosma https://www.youtube.com/watch?v=RKKFGedanjU

 https://www.youtube.com/watch?v=EM_SyG_6-ZE

si tu t'imagines si tu t'imagines fillette fillette
si tu t'imagines xa va xa va xa va durer toujours
la saison des za la saison des za saison des amours
ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures

si tu crois petite si tu crois ah ah que ton teint de rose
ta taille de guêpe, tes mignons biceps, tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe et ton pied léger
si tu crois petite xa va xa va xa va durer toujours
ce que tu te goures, fillette fillette ce que tu te goures

les beaux jours s'en vont les beaux jours de fête
soleils et planètes tournent tous en rond
mais toi ma petite tu marches tout droit
vers  ce que tu vois pas, très sournois s'approchent
la ride véloce, la pesante graisse, le menton triplé
le muscle avachi, allons cueille cueille, les roses les roses
roses de la vie les roses de la vie et que leurs pétales soient la mer étale
de tous les bonheurs, de tous les bonheurs

allons cueille cueille si tu le fais pas
ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures.

La la la la la la …

allons cueille cueille si tu le fais pas
ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures.

Rando  raquette Cuvéry, pédestre Poncin 14/02/19

Ce qu’il y a de sympa pour le chroniqueur lorsqu’il est absent, c’est qu’il peut faire dire des horreurs aux animateurs présents qui se font huer lors de la lecture, et 1 semaine ou 2 plus tard, lorsqu’il revient la fleur aux lèvres, il suffit de commencer la lecture en passant un peu de pommade à la gent féminine pour que tout soit oublié et qu’il retrouve intacte son aura…

Le jour de la Saint Valentin, dans un grand hôtel de Venise, le garçon d'étage frappe à la porte de la chambre d'un couple : - Monsieur désire-t-il quelque chose ?
- Moi, non, merci ! - Et pour votre épouse ?
- Ah ! oui... Bonne idée... Apportez moi donc une carte postale, je vais lui écrire !

Un matin de 14 février, au réveil, avec ses gros sabots, une femme dit à son mari:
"Chéri, je viens de faire un rêve incroyable. J’ai rêvé que tu m'offrais un collier de perles pour la Saint-Valentin. À ton avis, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire?"
"Ben…tu le sauras sûrement ce soir..." répond le mari laconique

Toute la journée, au travail, la femme en parle à ses collèges, ses copines, ses interlocuteurs au tel., etc… :<<ce soir pour la St Valentin, je vais avoir un collier de perles !>>

Arrivé le soir, elle rentre chez elle, elle n’en peut plus, comme une vache qui attend la traite, le mari arrive, il a effectivement   un petit paquet cadeau pour son épouse, elle, ravie, commence à le déballer, (le cadeau, pas le mari)  et à l'intérieur, elle découvre : ... un livre intitulé :    " L'interprétation des rêves "....

Le 14 février, on ne parle que de Saint Valentin, mais nous à la RS, et on y a intérêt, nous sommes pour la parité homme –femme, donc on vous parlera : …  des seins de Valentine, comme les as chantés Maurice Chevalier : https://www.youtube.com/watch?v=-RikO4gqV8E

On se rappelle toujours sa première maîtresse 

J'ai gardé d'la mienne un souvenir plein d'ivresse
Un jour qu'il avait plu  Tous deux on s'était plu  Ensuite on se plut de plus en plus
J'lui d'mandais son nom, elle me dit Valentine
Et comme elle suivait chaque soir la rue Custine
Je pris le même chemin  Et puis j'lui pris la main  J'lui pris tout enfin
Refrain : Elle avait des tout petits petons, Valentine, Valentine
Elle avait des tout petits tétons Que je tâtais à tâtons, Ton ton tontaine
Elle avait un tout petit menton, Valentine, Valentine
Outre ses petits petons ses petits tétons son petit menton  Elle était frisée comme un mouton
Elle n'était pas d’une grande intelligence  Mais dans un plumard, ça n'a pas d'importance
Quand on a dix-huit ans  On n'en demande pas tant  Du moment qu'on s'aime, on est content
Elle n'avait pas un très bon caractère  Elle était jalouse et même autoritaire
Pourtant, j'en étais fous  Elle me plaisait beaucoup  Parce que surtout….
Refrain
Hier, sur le boulevard, je rencontre une grosse dame 

Avec des grands pieds, une taille d'hippopotame
Vivement elle m'saute au cou  Me crie bonjour, mon loup 

Je lui dis pardon, mais qui êtes-vous
Elle sourit voyons, mais c'est moi, Valentine
Devant son double menton, sa triple poitrine
J’ pensais, rempli d'effroi  Qu'elle a changé , ma foi  Dire qu'autrefois…
Elle avait des tout petits petons, Valentine  Mais ils sont enflés à présent Valentine
Elle avait des tout petits tétons des vraies p'tite pommes
Non non j'aime mieux parler d'autre chose voilà
Elle avait elle avait un tout petit menton, avec une p'tite pincette
Elle en a quatre ou cinq mentons maintenant
Oh cette pauvre petite Valentine ça d'vrait pas être permis ça non
C'est des trucs qui ne devraient pas être permis  Non !!!

Rando  raquette Giron 07/02/19

Le 7 février a été choisi pour être la journée mondiale sans téléphone portable, mobile ou encore cellulaire.

Le téléphone mobile est le résultat de différentes technologies qui existaient déjà, pour la plupart, dans les années 1940. Son invention est attribuée au docteur Martin Cooper, directeur de la recherche et du développement chez Motorola qui en a fait la démonstration dans les rues de New York le 3 avril 1973,  le premier téléphone mobile commercial, conçu par Motorola est lancé le 6 mars 1983 aux États-Unis.

L'usage du téléphone mobile s'est progressivement démocratisé, notamment vers la fin des années 1990. France Télécom commercialise en 1991 le Bi-Bop, premier téléphone portable en France destiné à un public en mobilité urbaine. Le taux de pénétration du mobile dans le monde à cette époque est de 0,6 abonnements pour 100 habitants. Le nombre d'abonnements en mobile (18 abonnements pour 100 habitants) dépasse celui des lignes fixes en 2002. Lorsqu'Apple lance son iPhone en 2007, ce taux est passé à 51 abonnements pour 100 habitants.

Depuis les années 2010, les téléphones mobiles disposent pour la plupart de nombreuses fonctions supplémentaires, rendues possibles grâce à l'intégration d'un système d'exploitation évolué dans le téléphone : ce sont les smartphones. Le nombre d'utilisateurs de téléphones mobiles en République Populaire de Chine atteignait en 2011 929,85 millions.

En 2013, les ventes annuelles mondiales de smartphones (940 millions) dépassent celle des téléphones basiques (860 millions)

En 2014, il y avait dans le monde 7,175 milliards d'habitants et 6,915 milliards d'abonnements téléphoniques au mobile.

En 2016, 77 % des Français ont un smartphone, 58 % l'utilisent parfois au volant, 41 % le consultent au milieu de la nuit et 7 % répondent même alors à leurs messages, 84 % l'utilisent en regardant la télévision, 66 % l'utilisent tout en traversant la rue, et 81 % reconnaissent l'utiliser à table en famille ou avec des amis. En 2015, un Français moyen passait déjà plus de temps sur son smartphone que devant la télévision et on constate  une nette augmentation de l'addiction au mobile, au niveau mondial le nombre des accros au mobile serait passé de 176 millions en 2014 à 280 millions en 2015.

 

Pour son anniversaire, une blonde reçoit un téléphone portable de son mari. Pendant plusieurs heures, il tente vainement de lui en expliquer le fonctionnement. Découragé, il lui demande de mettre simplement le téléphone dans son sac et, quand il sonne, d'appuyer sur le petit bouton vert. Plus tard, la blonde va faire des courses et, en entrant dans la boulangerie, entend son téléphone sonner. Elle presse alors le bouton vert et entend son mari :
- Félicitations, chérie, tu as réussi à répondre. Tu vois ce n'est pas si compliqué !
Et la blonde toute fière :
- Oui, c'est vrai, c'est facile ! Mais comment as-tu su que j'étais à la boulangerie ?

 

Des dizaines de milliers de bactéries vivent sur les téléphones portables. Une récente étude britannique vient de confirmer qu’un tel. mobile serait sept fois plus sale qu’une cuvette de WC. Et même dix-sept fois plus lorsqu’il est  protégé par un étui en cuir.

C'est un mec qui va aux toilettes dans un bar. Le premier WC  est occupé,    il entre dans le deuxième. A peine se met-il sur la cuvette qu'il entend :
- Salut ! Comment ça va ?
Surpris, il se dit que c'est un drôle d'endroit pour lier conversation avec quelqu'un, mais bon, on ne choisit pas...
- Euh.!.!! ça va, dit-il embarrassé.
- Qu'est-ce que tu fais de beau ?
- Ben, je fais comme toi, ... caca...  Et là, il entend :
- Ecoute, je te rappelle plus tard, il y a un con à côté qui répond à toutes mes questions !

Et en sortant, le gars se lave les mains, mais pas son portable, bon appétit quand même !

 

Rando  raquette Les Granges du Poizat 31/01/19

Le 31 janvier est le jour du brocoli au calendrier républicain

En Suède, sur le bord du lac Vättern, entre Goteborg et Stockholm, un arbre dont le tronc et les branches avaient pris la forme de ce légume vert enraciné, a été détruit par sa célébrité,  

Il y a plusieurs années, cet arbre avait suscité l'intérêt de Patrik Svedberg, un photographe suédois, qui passait chaque jour devant lui en se rendant à son travail. Il a décidé de le prendre en photo quasi quotidiennement, et a créé un site internet ainsi que des pages Instagram et Facebook intégralement consacrés à cet arbre, qu'il a surnommé "Broccoli Tree". 

"L'arbre est le personnage principal" de ces photos, écrit-il sur le site internet du "Broccoli Tree". "Mais un personnage passif qui laisse l'intrigue se dérouler autour de lui. Chaque photo contient sa propre histoire. C'est toujours dans les détails et très souvent avec un aspect amusant."

Toujours avec le même cadrage, de jour comme de nuit, par beau ou mauvais temps et quelle que soit la saison, il photographiait le "Broccoli Tree". Sa page Instagram a progressivement gagné en popularité, jusqu'à atteindre plus de 30.000 followers.

Les photos du "Broccoli Tree" ont eu un tel succès qu'elles ont été imprimées en grand format, exposées et déclinées sous forme de calendrier. L'arbre a même été //www.google.com/maps/place/The+Broccoli+Tree/@57.7935332,14.2578386,17z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x465a6d26ce439a47:0x25787b021397407a!8m2!3d57.7936947!4d14.2607913?hl=en">référencé sur Google Maps.

Mais avec le succès, de nombreux curieux se sont rendus sur place, certains parfois mal intentionnés. L'arbre a ainsi été dégradé, certains ont même essayé de scier l'une de ses branches en septembre 2017,  et a finalement dû être abattu quelques jours plus tard.

Le blog Peta Pixel consacré à la photographie, reprend une vidéo d'un blogueur qui retrace l'histoire de cet arbre. Selon lui, "partager quelque chose, c'est risquer de le perdre  Si le 'Broccoli Tree' n'avait jamais été photographié, il serait peut-être toujours là." Une mésaventure qui rappelle celle subie par une colline islandaise, vandalisée par des touristes.


Sur l’air de Cadet Rousselle, paroles adaptées d’un texte (sans air) trouvé sur Internet

1 - Des légumes à tous les repas
Sans mayonnaise, c'est bien trop gras !
Je rêve de chips et de pizzas,
De frites et de chipolatas !
Refrain :

C'est p't'être pas bon pour la santé Mais j'me régale rien que d'y penser...

L’mercredi chez Mamy, moi j’en ai marre des brocolis

2 - Des pommes, des poires, des abricots
Des haricots verts, des poireaux !
Du caramel et des gâteaux
Des glaces et des crêpes au choco !
Refrain

3 – Les carottes, c’est pour les lapins
le raisin c’est plein de pépins
Des burgers et puis des nuggets
avec du beurre de cacahuète !

Refrain

4 - Mamy, enlève ton tablier
Laisse-moi faire, je vais cuisiner.
J'vais t'faire goûter un truc géant
Des fricadelles, j'sais pas c'qu'y a d'dans !

C'est p't'être pas bon pour la santé J'm'en fiche pas mal, j'vais m'régaler...

L’ mercredi chez Mamy c’en est fini des brocolis !!!
 

Des années 50 aux années 80, Albert Broccoli fut un important producteur américain, notamment des 16 premiers James Bond, Vincent un des fils de Claude, vers l’âge de 12 ans , voyant ce nom de Broccoli au générique d’un film déclara : <<il doit puer d’la gueule  celui-là !>>

Rando  raquette Lachat 24/01/19

Mercredi 23 janvier, l’angoisse de la page blanche, rien d’écrit pour demain, où allons-nous randonner déjà ? à  Lachat, que dire de Lachat ? par exemple qu’à Lachat, le chat  se lécha, puis se lâcha sous un chapiteau piteux…et voilà, rien d’autre ne vient, on va aller voir sur Internet, bingo, le 24 janvier est le jour du taureau au calendrier républicain, alors on va le prendre par les cornes, et miracle, reviennent en mémoire des chansons, Brel d’abord :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les toros s'ennuient le dimanche Quand il s'agit de courir pour nous
Un peu de sable du soleil et des planches Un peu de sang pour faire un peu de boue
C'est l'heure où les épiciers se prennent pour Don Juan
C'est l'heure où les Anglaises se prennent pour Montherlant
Ah! Qui nous dira à quoi ça pense Un toro qui tourne et danse
Et s'aperçoit soudain qu'il est tout nu
Ah! Qui nous dira à quoi ça rêve Un toro dont l'œil se lève
Et qui découvre les cornes des cocus

A quoi ça pense un taureau ? Cabrel l’a chanté dans La Corrida :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis le temps que je patiente Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante Au bout du couloir
Quelqu'un a touché le verrou Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir Cette danseuse ridicule...

Et Ferrat aussi a chanté les taureaux : https://www.youtube.com/watch?v=Gf-UmwOAHpE

Les belles étrangères Qui vont aux corridas Et qui se pâment d'aise Devant la muleta

Les belles étrangères Sous leur chapeau huppé Ont le teint qui s'altère  A l'heure de l'épée

Allons laissez-moi rire Quand le toro s'avance Ce n'est pas par plaisir Que le torero danse

C'est que l'Espagne a trop D'enfants pour les nourrir Qu'il faut parfois choisir

La faim ou le toro Les belles étrangères Végétariennes ou pas Quittent leur banc de pierre Au milieu du combat Quittent leur banc de pierre Au milieu du combat

Et toujours au sujet des taureaux, une devinette :

Quelle est la différence entre un roi et un taureau ?....

Vous donnez votre langue à la chat comme dirait Jane Birkin ?

Eh bien y’en a pas, ils rentrent tous les 2 dans l’arène !

Et pour finir une histoire de petit lapin et de taureau:
C'est un petit lapin qui veut traverser la route. De l'autre côté, il y a un énorme taureau qui le regarde.
Donc le petit lapin regarde à gauche, regarde à droite, puis voyant qu'il n'y a rien traverse tranquillement.
Et alors ? et alors roulant à tombeau ouvert arrive  une 2 CV que le petit lapin n'avait ni vu,
ni entendu arriver.
Alors il se met à courir et réussit à éviter la voiture qui tout de même lui  roule sur la queue...
Le taureau qui n'a rien loupé de la scène, se tord de rire... Le lapin vexé  lui demande ce qui le fait   rire autant...
le taureau  répond : -'c'est bien la peine d’avoir des si grandes oreilles pour entendre et de si grandes pattes pour courir vite...  pour se faire rouler dessus !
Et le lapin décidément de plus en plus vexé lui rétorque :
- 'Et toi c'est bien la peine d’être si bien monté et d'avoir de si  grandes cornes'...

 

Randos  Montréal-la-Cluse et Raquettes La Manche 17/01/19

Quarante jours après le déluge, Noé du sommet du Mont Ararat ouvrit la fenêtre de l’Arche et mit dehors un corbeau chargé d’aller voir si le déluge était terminé. Il ne revint pas. Où était-il donc passé ? Eh bien, il était allé jusqu’aux bords de l’Ange, et s’y plaisant n’était pas retourné à l’arche de Noé.  Ce corbeau, plus gros qu’un dindon, les aïeux  des aïeux des plus vieux habitants de Montréal, Martignat et des bourgs voisins se souvenaient de l’avoir toujours vu le jour, aux environs du Martinet et la nuit du côté du Couloup.
Du reste, ce Jeanne Calment des oiseaux défiait la rigueur des hivers, les pièges, les flèches et la poudre, et puis aussi, on avait fini par le laisser en paix, parce qu’on avait remarqué qu’il était arrivé malheur à tous ceux qui s’étaient attaqués à lui.

Et puis un soir d’il y a tout juste 200 ans aujourd’hui, plusieurs amis achevaient de souper au Pont d’Arcole auberge réputée de Nantua.  Comme le souper avait été exclusivement composé de gibier, les convives parlaient des bêtes passant généralement pour être comestibles.
Un vieux négociant prétendait que le chat a de nombreux rapports avec le lièvre; un jeune officier disait que du chien au cochon, il n’y a que la distance d’un préjugé; un troisième enfin soutenait mordicus que les plus maigres des rats d’égout sont préférables aux plus grasses alouettes.
- Messieurs, interrompit un chasseur, si vous n’avez pas mangé du corbeau bouilli et si vous n’avez pas bu son bouillon, vous ne pouvez raisonnablement discuter des bonnes et des mauvaises choses.
- Est-ce donc si délicieux, votre corbeau? demanda quelqu’un.
- Excellent, vous-dis-je!
- Mais, vous qui êtes chasseur, vous devriez bien en tuer un, et on pourrait alors le goûter!  

L’idée fut approuvée à l’unanimité.
On décida de festiner le jour où le chasseur mettrait à mort un ou plusieurs corbeaux.
- Un moment, Messieurs, conclut le chasseur.
Vous savez que le corbeau demande à geler huit jours et huit nuits durant,  avant d’être mis au pot au feu: vous attendrez donc huit jours après ma chasse.
- Adopté! dirent les convives.
Quelques jours plus tard, notre homme  descendait au Martinet, lorsqu’il aperçut, fouillant gravement les crottes éparses sur la neige, le vieux corbeau, le corbeau de l’Arche, le Mathusalem de la gent ailée.

Le chasseur n’était pas superstitieux; cependant toutes les histoires sinistres qui couraient sur le compte de cet oiseau lui passaient par la tête, lorsqu’il se rappela fort à propos qu’une balle de cuivre était enfouie au fond de sa gibecière, balle que son grand-père avait fait bénir à la chapelle de Mazières  pour tirer spécialement sur les bêtes enchantées, il ôta donc les chevrotines de son fusil et  glissa à leur place, cette balle propre à conjurer les maléfices.
Le corbeau ne se doutait guère de ce qui l’attendait, Il marchait tranquille, et d’un coup, touché par la balle du chasseur, il tomba raide mort sur la neige.
Nous l’avons dit, le chasseur n’était pas superstitieux, cependant quand il vit cette bête fameuse étendue sur le dos, les pattes en l’air et la queue en éventail, il resta un instant sans oser la toucher; puis il songea au dîner projeté, il chargea le corbeau sur son épaule tellement il était lourd, et se dirigea vers Nantua.

En ce temps-là, comme  il faisait justement très froid,  le corbeau fut pendu à l’une des fenêtres du Pont d’Arcole et vu sa grosseur, on attendit non pas 8, mais15 jours qu’il soit complètement gelé avant de le livrer à la marmite.
Le quinzième jour, au matin, on prépara le pot-au-feu, mais quand il fut question de plumer le corbeau, les plus hardis se récusèrent; les plumes tenaient tellement à la peau qu’il était impossible d’en arracher une seule. On le mit donc  tout emplumé dans la marmite.
Le soir, il était aussi dur que le matin; six mois plus tard il était toujours aussi coriace.  
Les gens qui se relayaient pour entretenir le feu sous la marmite, au bout d’un an, en eurent assez et résolurent de manger le corbeau le soir même et coûte que coûte.
Le soir, on apporta le corbeau sur le plus grand des plats du Pont d’Arcole et le doyen des convives, qui se méfiait de la coutellerie de l’auberge, saisit son sabre de garde national et s’apprêta à dépecer le corbeau.
Mais à peine le fer fut-il enfoncé dans le flanc du corbeau que l’animal se souleva, se remit tranquillement sur ses pattes, secoua ses plumes pleines de bouillon et, après avoir brisé une vitre, s’envola vers les régions célestes, emportant avec lui le sabre qui l’avait transpercé.
Chose étrange, qui touche presque au fantastique, tous les soupeurs présents eurent une indigestion de corbeau, et le garde national  fut le lendemain mis aux arrêts pour s’être présenté à la revue sans son sabre. ..

Vous pouvez retrouver le texte intégral  de Julien Arène sur le site de Montréal.

Rando  raquette Retord 10/01/19

Le 10 janvier 1430 était fondé l’ordre  de la toison d’or, ordre de chevalerie le  plus élevé et prestigieux de l’Espagne. La toison d’or, c’était d’abord dans la mythologie grecque, le pelage  de Chrysomallos, bélier pourvu de grandes ailes sur lequel Phrixos et Hellé s'enfuirent pour échapper à leur belle-mère Ino. Arrivé en Colchide, Phrixos immole le bélier à Zeus et fait cadeau de la toison au roi Éétès, qui la suspend à un chêne et la fait garder par un dragon et des hommes armés.

Pélias ordonne à son neveu Jason de ravir la Toison d'or. Médée trahit son père Éétès et aide Jason et les Argonautes à s'en emparer. Lors de leur fuite, elle découpe son frère Absyrte en morceaux et les jette à l'eau pour ralentir Éétès qui s'arrête pour rassembler les morceaux de Absyrte et lui faire des funérailles dans un lieu appelé alors Tomis (« découpé »), ce qui laisse aux Argonautes le temps de s'échapper.

Autre référence à la Grèce, l’Antiquité cette fois, en souhaitant  Bon anniversaire à Sapho, 69 ans, chanteuse franco-marocaine trop méconnue qui chante en français, arabe, anglais, espagnol, hébreu, de son vrai nom  Danielle Egbuy, elle a d’abord eu comme nom de scène : Bergamote au petit conservatoire de la chanson de Mireille, puis elle a choisi ce pseudo de Sapho en hommage à la poétesse Sappho de l’antiquité grecque, de l’ile de Lesbos, connue pour son homosexualité, Lesbos a donné lesbienne et lesbianisme et Sappho le saphisme, et l’adjectif saphique tous mots évoquant l’homosexualité féminine. Elle a fait partie de La bande à Basile et a collaboré avec le groupe Odeurs. Elle est aussi romancière, caricaturiste, comédienne, poète.

On ne chantera pas Sapho, airs pas assez maîtrisés, mais on va vous lire le texte de sa chanson Les amants merveilleux :

Dans la petite rue, La rue déserte et nue Qui sent le ciel mouillé, Le pavé du faubourg,
J'ai vu deux amoureux Qui m'ont tellement émue,

Deux amants merveilleux, Émerveillés d'amour.
Ils marchaient lentement Avec les yeux mi-clos,

Se tenant par la main Et sans dire un seul mot.
Ils ne m'ont même pas vue En passant près de moi

Tant leur nuit était belle Et constellée de joie.

Les amants merveilleux, L'extase dans les yeux
Marchaient comme s'ils portaient en eux Un trésor fabuleux,

Presque miraculeux: Cette immense fortune d'être deux.
On sentait leur amour Bien plus qu'aucun soleil

Qui semblait illuminer le ciel. De voir tant de bonheur,
J'en avais presque peur. Je ne croyais pas une chose pareille.

Les amants merveilleux, L'extase dans les yeux,
Au plus profond d'eux-mêmes entendaient, Entendaient une musique,
La musique pathétique De leur coeur, de leurs coeurs qui battaient.
Oh, comme ils s'embrassaient, S'embrassaient dans la rue,
La petite rue déserte et nue Puis ils ont disparu
En marchant lentement Dans la nuit, effacés par le vent.

Alors, tout éperdue, J'ai couru, j'ai couru
Vers ton coeur et vers tes bras tendus
Et, contre toi, blottie, Mon amour, j'ai compris
Que nous étions aussi... Des amants merveilleux...

A défaut d’amants, que 2019  nous apporte des moments merveilleux passés ensemble !

Rando de Bellignat 20/12/18

Bellignat, commune sous mandat communiste durant 37 années compte environ 3700 habitants qu’on appelle les Renouillus, ce terme provenant des grenouilles peuplant les marais sur lesquels Bellignat s’est développée. Le maire est Mr Arbent, alors que la Maire d’Arbent commune proche est Mme Maissiat, et la maire de Maissiat  hameau de Dortan commune également assez proche est Mme Dubare , et on va s’arrêter là.

Les plastiques Gilac, depuis 1941 fabriquent des récipients pour contenir des aliments.  

En 1953, premier slogan publicitaire : plastiques Gilac plastiques miracle

Le nom Gilac vient de la fille du fondateur : GIsèle LACroix.

Les collèges Ampère et Lumière, par leurs noms honorent un homme de science et des inventeurs lyonnais.

Les frères Lumière ont épousé les sœurs  Winckler   lesquelles sœurs Winckler avaient 2 frères qui ont épousé leurs belles-sœurs, sœurs de leurs beaux-frères, les frères Lumière,

 Exemple : je suis <<Louis Lumière, le frère du beau-frère de mon beau-frère lequel est le frère de ma belle-soeur sœur de ma femme, soit la femme de mon frère tout en étant elle-même, et la sœur de mon beau-frère qui est le frère de la  sœur de ma femme, vous avez suivi, c’est clair, toute la lumière est faite ? 

Le quartier de l’Eglisette a été débaptisé sous le mandat du maire communiste Guy Chavanne de 1977 à 1982, du fait de la connotation religieuse du nom, pour être remplacé par Elsa Triolet, le nom de la compagne de Louis Aragon qui lui, a  donné son nom au centre culturel.

Et l’Eglisette a retrouvé son nom au changement de maire.

Régis a habité ici pendant quelques années, il nous l’a dit lors de la reco, en précisant qu’il n’y avait que des jeunes couples, Michel a ajouté le commentaire suivant : ça devait copuler !

Le bâtiment des  Grandes Roches a brûlé en juin 2015, c’était un restaurant renommé qui a fermé en 2005, il a été squatté pendant 10 ans.

Depuis plusieurs années, Dynacité a lancé un vaste programme de réhabilitation, du quartier de La Forge comprenant notamment la démolition de trois tours et la rénovation complète des autres bâtiments, suivi d’une enquête auprès de locataires des 320 logements du quartier.

87% d’entre eux se disent satisfaits de leur cadre de vie, l’un d’eux témoigne :

« La vie quotidienne est agréable, l’ensemble ressemble plus à un quartier résidentiel qu’à une cité HLM »

L’hôpital d’Oyonnax a été mis en service en 2007, première pierre posée le 27 janvier 2005.

800 personnes y travaillent.

Le lycée Arbez Carme LAC pour les initiés couvre une surface de 45000 m2, 200 personnes y travaillent, il accueille plus de 1000 élèves.

En 2004, l’INSA de Lyon intègre l’ESP (Ecole Supérieure de Plasturgie) et crée le site de plasturgie de l’INSA de Lyon. Situé au sein de la technopôle de plasturgie à Bellignat, ce site est un élément stratégique de croissance partenariale dans un secteur industriel clé – la Plasturgie – où la France est située au 4ème rang mondial en chiffre d’affaires et où la Plastics Vallée d’Oyonnax est le premier centre industriel de plasturgie en Europe.

Toutes les marmites découvertes ces derniers temps nous ayant mis en appétit, le chroniqueur a donc décidé de vous offrir un menu de fête, pour en étudier les recettes, il s’est alors plongé pour la toute première fois dans le petit livre offert par ses collègues lors de son départ en retraite en 2007, il y a 11 ans et demi : la cuisine pour les Nuls, avec la ferme résolution d’en maitriser et réaliser au moins une  recette, mais il s’est heurté à un certain nombre d’obstacles, la lecture de cet ouvrage l’a plongé dans des abîmes de perplexité, jugez-en par vous-mêmes :

Pâte sablée, comment fait-on avec le sable, ça n’est pas expliqué

Pâte brisée ? alors là, dès le début, on touche aux sommets de la connerie, on se décarcasse pour faire  une belle pâte  dont on peut légitimement être fier, et après on la brise…

Mettre au bain-marie, Marie, c’est l’épouse d’un des neveux du chroniqueur, elle vient d’avoir 34 ans, il se voit bien lui demander la prochaine fois qu’il la verra :  <<dis-donc Marie, veux-tu que je te mette au bain ?>> …

poser un chinois au-dessus d’un récipient ! eh ben c’est pas gagné hein, faut déjà l’trouver l’chinois et ensuite qu’il accepte  d’être posé au-dessus d’un récipient, et quel récipient ? on n’ose imaginer…

faire sauter les rattes, en plus il faut des talents de dompteur, avoir fait un stage de cuisine au cirque Zavatta

court-bouillon, ça pourrait être un peu plus explicite, la notion de durée étant très subjective, ce qui peut paraître court à l’un sera long pour un autre, faut-il entendre faire bouillir juste un petit instant ?

Déglacer : on comprend rien, on nous dit de déglacer alors que ça cuit déjà depuis belle lurette, et en plus ça n’a même jamais été gelé

Clouter ? Claude connait les passages cloutés, les pneus cloutés,  

Prendre une douille, pas possible, on n’a pas ça sous la main, on n’est pas chasseur

Dégorgez, à l’impératif en plus, on fait pas ça comme ça quand même….

Dérober, voilà qu’on vous incite au vol, mais qu’est-ce que c’est que ce bouquin Claude va leur dire à ses collègues que leur cadeau : ‘la cuisine pour les Nuls’, il était nul de chez nul !

Otez la souris du gigot, ben oui, on va pas cette sale bête la laisser boulotter le gigot

Faire une Anglaise…. Se faire une anglaise ?  pourquoi-pas ?, mais pourquoi là-dedans, il est obsédé grave l’auteur

Faire revenir, mais qui est parti ? bientôt le lecteur si ça continue comme ça

Emporter les sujets dans une abaisse de pâte, qu’est-ce que ça vient foutre là, l’abbesse, elle est bien là où elle est, dans son abbaye, on va pas l’emporter au paradis et c’est même pas elle qu’il faut emporter, c’est les sujets, les sujets de quoi ? du bac peut-être, chaque année y en a qui les emportent chez eux et qui se les font piquer, c’est p’têtre ça le dérober de tout à   l’heure

faire revenir, faudrait savoir, pas logique du tout ça , voilà on vient de les emporter et maintenant faut les faire revenir…

faire s’exprimer ben oui, on est pour le dialogue

Epicer, c’est vrai qu’au bout d’un moment à cogiter sur ces recettes, on est humain, et le besoin se fait sentir

Etamine ? elle est meilleure une fois soulagé

Farce, c’en est-une, on ne l’y reprendra pas

Fileter le colin, lever des filets, eh ben là non plus on sera pas dans les temps pour préparer le colin, s’il faut déjà relever les filets parce que on en connait bien un de pêcheur : un nommé Maillard, mais il pêche pas le colin, Maillard …

Bouquet garni, pourquoi pas ?  mettre un bouquet sur la table, c’est même une riche idée si y a rien à bouffer, mais pourquoi garni ?, le bouquet, soit y a pas une fleur, il est pas garni, et y a pas de bouquet, soit y en a, et alors il est garni…

foncer, ils manquent pas d’air, on fait que ça foncer

Lier, fouetter, fouler, frapper, frémir, fourrer, ç’est du sado-maso  ça

Cheminer, ben oui pour nous les randonneurs , mais là ?

Glacer,  c’est malin !  facile après qu’on ait déglacé, faut attendre le gel maintenant

Imbiber, c’est vrai qu’on commence à avoir soif !

Julienne, après Marie tout à l’heure, voilà Julienne, peut pas faire on en connait pas qui randonne, ni dans la famille

Léchefrite, pas que les lécher, on commence à avoir faim aussi

Matignon, on va  pas inviter Edouard Philippe,  y a assez de monde à nourrir,

Médaillon, à moins qu’il en apporte un de médaillon le filou pour services rendus à la cause culinaire

Mortifier, on va bientôt l’être

Blanchir, si les cheveux qui restent à Claude n’étaient pas déjà blancs, sûrs de blanchir sur le champ à consulter cet ouvrage

Mettre le chinois sur la russe,  on va arrêter là parce que…. : soit  c’est du X, soit ils vont se foutre sur la gueule ces deux-là et on pourra pas finir à temps pour vous faire déguster.

On vous souhaite quand même de bons repas de fêtes, mais un conseil : ne comptez pas sur Claude pour la préparation!

Rando Combe du Val 13/12/18

 


Maillat tire son nom, non pas du peuple Maya ayant connu une grande civilisation de 2500 à 1500 avant Jésus Christ en Amérique Centrale, notamment au Mexique, non plus de l’abeille du dessin animé éponyme, mais d’un nom de domaine latin. Par ailleurs, maillat est une forme conjuguée du verbe mailler faire des mailles, autrement dit Tricoter, on vous rappelle que votre club de retraite sportive vous permet à la fois de tricoter des gambettes lors de nos activités randonnées et balade, mais aussi tout nouveau depuis cette saison tricoter avec les mains, et les habitants de Maillat sont les Maillatis, et on  retrouve l’indécision du  tricot dans leur nom, mailla-t-y, mailla-t-y pas ?  La gagnante du concours d’éloquence 2018 est prénommée Maya.
On prononce  Oissel et non Oisselaze pour  ce hameau initialement de Vieu d’Izenave, rattaché à Maillat en 1936, l’origine du nom signifiant lieu élevé.
Condamine ne signifie pas con de la mine, autrement dit avoir l’air con, mais vient  du bas latin *condominium désignant au Moyen Âge une terre, proche du château, réservée au seigneur et exempte de droits, ou quelquefois un terroir soumis à deux seigneurs.
Condamine-la-Doye pour donner le nom entier de la commune, doye désignant une rivière, est la patrie d’origine  de Soliman Pacha, à l’origine Joseph Sevoz ou Sève, descendant d’un Sevoz d’Apremont venu s’établir à Condamine.
Ce Joseph Sève, très doué intègre à 10 ans les écoles de la marine, il sera le valet de Bonaparte sur le bateau au retour de la campagne d’Egypte, il devient ensuite officier dans l’armée napoléonienne, et après la chute de l’Empire, il part en Egypte en 1819 où il se met au service du souverain Méhémet Ali, il le sert si bien qu’il est nommé généralissime des armées égyptiennes et élevé à la dignité de Pacha sous le nom de Soliman Pacha. Il a eu 4 enfants dont une fille arrière grand-mère du roi Farouk, avant-dernier roi d’Egypte, ayant abdiqué en 1952 pour son fils Fouad II né cette même année, lequel n’a régné qu’1 an, la république a été proclamée en 1953.  D’abord exilé en France, il vit maintenant en Suisse près de Genève.     
Donc tous les Sève de la Combe du Val sont plus ou moins apparentés à lui.
 
Sur l’air de ‘les Vieux ‘ de Jacques Brel  https://www.youtube.com/watch?v=jDh9UeoIOjA
 
Les vieux d’Izenave parlent peu et parfois seulement aux vieux de Vieu d’Izenave
Aux filles au doux minois filles de  condaminois, ils parlent ces croque-la-rave
Disent : Dans la Combe du Val, on y trouve des cochons au Balmay chez Larçon
Même si du chocolat, on leur donne au repas, ça sent pas toujours bon
Et, La Combe du Val commence à St Martin, tout le monde ne l’sait pas
Chevillard ? Lantenay, Outriaz, La Rivoire, Le Chevril et Maillat ?
Talipiat et Le Puble, Corcelette, le Moulin aussi en font partie
C’est pas toujours très clair, où s’arrêtent les frontières, Oissel y-est-il aussi ?
 
Les vieux d’La Combe parlent fort quand ils parlent à des sourds, à des vieux d’Izernore
Mais ne parlent pas à ceux, qui se moquent de La Combe du Val et qui ont tort
Ils parlent d’Hauteville, la ville juste au-dessus où on promeut le ski
Avec le réchauff’ment, mettre des canons à neige, ils disent que c’est folie !
Ils parlent de l’Avocat et du parc éolien qui a poussé là-haut
Et ils sont partagés, y en a qui trouvent joli, et d’autres trouvent ça pas beau
Mais ils sont tous d’accord, qu’ils soient d’ici, d’ailleurs, qu’on est bien en marchant
Dans la Combe notamment, que l’temps soit beau ou non, c’est toujours du bon temps…
 
Les vieux d’la Combe deviennent bavards, et plus encore quand ils parlent d’antan
Lorsque les souvenirs d’enfance et de jeunesse font remonter le temps
Ils évoquent le tram qui traversait la Combe, on l’a vu dans l’expo
Y a peu à St Martin, un des derniers dimanches ; il faisait pas bien beau
Bien du monde est venu, on a lu l’anecdote concernant les Mangier
Quand ils ont pris l’tacot, à l’œil à Condamine et dont ils ont plongé…
Les vieux parlent des forages pour trouver du pétrole, la Moullaz fut polluée,
Maintenant suspendus, jusqu’à quand nul ne sait, on sait nous enfumer…  Bis

 

Montreal 06/12/18    

 

   
Montréal tire son nom de Mont Régalis c’est-à-dire Mont Royal.
De nos jours on utilise toujours l’adjectif régalien pour ce qui, en république, manifeste une survivance des anciennes prérogatives royales.  Par exemple, le droit de grâce du président de la République, en France, est un droit régalien, ça confirme bien que nous sommes  toujours une sorte de royauté malgré les actions de  Jean-Baptiste Delilia révolutionnaire de Montréal pour que l’on devienne la République Française…
La population de Montréal-La-Cluse est jeune : 30 % a moins de 20 ans, près de 60 % moins de 40 ans, mais nous y sommes quand même les bienvenus nous autres retraités, et nous en profitons pour remercier cette commune qui nous met de nombreuses salles à disposition pour la pratique toute l’année du Tir à l’arc, du Tennis de Table, des ateliers Chanter et Tricoter, du Scrabble en janvier et février,  pour les réunions du bureau, des animateurs et pour notre Assemblée Générale qui se tient chaque année au Mogador, salle inaugurée dans les années 30 par Fernandel, salle qui accueille aussi à l’occasion la Gym.
Au passage Mogador est l’ancien nom portugais de la ville d’Essaouira au Maroc, une rue et un théâtre à Paris portent ce nom, ainsi qu’un feuilleton télévisé de 1972 les Gens de Mogador,   aussi une classe de contre-torpilleurs, sans oublier le général Mogador dans Tintin, et tintin  nous rappelle les Tines de la semaine dernière, des marmites de rivière, eh bien, on les retrouve ces marmites en 4 iéme semaine, dans le Landeyron, ça commence à nous mettre en appétit et on peut même dire l’eau à la bouche à force de parler de marmites,  patience, nous approchons de Noël et du Nouvel An.
Dans l’histoire de Montréal, on trouve Orindis, ancien établissement romain, Sénoches, La Cluse où il n’existait pas encore de maisons au carrefour en 1750, Le Landeyron déjà cité, à la fois rivière et quartier, Les Narix, Le Grand Pont, Le Martinet, le Château, La Prairie, le Musinet, sans oublier et beaucoup le fréquentent régulièrement : Le Paradis !
Sur le site de la commune de Montréal, vous pouvez retrouver ces informations plus détaillées, vous pouvez aussi trouver   à la rubrique Histoire et Patrimoine des légendes dont Le corbeau du Lange, légende  amusante qui parle de…..marmites puisqu’on essaye d’y faire bouillir un corbeau pour le manger.
Forcément quand on parle de Montréal, on pense à Montréal au Québec, et le chroniqueur avait déjà en 2015 lors d’une randonnée à Montréal emprunté la musique de la magnifique chanson de Robert Charlebois : Je reviendrai à Montréal, eh bien il a récidivé avec de nouvelles paroles :   chanson
 
On est rev’nus  à Montréal Marcher, quinze jours avant l’hiver
Avant qu’le blanc recouvre la terre De son grand manteau nivéal
 
Avant que revienne la lumière Du jour qui nous fait tant défaut
A dix-sept heures on n’est pas fiers Quand la nuit tombe sur les randos
 
On ira plus loin au futur Mais apprécions ce lac étrange
Entre émeraude et bleu d’azur Qui ne reçoit pas l’eau de l’Ange
 
Marchons, marchons à Montréal Du Grand Pont au plateau de Don
Mirons les voiles du Landeyron Et grimpons jusqu’au Mont Royal.
 
La voie douce et la voie romaine Pour marcher il y a grand choix
Dans la montagne ou dans la plaine A découvert ou dans les bois
 
Longeons le château de Douglas Et le mausolée Délilia
Traversons toute la Prairie Faisons escale au Paradis
 
On reviendra à Montréal Marcher à une autre saison
A Prairial ou à Floréal En chantant une autre chanson
En chantant une autre  chanson
 

 

Izenave 29/11/18

 


Cascade des Tines, les tines sont des cavités formées dans la roche, donc à nouveau des marmites !
Air du refrain de : Je cherche après Titine
Chaplin : https://www.youtube.com/watch?v=-Jhxbo5I8q4
 
On cherche après Titi-ne A la cascade des Ti-nes On cherche après Titi-ne
Refrain : Mais de Titi-ne point Et aux Tines on fait tintin Pour Titine on fait tintin !
On trouve des Marti-ne A la cascade des Ti-nes Aussi des Augusti-ne Refrain
Y dort une  Célesti-ne A la cascade des Ti-nes Et puis une Ernesti-ne Refrain
S’y douche  une Clémenti-ne A la cascade des Ti-nes Avec une Eglanti-ne  Refrain
Y randonne une Fanti-ne A la cascade des Ti-nes En compagnie d’Justi-ne Refrain
Y mange une  blonde plati-ne A la cascade des Ti-nes Et une  rousse caboti-ne Refrain
Y flirtent  des  liberti-nes A la cascade des Ti-nes Et brillent nos réti-nes    
Mais de Titine point   Allons voir un peu plus loin ! Cherchons-la un peu plus loin !
 
Izenave est mentionné dès le XIIe siècle.   La seigneurie appartenait aux sires de Coligny puis aux Thoire-et-Villars. Une maison forte exista dans l'est du village. Elle fut incendiée par le baron son propriétaire le 24 août 1789 lorsque apprenant l'abolition des privilèges, il perdit la raison et brula sa maison.  
Il existe différentes interprétations à propos de l'origine du nom du village. Elle serait peut-être un composé de la racine pré-latine is = eau et de nana = plaine encaissée. Une autre interprétation prétend qu'Izenave tirerait son nom de la déesse Isis. En effet, le culte d'Isis aurait été apporté par les Rhodiens et les Massillies. Ces négociants grecs ont commercé dans la région du Buggy, qu'ils considéraient comme lucrative. C'est pour cela qu'ils auraient bâti des temples en l'honneur d'Isis à Izenave, Izernore et Izieu.
Le mythe d’Osiris  par Sarah Bocceli :
Le dieu Osiris régnait sur l’Egypte antique avec sa sœur et épouse Isis, belle déesse pleine de ressources, mais Osiris avait un frère, Seth, dieu des éclairs, mec pas très clair, jaloux de son frère, c’était un peu le vilain petit canard de la famille, et ça le rongeait…Alors un beau jour, lors d’un open bar entre divinités, il se ramène avec un superbe sarcophage, qu’il promet d’offrir à celle ou celui qui le remplira avec le plus de style (il faut savoir que le sarcophage était alors la dernière mode en Égypte) (non c’est pas des conneries).
Sans se douter que son traître de frère l’a fabriqué spécialement pour lui, Osiris constate avec extase que ce sarcophage lui va à merveille. Or c’était un piège.
Ni une, ni deux, et sans que personne dans l’assistance ne réalise que ce n’est pas normal, Seth enferme Osiris dans le sarcophage en le scellant avec du plomb, et le jette dans le Nil. Pif, paf, pouf, noyé c’est pesé.
Enfin, on aurait pu le croire… mais Isis, en soeur et épouse (jugez pas) fidèle, écume le Nil à la recherche du corps de son mari fort marri. Excédé, Seth le récupère avant elle, et en fait exactement quatorze morceaux qu’il disperse dans toute l’Égypte en mode « va chercher bonheur ». Bon, Isis va effectivement « chercher bonheur », puisque sa quête pour récupérer les morceaux du corps de son époux est une épopée mythologique à part entière. Ce qu’il nous faut savoir pour aujourd’hui, c’est qu’elle finit par tous les retrouver… tous sauf un.
Elle a pas retrouvé le pénis. Elle sait pas où il est passé, quoi. Bon, d’accord, elle sait qu’un poisson l’a bouffé. Oui, un poisson a bouffé le trululu d’Osiris ! C’est bien la peine d’être le Dieu de la fertilité si c’est pour se faire boulotter l’outil par un sushi…
C’est là que nous découvrons enfin à quel point Isis a de la ressource. Il manque une pièce cruciale au puzzle de son mari ? Qu’à cela ne tienne ! Elle façonne un nouveau pénis en argile, le lui colle entre les jambes, bat des ailes pour lui ré-insuffler un peu de vie, et se fait planter une petite graine avant que monsieur ne parte définitivement au royaume des morts. Au bout d’un moment, ça va bien, hein.
Et c’est ainsi que naquit Horus, et que re-mourut Osiris. Quant au pénis d’argile, j’aime à penser que la famille du défunt l’a longtemps conservé sur la cheminée en souvenir.
Le poisson  qui a boulotté  le membre viril d’Osiris s’appelle oxyrhinque et longtemps, les égyptiens ont eu un tabou alimentaire à l’égard de ce poisson du Nil.
La verrerie de la Veillère
En 1764, le sieur Maugy de Montorsier arrive de Lacoux pour s’installer à Izenave, son gendre ayant un domaine boisé de 37 hectares, avec pour essence dominante le hêtre.
Il arrive par la Bertinière, le chemin de Rougemont, franchit le bief de Sommières et longe l’austère château de la Veillère, face à la cascade des Tines ; il s’installe un peu plus loin sur un replat face au Bief Rouge.
La verrerie durera une quinzaine d’années, avec une équipe qui n’a cessé de s’accroître,  la communauté d’une quinzaine de personnes vivant en autarcie mais malgré l’éloignement du village, les verriers ont tissé des relations étroites avec la population.
Ensuite, ils iront à Aranc. Devenue veuve en 1778 , la femme de Montorsier acquiert le château d’Izenave à l’est du village ; elle s’y installe en 1790 mais il sera détruit et brûlé  peu de temps après suite à la Révolution .
Les verreries étaient nombreuses à cette période : Sappey, Charabotte, Saint Jérôme (vers Boyeux), Longecombe, Le Vachat (Conand) etc .
 
Sur le terrain : restes du four à gauche ; la maison d’habitation était juste après aussi à gauche contre l’autre sentier ; dessous, monticules de débris où on peut trouver des morceaux de verre ; plus loin au sud, il y avait un bassin de stockage d’eau.

 

Rando  de Matafelon 22/11/18


L’origine de Matafelon serait matar tuer en vieux français et félon, traitre donc tuer le félon, ou plus facile à mémoriser : mater le félon qui est dans la même idée, si mater est compris au sens dompter, et non à celui de regarder pour admirer, ce qui peut se concevoir si le félon dont il est question est bien mâté, avec un accent circonflexe, l’accent pour le verbe et non pour le félon qui lui a un accent aigu et non pas circonflexe, mais qui, bien mâté serait donc  pourvu d’un bon mât…donc sujet à être maté…
A Matafelon, près du château de Thoire aujourd’hui disparu, se trouve sur une falaise une grande table de pierre, dite "pierre qui vire", de  6,3 m par 4,8 m et de 90 cm d'épaisseur.
La légende dit que chaque année, en la nuit de Noël, lorsque sonne minuit, elle fait spontanément un tour sur elle-même, et ce faisant,  elle révèle un trésor, mais trésor gardé par la Vouivre, une sorte de dragon. Cependant, cette  nuit de Noël, pendant quelques instants le dragon s’éloigne, ce qui n’est  pas très cohérent pour un gardien, la pierre bouge, l’or, les joyaux se mettent à luire doucement dans la nuit et il n’y a plus qu’à se servir...
Noël approche donc si vous voulez tenter l’aventure…
 
Adolescent, Gaël Faye, chanteur, rappeur, auteur-compositeur interprète, écrivain, a vécu cinq mois dans le haut Bugey, à Matafelon-Granges  après avoir fui le Burundi, son pays en guerre, lors du génocide au Rwanda voisin.
Il a remporté le  prix littéraire Goncourt des lycéens, en 2016, pour son roman Petit Pays qui évoque ce qu’il a vécu là-bas.
Il s’est produit sur la scène du centre Aragon d’Oyonnax  il y a tout juste 1 an, où il a évoqué très ému son séjour à Matafelon.
 
Nous avons pu voir les marmites de St Germain de Joux la semaine dernière dans la Semine, nous pouvons voir celles de Charmine aujourd’hui dans l’Oignin, seule rivière de l’Ain à couler du Sud au Nord, et admirer les sauts de Charmine à la fois réputés et peu connus, ce qui n’est là encore, pas très cohérent, la dernière petite fille de Claude, 2 ans et demi Lucila   a déclaré dimanche dernier, alors que l’on venait d’utiliser cette expression : <<moi je n’aime pas corérent !>>
Ici, comme dans d’autres lieux où nous randonnons assez régulièrement comme le lac d’Antre ou la combe de Merlogne ont été tournées des scènes du film Le renard et l’enfant de l’aindinois biologiste et cinéaste Luc Jacquet.
Construit en 1950, le barrage de Charmine est haut de 22 mètres.
 La centrale hydroélectrique associée est située à Moux au bord de l’Ain.
La conduite d'amenée de la centrale est une conduite forcée souterraine d'une longueur de 1 550 mètres et d'un diamètre de 3,5 m. La prise d'eau se situe à proximité du barrage.  
Fontaine noire est une résurgence au bord de l’Oignin.
Larousse donne comme définition de résurgence : Réapparition à l'air libre, sous forme de grosse source, de l'eau absorbée par des cavités souterraines. Et c’est dans un autre sens, le fait de resurgir.
 
Au hameau de  Meuillat est exercé un métier rare dans notre Haut-Bugey.  Frédéric Maschio y est coutelier. Après des études d’outilleur mouliste, il apprend  le métier d’armurier à Saint-Étienne, métier qu’il exercera un temps au ministère de l’intérieur, puis  il  revient dans la région, et sa passion étant la coutellerie, il ouvre donc son atelier chez lui, à Meuillat. Là il réalise un couteau  « Le Bugiste », marque qu’il dépose en 2004. Depuis il en vend dans le monde entier.
  
Mourant, allongé sur le lit dans sa chambre, un vieillard distingue une merveilleuse odeur de tarte aux pommes provenant de la cuisine...Il demande à son petit-fils : "Petit, tiens prends mon Bugiste sur la table de nuit, va donc me couper une part de tarte aux pommes, elle sent tellement bon !   Le gamin part demander à sa mère s'il peut couper un morceau de la tarte,
puis Il revient dans la chambre, mais les mains vides, en disant :
"Maman a dit que la tarte c'était pour après l'enterrement !

 

Rando St Germain de Joux 15/11/18


L’ancienne scierie a été entièrement  rénovée et a même retrouvé sa roue à aubes. Avec ses
7, 54 m de diamètre et ses 92 auges, elle serait même la plus grande de l’Ain. Elle est ponctuellement remise en route pour les visiteurs pendant l’été.
Une percée dans le toit végétalisé  permet d’observer l’arrivée d’eau et de comprendre comment la roue s’actionne.
 
On dirait qu’un géant a dévalé la rivière d’un pas un peu trop lourd, laissant ses empreintes dans la roche, comme les dinosaures à Plagne. Une marmite du diable ou marmite de géant  est une cavité naturelle percée dans la roche par un cours d'eau, généralement torrentueux, drainant des galets ou du gravier, ce qui favorise l'érosion tourbillonnaire appelée aussi marmitage.
Les marmites se forment généralement dans des parties de  roches anciennes ayant des résistances variées à l'érosion. Le cours d'eau entraîne les galets les plus durs dans des tourbillons, ce qui élargit et creuse les cavités. Ces galets doivent être au moins aussi durs que le fond du torrent. Le mouvement de rotation creuse, à partir d'une irrégularité de relief initiale, une érosion progressive de la roche en forme de marmite.
Dans certaines marmites, les galets peuvent rester longtemps et prendre des formes ovoïdes, ou parfois former des sphères presque parfaites. Ces galets sont expulsés lors de crues exceptionnelles et se retrouvent en aval dans le lit de la rivière, facilement reconnaissables parmi les autres galets grâce à leurs formes régulières et à leur poli.
Ici dans la Semine, certaines  marmites atteignent 3 m de profondeur.
 
Une marmite, c’est un récipient dans lequel on fait cuire les aliments, par extension, ça désigne aussi son contenu, c’est par ailleurs: un ustensile pour brûler l'huile à faire le noir qu'emploient les imprimeurs en taille-douce, également un vase de fonte dans lequel les plombiers fondent leur plomb.
À l'île de la Réunion, on appelle Marmites les Malgaches qui sont embarqués pour soigner les boeufs que les navires importent dans l'île.
Et encore : dans le langage familier des combattants, notamment de la guerre de 14-18,  un obus de gros calibre. Justement, voici une anecdote de la  Grande Guerre  rapportée par un maréchal des logis du 2e génie:
Nous installions un pont sur la Meuse, au début d’octobre. Les premiers jours, les Allemands bombardaient nos travaux, de l’aube au coucher du soleil. Je vous assure qu’ils ne plaignaient pas les munitions employées. Les grosses marmites pleuvaient. Puis le bombardement se ralentit, et nous ne reçûmes les pruneaux que par intermittence. Or, toutes les fois que les obus tombaient dans la Meuse, l’explosion étourdissait les poissons, qui venaient à la surface du fleuve, le ventre en l’air. Par la nacelle, nous procédions à une pêche d’un nouveau genre, ayant à la main le képi en guise d’épuisette. Et nous bénissions ainsi ces pauvres Boches qui nous procuraient une ration supplémentaire. Mais tel n’était pas l’avis de notre commandant. Nous voyant nous exercer à ce sport imprévu, il me donna l’ordre de ne pas quitter mon poste et d’interdire pareille distraction à mes hommes.
Que voulez-vous ? Je n’eus pas le courage de priver ces derniers et je ne transmis pas les paroles du commandant.
Deux ou trois jours après cet incident, j’étais sur le pont avec mon chef qui surveillait les réparations, lorsque deux grosses marmites tombèrent dans la Meuse, en aval des travaux. Les hommes, d’instinct, quittèrent leur abri, sautèrent dans la nacelle et, comme d’habitude, allèrent « cueillir » les poissons. Le commandant se fâcha, me gratifia de huit jours de consigne. Je m’excusai en lui disant que je n’avais pas le cœur de priver mes braves pontonniers d’une friandise. Je n’avais pas achevé de prononcer ces derniers mots qu’un nouvel obus tombe sur l’abri où auraient du se trouver les hommes et réduit la construction en miettes. Il y eut un long silence et le commandant, prenant sa tête entre ses mains, s’écria : « C’est vraiment une providence ! Les malheureux auraient été écrabouillés ! »
Alors, vous savez, on est habitué au danger et, moitié apeuré, moitié souriant, j’eus la force de dire à mon officier : « Faut-il que je porte mes huit jours de consigne ? — Allons, n’insistez pas, me répondit-il, je vous le répète, c’est la Providence. Oublions tout cela. »
Restons dans les relations franco-allemandes, moins belliqueuses :
Un type meurt sur la frontière franco-allemande. Quand il arrive au ciel pour le jugement dernier, Saint Pierre lui dit :
- Bon votre vie sur terre, pas terrible, quelques adultères, pas souvent à la messe, des blasphèmes, etc, etc... Je  peux pas vous faire entrer au paradis, mais comme vous n'avez rien commis de grave, et que vous êtes mort sur la frontière, je vous laisse le choix entre l'enfer allemand et l'enfer français.
- Mais, Saint Pierre, je ne connais ni l'un ni l'autre, pourriez-vous m'en dire un peu plus s'il vous plaît ?
- Eh bien, dans l'enfer allemand, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très très vilains qui sentent très très mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée. Et c'est tous les jours pareil !
- Et dans l'enfer français ?
- Eh bien, dans l'enfer français, on vous met dans une grande marmite pleine de purin, des petits gnomes très très vilains qui sentent très très mauvais mettent des bûches sous la marmite, un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée. Et c'est tous les jours pareil ! Mais, si vous voulez un bon conseil, je serais vous, je choisirais l'enfer français.
- Mais, Saint Pierre, c'est exactement la même chose !!!!!!!
- Mais  non, malheureux, pas du tout ! Dans l'enfer français, un jour, les gnomes sont en grève, un deuxième jour, on n'a pas livré les bûches, un troisième jour, le dragon est en RTT, un quatrième il est en congé maladie, un cinquième il ne trouve plus la marmite, un sixième on n'a pas commandé le purin, et le septième, c’est dimanche, on travaille pas !...


Rando Charchilla  08/11/18

 


Charchilla, drôle de nom, on ne trouve pas beaucoup de rimes en chilla en français, on trouve quand même le chinchilla, qu’on prononce plutôt chinchila malgré les 2 L et pourtant même avec 2 ailes, ce n’est pas un oiseau, mais un petit rongeur d’Amérique du Sud élevé pour sa fourrure, citons Balzac  dans une expression très poétique :
la veuve avait une robe verte garnie de chinchilla, qui lui allait comme une tache de cambouis sur le voile d'une mariée
et  comme autre rime, à part le passé simple d’un verbe utilisé pour exprimer ses besoins naturels, on trouve :  Mareva Rana, vous êtes perplexes ? mais où donc est la rime ? le chroniqueur est-il en chute libre? que nenni ! :  Mareva Rana, originaire de Gex est une chanteuse, rappeuse et non pas râpeuse quoique ses textes sont parfois plus que râpeux, connue sous le nom de Chilla, et pan : la voilà la rime, et pour ses rimes :
J'aurais beau rapper la peine Résister à la haine Je n'serais jamais la reine, chienne
 
A Maisod,  des fouilles ont mis à jour des os, mais pas mes os, attestant  d’une occupation préhistorique, et la présence romaine y est vraisemblable. Au Moyen Âge : le village et le château médiéval sont détruits par les armées de Louis XI. Un nouveau château de petite taille est rebâti en 1565, puis  incendié et remanié au cours des siècles.
Parmi  les personnages les plus emblématiques de Maisod  on trouve :
Etienne Margueron, curé et révolutionnaire, partisan de Robespierre, on lui attribue cette phrase très explicite :   « il faut pendre les aristocrates par la crête, comme les poulets ».
Lui, contrairement à l’Incorruptible  échappa à la guillotine et vécut jusqu’en 1830.
Autre personnalité de Maisod : Claude de Canson issue d’une famille de papetiers d’Annonnay descendant des Montgolfier. Tout écolier connait le papier Canson utilisé pour le dessin, l’aquarelle et autres créations artistiques. Claude de Canson amena à Maisod, à ses frais, l’électricité en 1911 et le téléphone en 1912 et en 1919 elle y conduisait la première automobile du village, une Ford T.
Le poète Lamartine a séjourné dans le château de Maisod durant la période des Cent-Jours, il n’y a pas écrit son fameux poème le lac, car le lac de Vouglans n’existait pas encore, mis en eau le 12 avril 1968, long de 35km, d’un volume de 605 millions de mètres cubes qui en fit à l’époque la plus grande retenue artificielle de France, détrônée depuis par Serre-Ponçon et Sainte Croix. Il a fallu 1 an et demi pour le remplissage et auparavant 7 années d’études et 5 de travaux dont 1 canal de dérivation de l’Ain de 225m de long et 88 de large
Comptant une cinquantaine de foyers soit environ 150 personnes, le village du Bourget, et  les hameaux de Brillat et de Généria ont été détruits avant la mise en eau...
Tous les habitants ont été relogés, à Orgelet, Cernon, Lavans, St Lupicin, etc…
Il n’y avait pas  d’églises dans ces villages et hameaux,  les histoires de clochers qui sortent des eaux les années de grande sécheresse comme cette année 2018 ne sont que pure légende !
En 1968, les photos de Vouglans font la une des journaux, mais par pudeur pour les personnes déplacées, rien ne fut inauguré, ni le barrage, ni le pont de la Pyle, ni le lac.
Après la ruine du premier pont de la Pyle, un pont  romain, l’Ain se traversa en bac jusqu’à la construction d’un pont en pierre en 1773 aussitôt écroulé, 4 ponts de bois se succédèrent, le 1er en 1783 emporté par une crue 20 ans plus tard, le 2 ième en 1811 saboté en 1814 pour arrêter les coalisés contre Napoléon, le 3 ième en 1818 refusé pour malfaçon, le 4 ième en 1820  pont d’une seule arche de 38m, couvert sur toute sa longueur, le seul en France de ce modèle, un chef d’œuvre de charpenterie, mais déjà obsolète dès 1860 où il fut remplacé par un pont de fer qui git désormais sous les eaux du lac.
Si le barrage cédait, l’eau submergerait toutes les vallées jusqu’à Lyon. Pour éviter cela, 15 personnes sur le site  contrôlent et auscultent le barrage qui est doté de 1000 capteurs.
 
Le lac recouvrant  le village du Bourget aurait donc pu s’appeler lac du Bourget, mais c’était déjà pris, et c’est donc là-bas que Lamartine a écrit Le Lac.
Une traversée  en bateau pour les randonneurs pédestres et vététistes est  proposée l’été, un bac est assuré tous les jours, départ rive droite devant la base de Bellecin.

 

 

Rando  de La Balme-Bôches  25/10/18

 


Cerdon fut surtout prospère    Prosper yop la boum, c’est le chéri de ces dames
Prosper yop la boum c’est le roi du macadam,  donc après cet intermède Prosper chanson qui fut interprétée par Maurice Chevalier, Cerdon fut prospère au 19 ième siècle non pour les roulures évoquées dans la chanson, mais pour le   roulage  qui est l’action de transporter des marchandises par des voitures.
La route dite ‘La vieille côte’ qui traverse le village a été tracée en 1763, et parcourue par les diligences qui avaient besoin de renfort pour grimper la côte et qui s’arrêtaient dans les relais et auberges. En 1848, la nouvelle route n° 84 fut construite en évitant le bourg et entraina la ruine du roulage.
 
Un poète baroque Abraham de Vermeil est né à Cerdon en 1555, mort à Paris en 1620.   
Sa vie est très peu connue. Après avoir servi sous Henri de Navarre, il se retira pour se consacrer à la poésie, auteur d'une centaine de pièces en vers, il fut  anobli en 1593 par Charles Emmanuel, duc de Savoie, auquel il avait dédié un poème, et il fut député de la noblesse du Bugey auprès de Henri de Navarre en 1605.
 
Un jour mon beau soleil miroit sa tresse blonde
Aux rais du grand Soleil qui n’a point de pareil :
Le grand Soleil aussi miroit son teint vermeil
Au Ray de mon Soleil que nul ray ne seconde :

Mon Soleil au Soleil estoit Soleil et onde :
Le grand Soleil estoit son onde et son Soleil :
Le Soleil se disoit le Soleil nompareil :
Mon Soleil se disoit le seul Soleil du monde :

Soleils ardants laissez ces bruits contentieux,
L’un est Soleil en terre et l’autre luit aux Cieux :
L’un est Soleil des corps, l’autre Soleil de l’âme :

Mais si vous desbattez, Soleils, qui de vous deux
Est Soleil plus luisant et plus puissant de feux,
Soleil tes jours sont nuits comparés à Madame.

Ce dernier vers étant un merveilleux compliment à cet astre qu’est Madame.
A propos de soleil, dans Les mystères de l’Ain d’Alain Lequien, il est évoqué une légende de 3 soleils à Cerdon,  Claude l’a mise en vers :
A Bôches l’un des hameaux du village de Cerdon 
Les bergers prétendaient qu’il fallait être à jeun
Et en état de grâce pour voir à l’horizon
Trois soleils se lever, d’exceptionnels matins.
On en pense ce qu’on veut, mais on peut en penser
Que le vin de Cerdon avait beaucoup coulé…
 
Saint Alban, on retrouve Alb comme la semaine dernière dans l’Albarine, enfin, on n’a pas retrouvé Alb dans l’Albarine qui était à sec, mais le début du nom qui est commun, enfin pas trop commun puisque ce sont 2 noms propres, bref Saint Alban en tant qu’homme, puisque même saint, on n’en est pas moins homme , même si pas toujours sain d’esprit, malgré l’Esprit Saint forcément présent pour un saint, donc St Alban originaire de Vérulam, près de Londres, fut converti par un missionnaire recherché par la police, il se livra à sa place et mourut martyr en 287.  
St Alban, pas le saint mais le lieu, bien que le lieu puisse être saint, à St Alban justement des seins, on en vit, certainement que certaines et/ou certains  les envient ces beaux seins, c’était en  mars 2012,  la  grande rando emmenée par Christian,  en atteignant l’orée du village, au détour d’un virage, a surpris un couple en pleine action…  
A Saint-Alban lon la lon laire  A Saint-Alban s’aimaient deux amants…  
Sur l’air de la  chanson Mon Amant De Saint Jean  
On sait pourquoi on va plaisanter
A Saint Alban, en randonnée  
Car on peut vous dire c’qui s’est passé
En 2012 avant l’été.

Comment peut-on ne pas sourire
Pensant aux amants d’Saint Alban
Que l’on a trouvés, on peut vous le dire
En train de s’aimer dans les champs.
Nous qui randonnons,
Depuis La Balme, Bôches ou depuis Cerdon
Nous les envions, ces amants dévorés d’passion.  
 
La grande randonnée est passée
Vers les amants, tout à côté
Le garçon tentait d’dissimuler
Les jolis seins de son aimée.
 
Comment peut-on ne pas sourire
Pensant aux amants d’Saint Alban
Que l’on a trouvés, on peut vous le dire
En train de s’aimer dans les champs.
Nous qui randonnons,
Depuis La Balme, Bôches ou depuis Cerdon
Nous les envions, ces amants dévorés d’passion.  

Depuis lors à toutes les randonnées
Où l’on passe à Saint Alban
On espère que l’on va retrouver
Sur le chemin les 2 amants.
 
Comment peut-on ne pas sourire
Pensant aux amants d’Saint Alban
Que l’on a trouvés, on peut vous le dire
En train de s’aimer dans les champs.
Nous qui randonnons,
Depuis La Balme, Bôches ou depuis Cerdon
Nous les envions, ces amants dévorés d’passion.  
Nous les envions, ces amants dévorés d’passion.  

 

 

Rando Brenod-Maconod 18/10/18

 


On monte où aujourd’hui ? au Montoux pour la Grande, Montoux, qui culmine à 1022m à la Crête pelée, et  on descend après être monté, grâce à la corde que Marcel a eu la bonne idée d’installer là.
Il y aurait eu un château sur le Montoux, construit vers 870 et détruit vers 1290, mais rien ne subsiste, le mystère demeure.
 
Jusqu’à la fin du XIXème siècle, Brénod possédait 3 fruitières avec celle de Maconod, qui a fermé en 1920, et celle de la Combe de Léchaud fermée en 1967.
Celle de Brénod, datant de 1850, agrandie en 1899 et à nouveau 100 ans plus tard  est désormais la seule du plateau qui fabrique le Comté.
Avant la guerre de 1914, plus de 90 producteurs portaient le lait 2 fois par jour dans des seaux, des bouilles portées sur le dos et parfois sur le bât d’un âne.
Après la seconde guerre mondiale, il ne restait plus qu’une quarantaine d’agriculteurs qui livraient 700 000 litres de lait par an.
En 1980, il n’en restait plus que 10, et désormais seulement 3 au village.
La production d'autres villages environnants est dirigée vers Brénod, qui a ainsi traité 1,7 M de litres de lait en 1998, 2,3 M en 2000 et actuellement 3,3 M de litres !
 
L’eau aussi, comme le lait coule à Brenod, l’Albarine qui prend sa source dans la combe de Léchaud dont le nom ne vient pas du lait, chaud à la traite, mais du caractère marécageux de cette combe où poussent les lèches.
Le nom Albarine commence par Alba qui signifie blanc, que l’on retrouve dans albâtre, Albion, albinos, albatros, albumine etc … , mais aussi déformé dans ablette,  aube, Alpes en raison des sommets enneigés, l’Albarine est donc la rivière blanche.
 
La grande et la moyenne passent à Maconod, Maconod, Ma qué conno  a trouvé ce nom à la con de Maconod au pied des  trucs Ouillons, un petit et un grand ?
Le mot ouillon aurait pour origine le mot ouailles qui désigne les brebis, on parle du curé et de ses ouailles, ovis en latin que l’on retrouve dans ovin, donc  l’ ouillon, petit et grand, c’était le lieu où paissaient les ovins.
 
C'est l'histoire d'une femme de Maconod dont par discrétion nous tairons le nom qui est le plus répandu en France, et cette femme ne réussit pas à atteindre l'orgasme lorsqu'elle fait l'amour avec son mari. Alors un jour elle lui dit :
- Chéri, cette nuit j'ai fait un rêve incroyable. On était en train de faire l'amour et au-dessus de nous, sur l'armoire, il y avait un homme noir qui agitait un éventail et j'ai pris un pied pas possible.
Alors le couple décide de concrétiser le rêve. Mais, il n’y a pas beaucoup de noirs à Maconod, aussi, lorsqu’un jour, ils voient passer un  groupe de randonneurs, pas des retraités sportifs, mais des jeunes venus pour gravir les pics Ouillon et parmi eux un grand noir  ils sortent de chez eux, l’abordent et  lui proposent 50 euros s'il accepte de venir ventiler avec un éventail sur l'armoire pendant qu'ils font l'amour.
Le gars accepte, prévient les autres randonneurs qu’il les abandonne, et ils vont, lui et le couple directement dans la chambre à coucher.
Le noir grimpe, s’installe sur l’armoire et agite l’éventail pendant que mari et femme font l’amour.
Malheureusement aucun résultat. La femme n'atteint toujours pas l'orgasme...
Alors elle propose à son mari qu'il échange sa place avec celle du noir.
Le mari un peu perplexe accepte, le noir aussi, la femme étant plutôt jolie.
Le changement s’effectue, le mari prend l'éventail et commence à ventiler. Après peu de temps la femme hurle de plaisir en atteignant l'orgasme.
Lorsque les deux ont terminé, le mari redescend de son armoire, s'approche du noir et lui dit :
- T'as vu un peu comment il faut ventiler Couillon !!!
 
  Le Cernay fut à l’origine un poste de douanes.  



Villers-le-Lac 2 ième jour 12/10/18

 


Villers-le-Lac  s’appelait Lac-ou-Villers  jusqu’au 5 février 1948.
Le lac de Chaillexon, (lac des Brenets pour les Suisses) lors de grands froids (jusqu'à -39°C), devient la plus grande patinoire naturelle d'Europe, les bassins du Doubs faisant  7 km de long. La commune est également dotée de pistes de ski alpin au lieu-dit « le Chauffaud » dont le nom ne veut pas dire qu’on y chauffait l’eau, mais fait référence à un échafaudage assez sommaire,  et il y a aussi des pistes de ski de fond. Sa proximité avec la Suisse place Villers-le-Lac parmi les villes les plus riches de France en terme de revenu moyen par ménage.
Une ancre de marine orne le blason de la cité, rappelant que Villers-le-Lac doit ses origines à l’activité des pêcheurs.
Le principal lieu touristique de la commune est le Saut du Doubs, haut de 27m,  visité chaque année par plus de 300 000 touristes
Site naturel classé de France  il est le point de départ des bateaux croisières et des calèches pour visiter le site et découvrir les paysages du Haut-Doubs.
Au départ de Villers-le-Lac, le Doubs paresseux serpente au creux d'un val qui s'élargit entre monts et falaises. Les Bassins du Doubs constituent un paysage d'une incroyable beauté, qui voit des falaises de plus de quarante mètres plonger dans les eaux calmes, noires et profondes que sillonnent les vedettes panoramiques.
C’est là que, cherchant de l’argent pour réparer son église,  l’abbé Simon surnommé le curé volant, nommé à  Saône dans le Doubs, (il existe aussi Doubs dans le Doubs, et Doux dans les Ardennes et dans les Deux-Sèvres), eut l’idée pour récolter des fonds,  de  plonger depuis les  falaises, sans avoir appris, sans préparation, sans organisation, à une époque où les prêtres en soutane, n’avaient pas le droit de se produire en public, de s’arrêter dans un café, encore moins de se montrer en maillot de bains. Il est allé voir son évêque Monseigneur Dubourg, et Monseigneur a donné  l’autorisation.
Et ainsi donc, l’abbé Simon  plonge à Villers-le-Lac le 15 Août 1947, du haut d’une tour en bois montée au-dessus d’un rocher de 20 mètres...... « quitte ou double », la mort ou la réalisation d’audacieux projets. Ce fut un succès.
Il réalisa alors de 1947 à 1962 une série de 110 plongeons de 35 mètres, même 42 mètres à Casablanca qui lui permirent de réparer son église, de construire des maisons avec des équipes bénévoles, de soulager des misères, de donner aux enfants de la paroisse des vacances à la mer.  Il créa une colonie de vacances, un village de vacances.
Il fit des émules, un Loclois, de la ville voisine du Locle en Suisse plongea  lui de 54m. En avril 2017, un brésilien Laso Schaller a battu le record de plongeon depuis une falaise : 58,8 m  équivalent d’un immeuble de 19 étages à la vitesse d’impact dans l’eau de  123km/h.
 
C’est dans le Val de Travers (c’est pas bon quand on avale de travers !...), en Suisse, que l’absinthe, nommée la fée verte a été inventée en 1798 d’après la recette d’une rebouteuse. La plante est connue depuis des millénaires, un papyrus égyptien de  1600 avant Jésus Christ en fait état, pour ses vertus  médicinales : digestive, tonique, antiseptique, stimulante, fébrifuge, vermifuge, bref indispensable, on va d’ailleurs demander à notre Président (Fournier, pas Macron) à être approvisionnés régulièrement pour nos trousses de secours.
Au 19 ième siècle, pour échapper aux taxes douanières, des distillateurs suisses s’installent à Pontarlier. Les soldats des troupes coloniales  utilisent l’absinthe pour purifier l’eau, et y ayant pris goût, de retour en France, continuent d’en consommer, bientôt imités par l’ensemble de la population.
Le pic de consommation se situe vers 1900, avec 25 distilleries à Pontarlier produisant 15 millions de litres.
Les méfaits d’une consommation abusive, du fait du méthanol présent dans la boisson, sont décrits par Emile Zola dans l’Assommoir. L’absinthisme fait des ravages, poussant  à la folie, Van Gogh en fut une des victimes.
Fabrication et consommation seront interdites en Suisse en 1910, puis en 1915 en France, ce qui fit les affaires de la viticulture.
L’absinthe est à nouveau autorisée en Suisse en 2005, et en 2011 en France.
Et pour fêter cette fée verte, une route de l’absinthe, itinéraire pédestre de 48km relie Pontarlier à Noiraigue dans le val de Travers en passant par des distilleries,  des champs d’absinthe, des séchoirs, des sites de contrebande, des musées ainsi que par une maison de l’absinthe.
Et voilà donc une belle idée pour un prochain périple avec dégustation de rigueur.
 
Comme nous sommes dans l’Horlogerie-vallée, à proximité de La Chaux de Fonds capitale  de l’horlogerie, ville-manufacture d’après Karl Marx, inscrite avec sa voisine Le Locle au patrimoine mondial de l’Unesco pour leur urbanisme horloger, il est un autre périple : la route de l’orlogeur, sans h, sentier transfrontalier de 60km, 5 jours de marche de Morteau à  La Chaux de Fonds, émaillé de totems et d’énigmes à résoudre, et il existe aussi 3 chemins de la contrebande, 2 pédestres et 1 à VTT.
 Sur ce : Bonne route de retour, en passant par le  tuyé du Papy Gaby où l’on nous attend pour une visite guidée.
Le tuyé, mot venant de tuyau est une immense pièce-cheminée, c’est le cœur de la maison autour duquel s’organisent les pièces à vivre au rez-de-chaussée, et les granges et greniers à grain à l’étage. C’est aussi  un âtre où une flambée de genévriers et de branches de sapin parfumait saucisses, jambons, lard et quartiers de bœuf pour le brési (viande des Grisons)



Villers-le-Lac 1er jour 11/10/18


La Cluse et Mijoux, nous ne sommes pas trop dépaysés, du moins par les noms : La Cluse, on en vient, vallée creusée dans une montagne par une rivière,  et ici nous sommes dans la cluse de Joux, et dans Mijoux, on retrouve Joux qui désigne la forêt, St Germain de Joux,  Lajoux, Mijoux chez nous.
La cluse de Joux est une  profonde entaille séparant la montagne du Laveron de la montagne du Larmont et du Grand Taureau, empruntée par le Doubs, elle est, depuis la préhistoire, un des axes de circulation privilégiés de la Franche-Comté. Dès l'époque celte, l'endroit était occupé par un poste de garde qui exerçait un droit de péage pour le seigneur local.
On trouve plusieurs forts sur La Cluse et Mijoux, le plus célèbre étant le fort de Joux, château médiéval à l’origine construit en 1034, transformé plusieurs fois notamment par Vauban, puis Joffre.
À la fin du règne de Louis XV et jusqu'en 1815 le fort de Joux servit de prison.  En 1775, Mirabeau y fut enfermé sur demande de son père pour sa vie dissolue, en 1802, Toussaint Louverture, héros de l'indépendance d'Haïti, fut mis au secret dans une cellule dont la fenêtre était presque totalement murée. Il y mourut le 7 avril 1803 de tuberculose et de froid.
En 1930, le fort fut intégré à la ligne Maginot et bénéficia de l'électricité. Du 11 au 17 juin 1940, il résista victorieusement, avec le fort Malher, à l'invasion des troupes nazies.
Abandonné par l'armée, le fort fut racheté par le Syndicat d'initiative de Pontarlier en 1958. Restauré, il est partiellement ouvert au public, classé Monument historique depuis 1996, il abrite un musée d’armes anciennes et de coiffures militaires.
Le fort du Larmont inférieur ou fort Mahler  fait face au fort de Joux.  
En 1877, un stock de trois tonnes d'explosifs saisi par les douanes et stocké dans le fort explosa. Le casernement ainsi que le bâtiment d'entrée furent entièrement détruits.
On reconstruisit et afin de combattre l'humidité, les chambres du casernement furent isolées de la paroi rocheuse par des murs de brique, et de nombreuses bouches d'aération créées  pour le renouvellement de l'air. Malgré ces précautions, le taux d'humidité avoisinait les 95 % et le rigoureux climat du Haut-Doubs provoqua la mort de nombreux soldats succombant à des pneumonies.  
Une particularité dans ce fort :  les deux latrines réservées aux officiers,  surélevées au-dessus d'un récipient recevant les excréments. Ce récipient placé sur des rails devait être vidé par un soldat de corvée. Les hommes de troupe eux disposaient de latrines suspendues au-dessus du vide (100 m) du côté de la route de Pontarlier.  
Le fort Malher fut abandonné par l'armée en 1947. Il a été racheté par le Syndicat d'Initiative de Pontarlier en 1958 en même temps que le fort de Joux, mais n'a pas fait l'objet de restauration. Ses accès sont murés et les visites interdites.
Le fond de la cluse, par où passent le Doubs et la route de Pontarlier vers la Suisse, a depuis toujours fait l'objet de fortifications. Le seul élément encore visible est le blockhaus du Chauffaud, corps de garde construit en 1854 et muni de nombreuses meurtrières permettant de prendre sous le feu des fusils la route à l'endroit le plus étroit de la cluse.
Il est relié au fort Malher, qui le surplombe, par un chemin couvert, mur muni de créneaux de fusillade protégeant l'escalier de 230 marches grimpant la falaise.
Il y a un 3 ième fort, celui du Larmont supérieur ou fort Catinat,  loué à une entreprise, il est fermé au public.
 
Le mont Vouillot domine le village des Fins, heureusement que ce sont Les Fins et non La Fin, on ne serait pas venus, et en plus on domine le val de  Morteau, eau morte car le Doubs y serpente nonchalamment, et un lac créé par l’éboulement du saut du Doubs il y a 12000 ans occupait la plaine il y a encore 2000 ans et se remplit à nouveau lors des crues du Doubs, il est bien à sec en ce moment, il faudra revenir pour le voir.
Fins, Morte eau, c’est bien macabre tout ça, d’autant que en 8 siècles, 17 incendies ravagèrent la ville de Morteau, mais maintenant ils ont du bol puisque Cédric Bôle est leur maire.
En 2000 il y avait encore 3 fruitières dans ce village des Fins (en 2 mots et pas défunt en 1 seul) petite ville de 2900 habitants, il en reste encore 2 (pas des habitants, mais des fromageries)  dont l’une ramasse le lait, et l’autre pratique la Coulée, les producteurs apportant leur lait.
En 1992 2 fromageries se sont associées pour monter un projet de porcherie, l’élevage des porcs au petit lait faisant partie de la culture locale.
Afin d’éviter le transport en camions, un lactoduc de 9 km, enterré emmène le sérum de 3 fruitières à la porcherie qui compte 2700 places d’engraissement et 1500 places de post-sevrage., et tous ces porcs finiront en saucisse de Morteau dont l’origine remonte à 1000 ans.
 
10 sociétaires ayant adhéré à la filière Bleu-Blanc-Cœur, donnent du lin à manger à leurs vaches pour obtenir du comté riche en oméga 3.
 
Les façades des vastes fermes ne sont pas ici recouvertes de tavaillons mais sont souvent tapissées d’une belle lambréchure, nommée ramée en Suisse. Ce sont des lambris épais de 3 à 4 cm, et larges de 25 à 30 cm. Les planches de sapins coupés en vieille lune étaient jadis purinées c’est-à-dire trempées dans le purin pour les préserver des aléas climatiques. La lambréchure est souvent coupée horizontalement par une avancée en encorbellement appelée le ranpendu.


Lalleyriat 4 octobre 2018


La paroisse de Lalleyriat est mentionnée dès  le 12 ième siècle, Le Poizat qui était un hameau de Lalleyriat devint commune  en 1827, et depuis le 1er janvier 2016, les 2 communes n’en font à nouveau plus qu’une : Le Poizat-Lalleyriat. Espérons que les rivalités entre les habitants s’apaisent car, traduit du patois, voici ce que disaient les Lalleyriatiers, Lalleyriatières des Poizatiers, Poizatières :
Poizatiers, que mangent-ils ? du pain de panache, de la merde à la louche, du crapaud rôti, pour les faire tous crever et une poignée de sel pour les revicoler.
Poizatiers, cacatiers, combien sont-ils ? 90 pour châtrer une fourmi,
La fourmi a levé le cul, les Poizatiers sont tous foutus !
Qu’est-ce que  le pain de panache ?, on peut interpréter cela comme les uns voyant les autres occupés, comme on dit trivialement   ‘à péter plus haut que leur cul’,
Le cacati ou cacatier désigne en patois la cabane des WC ou un dépotoir.
Vous en conviendrez donc,  l’opinion de Lalleyriat sur Le Poizat n’était pas très flatteuse.
 
Une chanson : à Lalleyriat  de Mr Burlos-Bural de Bagneux sur Seine qui avait probablement fait un bon séjour à Lalleyriat fut  adressée à Mr Berthet-Bondet maire de Lalleyriat en 1934, sur l’air de : ‘C’est pour mon papa ‘, chanson de Georges Milton 1930 tirée du film : le roi des resquilleurs’
https://www.youtube.com/watch?v=GK-ALhDI76A
 
Lalleyriat est dans l’azur On respire un air pur,
En pleine montagne, Et verte campagne,
L’eau courante à volonté Et l’électricité,
Tout moderne et surtout Tout à l’égout
Près la verte bruyère On y fait du gruyère,
Son arôme est fameux Grâce à son lait crémeux,
 
Refrain
A Lalleyriat Tous braves papas !
Travailleurs aimant Les bonnes mamans,
Dans les champs, en famille on travaille
Fenaison, labourage ou semailles,
Et quand l’hiver vient Les greniers sont pleins,
Chacun fait son pain Et mange à sa faim,
Prévoyant ! courageux ! Méritant d’être heureux,
Pas de parias ! A Lalleyriat.
 
Ici tous les habitants Sont presque tous parents,
Les Berthet-Bondet  Pochet, Guillermet
Vion-Broussaille et Vion-Delphin Dury, Loisel, Janin
Oncles, neveux, cousins Cousins germains.
Jacqueroud bon facteur Dessert en fort marcheur
La Serra dans le fond Narmond sur le Haut-Mont.
 
Refrain
 
Pour aller se promener Partout il faut grimper
Sur les nombreux crêts La Roche, Le Jay
Les Goyers, Les Roches Nues Les Dombes, Des Charrues
Puis Beauregard, Le Rys Où tout sourit.
Enfin Le Châtelet, Panorama complet,
D’où l’on voit par beau temps Le sommet du Mont Blanc.
.
Refrain

 


Mont Myon 20/09/18


Le 18 juillet 1944, une colonne de mercenaires cosaques encadrés par des officiers allemands quitte Coligny en direction du Revermont, les villages de Verjon, Roissiat, Chevignat, Pressiat, Cuisiat sont pillés, les soldats à la recherche de maquisards interrogent avec violence les habitants. Les portes des caves sont défoncées, les soldats se mettent à boire. Une fois arrivés à Cuisiat, l’officier allemand qui commande ordonne à la colonne de faire demi-tour et de tout incendier. 278 bâtiments vont brûler, la lueur de l’incendie se voyait dans toute la Bresse, ce qui fera naître plus tard l’expression : Grand Brûlé.
En 2007, un énorme stock de pierres provient de la démolition du pont de la gare de Villereversure, l’idée naît alors de ce mémorial qui sera inauguré le 14 juillet 2011.
 
Le sentier Mémoire de pierres fait revivre l’histoire de Roissiat, autour de sa carrière de pierre et de son vignoble, et les vers de Paul Valéry gravés au Trocadéro sont une invite à la visite :
"Il dépend de celui qui passe que je parle ou me taise, que je sois tombe ou trésor. Ami, n'entre pas sans désir",
Tout au long, on vous donnera quelques clés pour comprendre les pierres.
1 accueil panneau de bois fabriqué par le menuisier du village qui fait lui aussi comme les autres habitants partie de la mémoire du village
2 à droite ‘le chemin qui est dit n’est pas le vrai chemin’  proverbe celtique invitant à la méditation
3 gauche et droite l’école, l’école a fermé en 1999 avec moins de 10 élèves, actuellement plus de 60 enfants sont inscrits en primaire dans les écoles voisines
4 gauche la carrière 2 grands blocs  portent les trous évoquant les tirs de mines et des outils des tailleurs de pierre, derrière, l’ancienne carrière et derrière encore la nouvelle qui devrait fermer en 2027
5 droite histoires : ‘à Courmangoux le vent s’arrête, de 4 à 2 roues passent les charrettes .Même la pluie décide de s’y arrêter tant le paysage lui sied’.
2 axes de circulation passent ici:  Bourgogne à Savoie et Besançon à Lyon
6 Gauche La bergère, là paissaient les troupeaux de moutons gardés par les bergères
Chanson de Brassens : À l'heure du berger Au mépris du danger J'prendrai la passerelle pour rejoindre ma bé  é  le…
7 gauche chemin des amoureux  amour toujours
8 gauche pierres en affleurement : Courmangoux autrefois Cormangon La Courbatière, La Corbatière ; Roissiat, autrefois Rociacio, et Chevignat précédemment Chivinicum
9 gauche faits marquants Burgondie, Les Hongres, Maison de Savoie, bataille de Varey, dévastations par la Maison de Bourbon
10 droite la vigne et le vin, activité dominante avant le phylloxera, aujourd’hui renaissance par 1 vigneron   IGP Coteaux de l’Ain sous –appellation : Revermont
11 gauche agriculture encore très prégnante
12 gauche le péage, le bas étant marécageux, ici passait la voie romaine de Lyon à Besançon, et bien sûr, les charrettes à 2 et 4 roues déjà évoquées précédemment devaient payer le rotaticum qui a donné le nom à Roissiat
13 le tram, c’était la ligne Bresse-Maconnaise, les travaux ont débuté en 1913, en 1937 le 1er car arrivait à Roissiat signant la fin du tram
14 gauche la chasse, des documents de 1734 font état de chasseurs d’ours au Mont  Nivigne juste au Sud et de chasseurs de loups au Mont Myon
15 gauche, le druide, l’âme s’attache au grain de la pierre en souvenir des temps druidiques
16 gauche, le cadran solaire, comme dans toutes les campagnes, on vivait selon l’heure solaire
17 gauche l’exode rural, abandon des terres cultivées, symbolisé par des pas humains  remplacés par des empreintes d’animaux
18 gauche, Origines de Courmangoux, successivement dépendant de : Dauphiné, Savoie, Royaume de France
19 droite, le chêne, au hameau de La Teppe, arbre imposant datant de 1598 terrassé en avril 1951, il a abrité les jeux de générations d’enfants puis un peu plus tard leurs amourettes
20 droite, l’arbre, symbolisé, haut branches et feuilles, bas racines
21 droite, la spirale, hommage au Mt Myon, point culminant du Revermont
22 gauche, les souliers, clin d’œil aux randonneurs qui passent ici,
Félix Leclerc a chanté :  Moi mes souliers ont beaucoup voyagé  Ils m'ont porté de l'école à la guerre  J'ai traversé sur mes souliers ferrés  Le monde et sa misère …  
23 droite, place Bolomière, ici se déroule chaque année la semaine du 14 juillet, le stage de gravure sur pierre, (pas trouvé l’origine du mot  Bolomière)
24 droite, la peste, en 1285 elle décima 1/3 de la population
25 droite, la floraison, beaucoup de fleurs, notamment des orchidées dont l’orchidée pourpre au parfum de vanille
26 droite, l’aigle, pourquoi ? le sculpteur a comparé cet endroit aux montagnes du Machu Pichu
27 droite, le parapente, le Mt Myon est très fréquenté par les parapentistes
28 droite, table d’orientation
29 gauche, la déportation, le 16 avril 1944, lendemain des noces d’Henri Gollion et Alice Lamy, les allemands arrivés au restaurant de Roissiat arrêtèrent les 12 jeunes hommes encore présents, 1 seul reviendra des camps de la mort, 11 pierres couchées avec gravés les lieux de déportation des victimes, 1 pierre debout pour le seul rescapé
30 droite, le gaz de France, passage de la canalisation de gaz naturel reliant La Cure en Suisse à Etrez en Bresse
31 gauche, la brocante, une brocante annuelle depuis 1989 sert à financer l’entretien du sentier
32 droite, les feux de la St Jean, en Bresse, le feu du Mt Myon donnait le signal d’allumage de tous les autres
33 droite , poésies, pour tous
34 droite, hommage à Maurice Violland décédé en 2011 président des Meilleurs Ouvriers de France pour l’Ain, acteur important du Sentier
35 gauche, la clé de voûte, reproduction de pierres sculptées de l’église de Courmangoux
36 droite, ode au Revermont : ‘Je ne suis qu’une pierre, un modeste caillou, issu de la carrière qui veut parler pour vous. Plus précis que grimoire, des hommes du passé, je peux conter l’histoire, sans être embarrassé. Le mont Myon me surplombe, séjour béni des dieux, et Roissiat dans sa combe, retrouve ses aïeux ! ‘
 
Selon une légende bien établie, les habitants de Pressiat appelèrent Gargantua à la rescousse pour repousser les attaques incessantes des Francs-comtois ; trois coups de botte lui suffirent pour créer les trois monts qui se dressent entre Pressiat et Cuisiat, le mont Myon, Montfort et le mont Chatel, les protégeant ainsi des incursions par ces obstacles naturels capables de maintenir les envahisseurs à l'écart... c'est la petite muraille de Chine de Pressiat...
Le nom Revermont vient de Reversus Montis  et signifie le revers du mont ou autre versant.
C’est le premier contrefort du massif du Jura.
Du Mont Myon, le château que l’on aperçoit entre Courmangoux et Roissiat est le château de la Verjonnière qui date du 15 ième siècle pour sa partie la plus ancienne.
A Montfort , sur le mont Palanche subsistent aussi quelques ruines d’un château médiéval, peut-être à l’origine un fort celtique.
La chapelle ND de Montfort semble dater du XIIIème ou XIVème. Elle fut un lieu de pèlerinage car elle passait pour guérir les enfants sujets à des frayeurs, pour apporter la pluie en cas de sècheresse et pour exaucer les femmes qui « avaient à se plaindre de leur mari » ,
Mesdames allez-y,  videz votre sac !!! ….


Rando Plagne13/09/18


On a découvert à Plagne  en 2009, une piste de 110m de long d’empreintes de dinosaures, en l’occurrence d’un même sauropode baptisé Odysseus,  la plus longue piste du monde mesurait alors  147m, et les découvreurs du site de Plagne, membres de la société des naturalistes d’Oyonnax, ont persévéré dans  leurs recherches pour aboutir à une piste de 155m, la plus longue au monde avec 110 pas successifs, qui date de 150 millions d’années.   
Les sauropodes étaient des dinosaures herbivores de grande taille, jusqu’à 50m de long ( le plus long des animaux terrestres actuel est le python réticulé qui mesure 10m), 50m de long donc, avec un grand cou et une petite tête (mais le rencontrant, je ne m’aventurerais pas à le traiter de p’tite tête), une longue queue (et je ne dirais pas non plus p’tite….. comme chez les ch’tis), 18m de haut (les girafes mesurent 5,5m) , et pesant environ 50 tonnes (l’éléphant d’Afrique pour sa part affiche 10 tonnes sur la balance).
A Plagne, la bestiole devait mesurer au moins 35 mètres de long pour un poids de 35 à 40 tonnes, elle était capable d'évoluer à près de 4 km/h, en faisant des enjambées de 2,80 mètres... Selon les spécialistes, qui ont publié un article à son sujet dans  la revus Geobios, il s'agit d'une nouvelle espèce baptisée Brontopodus plagnensis.
Les dinosaures dont le nom veut dire terrible lézard ont dominé notre terre pendant 165 millions d’années, et les plus grands d’entre eux ont disparu, il y a 65 millions d’années, suite pense-t-on à l’impact d’un astéroïde  de 15km de diamètre dans la presqu’île du Yucatan au Mexique, choc précipitant l’extinction, déjà commencée par 500 000 ans de dérèglement climatique, déjà, mais c’était un phénomène naturel et pas humain 
Les grands dinosaures n’ont jamais côtoyé l’homme car ce dernier est apparu il y a 7 millions d’années pour le plus ancien, Toumaï, soit près de 60 millions d’années après la disparition des grands dinosaures, Lucy elle date de 3,6 millions d’années.
Comment peut-on connaître ces dates ? me direz-vous, il n’y avait pas d’état civil pour enregistrer que Mr Toumaï est né le 13 septembre (bon anniversaire) de l’an – 7millions et 2018 ans.
Eh bien, en 1960, William Franck Libby reçut le prix Nobel de chimie pour le développement de la méthode de datation au Carbone 14.
Le carbone 14, radiocarbone ou carbone radioactif est un isotope radioactif du Carbone, c'est-à-dire qu’il a une masse atomique 14 différente de celle du carbone commun référencée à 12 dans le tableau des éléments, et le rapport entre carbone 14 et carbone 12 est considéré comme uniforme dans notre atmosphère.
A la mort d’un organisme vivant, tout échange avec le milieu extérieur cesse, mais le radio carbone initialement présent reste piégé et sa quantité ne cesse de décroître, en effet un élément radioactif est caractérisé par sa période ou demi-vie, en l’occurrence 5730 ans + ou – 40 ans pour le C14,
c'est-à-dire que s’il y a 10g de C14 pour 100 g de C12 dans un organisme vivant , soit 10% de C14 par rapport au C12,  il n’y en aura plus que 5g  pour 100g de C12 soit 5% au bout de 5730 ans, et au bout de 2 fois 5730 ans, il n’y aura plus que 2,5g soit 2,5%, et ainsi de suite,
Il suffit donc de mesurer ( au moyen d’un spectromètre de masse) le pourcentage de C14 par rapport au C12, et cette proportion permet de calculer depuis combien de temps l’organisme est mort.
 
Et pour finir sur une note optimiste quelques infos  sur la radioactivité :
Le plutonium 239 dont une bombe atomique de type Nagasaki contient 6kg a une demi-vie de 24400 ans
L’uranium 235 dont une bombe du type Hiroshima contient 15kg a une durée de vie, tenez-vous bien,  de 700 millions d’années…
L’iode 131 qui se fixe sur la thyroïde a une demi-vie de  8 jours
Le césium 137 qu’on trouve dans les champignons notamment après Tchernobil a une demi-vie de 30 ans, donc l’accident de Tchernobil s’étant produit en 1986, il y en a moitié moins, et dans 30 ans, il y en aura encore moitié moins, mais il y en aura quand même encore…

logo7